Newsletter du dimanche 29 décembre

 SEMAINE DU 29 DÉCEMBRE AU 5 JANVIER 2014

SORTIES NATIONALES (mercredi 1er janvier)

457215Nymphomaniac – Volume 1, de Lars Von Trier (Danemark, Allemagne, France, Belgique, 2014, 1h50) : La folle et poétique histoire du parcours érotique d’une femme, de sa naissance jusqu’à l’âge de 50 ans, racontée par le personnage principal, Joe, qui s’est auto-diagnostiquée nymphomane. Par une froide soirée d’hiver, le vieux et charmant célibataire Seligman découvre Joe dans une ruelle, rouée de coups. Après l’avoir ramenée chez lui, il soigne ses blessures et l’interroge sur sa vie. Seligman écoute intensément Joe lui raconter en huit chapitres successifs le récit de sa vie aux multiples ramifications et facettes, riche en associations et en incidents de parcours.

Mystérieux et poétique ou chaotique et anti-sexy ? On peut anticiper le soin apporté par Lars Von Trier à son œuvre, qui au montage, faisait une durée de 5h30 et a du être ramenée à 4h scindées en deux parties. On peut effectivement craindre, au vu de son sujet, que ce nouveau film d’un réalisateur audacieux ne fasse pas l’unanimité. Mais il faudra néanmoins attendre le second volume en salle le 30 janvier pour porter un regard global sur Nymphomaniac qui par ailleurs, saurait nous séduire par son casting prestigieux.

Jamais le premier soir, de Melissa Drigeard (France, 2014, 1h31) : Julie est une jeune femme pétillante mais continuellement malheureuse en amour. Se faire larguer par coursier à son travail semble donc lui porter le coup de grâce. Mais le livre « Le bonheur, ça s’apprend » devient sa bible et elle en applique les conseils à la lettre au travail et en amour. Cette nouvelle lubie de « pensée positive » laisse sceptiques ses deux meilleures amies dont la vie amoureuse n’est pas non plus au beau fixe. Quand l’une, Louise, entretient une liaison secrète avec son boss, l’autre, Rose, subit le quotidien d’un couple en bout de course. Devenue cliente régulière d’une librairie où elle dévalise le rayon « épanouissement personnel », Julie va y faire des rencontres qui vont peut-être enfin changer sa vie…

La vie rêvée de Walter Mitty, de Ben Stiller (Etats-Unis, 2014, 1h54) : Walter Mitty est un homme ordinaire, enfermé dans son quotidien, qui n’ose s’évader qu’à travers des rêves à la fois drôles et extravagants. Mais confronté à une difficulté dans sa vie professionnelle, Walter doit trouver le courage de passer à l’action dans le monde réel. Il embarque alors dans un périple incroyable, pour vivre une aventure bien plus riche que tout ce qu’il aurait pu imaginer jusqu’ici. Et qui devrait changer sa vie à jamais.

En se réappropriant la nouvelle de 1939 de James Thurber, Ben Stiller travaille son imagination et porte à l’écran des images fantasmatiques qui ont plutôt séduit les critiques américaines.

Fruitvale Station, de Ryan Coogler (Etats-Unis, 2014, 1h25) : Le 1er janvier 2009 au matin, Oscar Grant, 22 ans, croise des agents de police dans la station de métro Fruitvale, San Francisco. Le film raconte les vingt quatre heures qui ont précédé cette rencontre.

 Grand prix du jury au festival Sundance et prix du public au festival américain de Deauville, le film a été réalisé par un Américain de 27 ans, et l’acteur Michael B. Jordan est considéré comme l’une des révélations de l’année. Prometteur.

 

ENCORE DANS LES SALLES

21003660_20131108102404011The lunchbox, de Ritesh Batra (lire un entretien de Ritesh et Nimrat Kaur par un membre de Bobinophile)

A touch of sin, de Jia Zhang Ke (lire une critique par un membre de Bobinophile : Critique – A Touch Of Sin)

2 automnes, 3 hivers, de Sébastien Betbeder : Un beau film, agréable à voir en cette période de fêtes. Sébastien Betbeder parvient – malgré un petit budget de départ – à émouvoir grâce à un très bon jeu d’acteurs et une narration innovante, alliant légèreté et réflexion sur la relation amoureuse.

Tel père, tel fils, de Hirokazu Kore-Eda : La force du film de Kore-Eda, c’est de ne jamais tomber dans la facilité. Il prend le temps de complexifier, de brasser chaque facette pour un film aussi doux en surface que déchirant dans les détails, et démontre brillamment que culture et nature ne sont pas forcément antagonistes

Le loup de Wall Street, de Martin Scorsese, qui nous divise : Le film utilise les schémas classique d’un récit ascensionnel, et là où il pouvait gagner en acidité dans le tableau de Wall Street, Scorcese flirte parfois avec le complaisant. La première heure et demi expose d’interminables scènes de débauche à travers lesquelles on peut voir un certain plaisir du réalisateur à les mettre en scène, comme s’il faisait finalement l’apologie de la vie hédoniste liée à la richesse. La seconde moitié du film en revanche, aborde les conséquences de ces vies décadentes et touche à quelque chose de plus sombre qui aurait mérité d’être creusé davantage. Au delà du propos demeure tout de même une incroyable maitrise de l’œuvre (et notamment de la narration) et un Dicaprio dans l’un des plus grands rôles masculins de l’année

 

ÉVÉNEMENTS

Avant-première du film Fruitvale Station de Ryan Coogler : le lundi 30 décembre à 20h15 à l’UGC Confluence (voir ci-dessus).

Avant-première du film Yves Saint Laurent de Jalil Lespert : le vendredi 5 janvier à 20h au Pathé Bellecour. Paris, 1957. A tout juste 21 ans, Yves Saint Laurent est appelé à prendre en main les destinées de la prestigieuse maison de haute couture fondée par Christian Dior, récemment décédé. Lors de son premier défilé triomphal, il fait la connaissance de Pierre Bergé, rencontre qui va bouleverser sa vie. Amants et partenaires en affaires, les deux hommes s’associent trois ans plus tard pour créer la société Yves Saint Laurent. Malgré ses obsessions et ses démons intérieurs, Yves Saint Laurent s’apprête à révolutionner le monde de la mode avec son approche moderne et iconoclaste.

Après avoir réalisé le film Des vents contraires, Jalil Lespert signe un film biographique en apparence ambitieux et esthétique, servi par un duo d’acteurs cohérent, Pierre Niney (métamorphosé) et Guillaume Gallienne.

Ciné-brunch : le dimanche 5 janvier à 10h45 au Comoedia : film-surprise et bon petit repas (car en partenariat avec le Café cousu) !

Projection du film Voyage au bout de l’enfer de Michael Cimino : le dimanche 5 janvier à 18h au Comoedia. 1968. Mike, Steven, Nick, Stan et Axel travaillent dans l’aciérie du bourg de Clairton, Pennsylvanie, et forment une bande très liée. À Clairton, les histoires de coeur vont bon train : Steven épouse Angela, bien qu’elle soit enceinte d’un autre, et Nick flirte avec Linda qui semble troubler Mike. Mais cette tranquillité est rattrapée par la guerre du Vietnam lorsque Mike, Steven et Nick sont mobilisés pour partir au combat…

Un film amer et magnifique, un grand classique sur le sujet de la guerre du Vietnam.

 

A L’INSTITUT LUMIÈRE

25 rue du Premier-Film

Métro D Monplaisir-Lumière

Tél. 04 78 78 18 95

http://www.institut-lumiere.org

Le Guépard

Zorba le Grec (M. Cacoyannis, 1964, 2h22, avec Anthony Quinn, Alan Bates, Irène Papas) : La rencontre entre un écrivain britannique timide et un quinquagénaire grec débordant d’enthousiasme… Rôle puissant et plein d’exubérance pour Anthony Quinn au sommet de sa gloire, resté dans les esprits pour ses magnifi ques scènes de danse « pour ne pas éclater de joie ». Séances: Vendredi 3 janvier 20H

Le Guépard (L. Visconti, 1963, 3h26, avec Burt Lancaster, Claudia Cardinale, Alain Delon, Serge Reggiani): Le débarquement des troupes républicaines de Garibaldi sonne la fin de l’aristocratie. Le prince Salina voit les fondements sur lesquels repose sa famille être ébranlés… Le faste et la splendeur d’un monde qui va disparaître, la fougue et la fraîcheur du nouvel ordre qui se met en place : Visconti filme une Italie en pleins bouleversements. Séances : Jeudi 2 janvier 20H15 – Samedi 4 janvier 20H15

Spartacus (S. Kubrick, 1960, 3h16, avec Kirk Douglas, Laurence Olivier, Jean Simmons, Charles Laughton, Tony Curtis, Peter Ustinov) : Esclave devenu gladiateur, Spartacus porte le souffle de la révolte et enjoint les autres esclaves à briser leurs chaînes. Il lève une armée qui très vite est confrontée au pouvoir romain… Duo réussi entre Kirk Douglas en producteur impliqué et en esclave charismatique et le jeune Kubrick. Un grand titre du péplum. Séances: jeudi 2 janvier 16H30 – Dimanche 5 janvier 17H30

Le Bon, la brute et le truand (S. Leone, 1966, 3h02, avec Clint Eastwood, Eli Wallach, Lee Van Cleef). L’association de trois arnaqueurs embarqués contre leur gré dans la guerre de Sécession… Dernier volet de la trilogie des dollars, que Leone termine en apothéose, insérant un humour grinçant aux aventures du sublime Eastwood. Immense western. Séances : vendredi 3 janvier 17H – Dimanche 5 janvier 14H30

Lawrence d’Arabie (D. Lean, 1962, 3h42, avec Peter O’Toole – disparu récemment, Anthony Quinn, Omar Sharif): Première Guerre mondiale. Un lieutenant anglais envoyé en reconnaissance sur le front des combats entre Turcs et Arabes rallie la cause d’une nation arabe indépendante… Sept Oscars, un succès planétaire, une musique envoûtante signée Maurice Jarre, et toujours la même fascination qui opère en revoyant le film. Séance : Samedi 4 janvier 16H15

 

DANS LE POSTE CETTE SEMAINE

Lundi:

  • Sur la Route de Madison de et avec Clint Eastwood et Meryl Streep 15h25 sur France2
  • Traffic de Steven Soderbergh avec Michael Douglas et Benicio Del Toro à 22h35 sur D8

Mercredi:

  • Cléopâtre de Joseph L. Mankievicz à 13H55 sur France 3
  • Docteur Jerry & Mister Love de et avec Jerry Lewis à 20h50 sur Arte

Jeudi:

  • Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain de Jean-Pierre Jeunet avec Audrey Tautou, Matthieu Kassowitz, Isabelle Nanty à 15h30 sur France2
  • La Planète des Singes de Tim Burton avec Mark Wahlberg, Tim Roth, Helena Bonham Carter à 20h45 sur France3
  • Le Tombeur de Ces Dames de et avec Jerry Lewis à 20h50 sur Arte
  • Billy Elliot de Stephen Daldry avec Jamie Bell et Julie Walters

Dimanche:

  • Marius et Jeannette de Robert Guédiguian avec Ariane Ascaride et Gérard Meylan à 20H45 sur LCP

 

Une très belle année à tous !

Bonne semaine et bons films à tous !

L’équipe de Bobinophile

 

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