Newsletter du dimanche 12 janvier

SEMAINE DU 13 JANVIER AU 19 JANVIER

SORTIES NATIONALES (mercredi 15 janvier)

21059557_20131120154553986Nous avons vu :

L’amour est un crime parfait, de Jean-Marie et Arnaud Larrieu (France, 2014, 1h51mn) : Professeur de littérature à l’université de Lausanne, Marc a la réputation de collectionner les aventures amoureuses avec ses étudiantes. Quelques jours après la disparition de la plus brillante d’entre elles qui était sa dernière conquête, il rencontre Anna qui cherche à en savoir plus sur sa belle-fille disparue… Un parallèle amer veut que, de même que tout est recouvert de neige à l’écran, ce thriller à l’élégance évidente mais aux ramifications bâclées apparaisse bien lisse et figé. Une fois de plus, Amalric est celui qui sauve (un peu) la mise.

Mère et fils, de Calin Peter Netzer (Roumanie, 2014, 1h52mn) : Cornelia, 60 ans, mène une vie privilégiée à Bucarest, entourée de ses amis riches et puissants. Pourtant, les relations tendues qu’elle entretient avec son fils la tourmentent. Celui-ci repousse autant qu’il peut la présence d’une mère possessive. Quand Cornelia apprend qu’il est impliqué dans un accident de voiture qui a coûté la vie à un enfant, elle va utiliser toute son influence pour le sortir de cette situation où il risque une sévère peine de prison. Mais l’enfer du fils est pavé des bonnes intentions de sa mère. La frontière entre amour maternel et manipulation est mince… Observer victimes et coupables avec la même indécence, comme une fouine épileptique, et espérer faire passer ça pour un “regard” semble abject pour le membre de Bobinophile qui a déjà vu le film.  Mais puisqu’il a reçu le prix Ours d’Or de Berlin, en 2013, on peut toutefois parier sur d’autres qualités.

Nous parions sur :

Les brasiers de la colère, de Scott Cooper (Etats-Unis, 2014, 1h56mn) : À Braddock, une banlieue ouvrière américaine, la seule chose dont on hérite de ses parents, c’est la misère. Comme son père, Russell Baze travaille à l’usine, mais son jeune frère Rodney a préféré s’engager dans l’armée, en espérant s’en sortir mieux. Pourtant, après quatre missions difficiles en Irak, Rodney revient brisé émotionnellement et physiquement. Lorsqu’un sale coup envoie Russell en prison, son frère cadet tente de survivre en pariant aux courses et en se vendant dans des combats de boxe. Endetté jusqu’au cou, Rodney se retrouve mêlé aux activités douteuses d’Harlan DeGroat, un caïd local sociopathe et vicieux. Peu après la libération de Russell, Rodney disparaît. Pour tenter de le sauver, Russell va devoir affronter DeGroat et sa bande. Il n’a pas peur. Il sait quoi faire. Et il va le faire, par amour pour son frère, pour sa famille, parce que c’est juste. Et tant pis si cela peut lui coûter la vie. Le nouveau film du réalisateur de Crazy Heart, qui promet d’être un thriller-dramatique poignant pour les amateurs de sensations fortes.

Piégé, de Yannick Saillet (France, 2014, 1h18mn) : Après avoir survécu à une attaque éclair, le sergent Denis Quillard pose le pied sur une mine russe à double détente. Seul rescapé de sa patrouille, coincé au milieu du désert afghan, il doit faire face à cette situation et affronter ses doutes comme ses peurs. Un film de guerre français. Pourquoi pas.

A coup sûr, de Delphine de Vigan (France, 2014, 1h31mn) : Elevée dans le culte de la performance et dans l’idée que toute compétence doit être optimisée, Emma est une jeune femme méthodique, volontaire et, en apparence, relativement sûre d’elle. Mais deux échecs consécutifs lui laissent croire qu’elle a un vrai problème : elle est nulle au lit. Une comédie française probablement trop légère ou trop lourde.

ENCORE EN SALLE

21058784_20131118171801678Nous avons aimé :

2 automnes, 3 hivers, de Frédéric Betbeder : Le film est sauvé par son humour, absolument génial quand il malmène et exacerbe l’incongruité des personnages, que la mise en récit accentue malgré les imperfections. Mais dès qu’il s’agit de parler de quelque chose de sérieux, le virage pathétique n’est jamais bien loin et le propos, jamais très poussé, pâtit à passer du fait du jeu de certains acteurs mis à part Vincent Macaigne, belle révélation de 2013.

Philomena, de Stephen Frears : S’il n’évite pas la guimauve avec des vidéos flash-back un peu trop surfaites, et si le réalisateur ne prend aucun risque dans sa mise en scène, Philomena reste une très belle histoire qui mérite qu’on se déplace en salle, d’autant plus qu’elle est portée par une Judi Dench qui excelle dans l’ordinaire et nous frappe en plein cœur.

Tel père, tel fils, de Hirokazu Koreeda : La force du film de Kore-Eda, c’est de ne jamais tomber dans la facilité. Il prend le temps de complexifier, de brasser chaque facette pour un film aussi doux en surface que déchirant dans les détails, et démontre brillamment que culture et nature ne sont pas forcément antagonistes.

La vie rêvée de Walter Mitty (Ben Stiller) : Ce feel-good movie a le mérite de nous faire ressortir de la salle avec le sourire jusqu’aux oreilles. Ben Stiller campe un rôle très attendrissant dans lequel il semble se refléter. Tant pis pour des rebondissements un peu convenus, on ne boude pas son plaisir !

Ils nous ont divisés :

Yves Saint Laurent, de Jalil Lespert : D’une honnête facture grâce aux performances de Guillaume Galienne et Pierre Niney, le film de Jallil Lespert ne se sort pas des scories habituelles des biopics et ne fait qu’effleurer chaque thème abordé (la mode, l’homosexualité, la guerre d’Algérie, le rapport aux femmes, la célébrité). Le résultat a un étrange goût de saga publicitaire au profit de la marque YSL.

Nymphomaniac – Volume 1, de Lars Von Trier : Dans un style trop alourdi, mais souvent sidérant, Lars vont Trier propose une étrange auto-analyse de son cinéma, ses lubies, de ses peurs à travers la métaphore de la nymphomanie. D’abord irritant par ses tics formels, ce premier volume convainc dans la durée et laisse présager une seconde partie encore plus intéressante.

Le loup de Wall Street, de Martin Scorsese : Le film divise l’association, trop long, trop caricatural et prétentieux, ou bien au contraire bien alléchant et bien divertissant. Ce qui est sûr, c’est que la prestation de Leonardo DiCaprio est grandiose.

ÉVÉNEMENTS

Projection en avant-première du film Mère et fils : lundi 13 janvier à 20h à l’UGC Confluence. Cornelia, 60 ans, mène une vie privilégiée à Bucarest, entourée de ses amis riches et puissants. Pourtant, les relations tendues qu’elle entretient avec son fils la tourmentent. Celui-ci repousse autant qu’il peut la présence d’une mère possessive. Quand Cornelia apprend qu’il est impliqué dans un accident de voiture qui a coûté la vie à un enfant, elle va utiliser toute son influence pour le sortir de cette situation où il risque une sévère peine de prison. Mais l’enfer du fils est pavé des bonnes intentions de sa mère. La frontière entre amour maternel et manipulation est mince… 

Projection en avant-première du film Une autre vie : mardi 14 janvier à 20h45 au Comoedia, en présence du réalisateur Emmanuel Mouret et de Virginie Ledoyen. Jean, électricien, pose des alarmes dans des demeures du sud de la France. Il y rencontre Aurore, célèbre pianiste. Malgré leurs différences, ils tombent immédiatement amoureux l’un de l’autre et envisagent ensemble une autre vie. Jean veut quitter Dolorès, sa compagne de toujours. Mais celle-ci est prête à tout pour le garder… Un casting composé de Joey Starr en amoureux, et de la rebelle Virginie Ledoyen, en tête, qui contentera ou repoussera, au choix. Billets en prévente aux caisses du cinéma.

Projection du film Philomena de Stephen Frears, film coup de coeur du Comoedia : mardi 14 janvier à 16h au Comoedia. Voir critique ci-dessus. La séance sera présentée par Alain Liatard, ancien directeur du cinéma Le Zola et spécialiste du cinéma ibérique et latino américain. 4.80€ pour tous ! Billet en prévente aux caisses du cinéma.

Les Incontournables UGC : du 8 au 14 janvier à l’UGC Confluence. Pour voir ou revoir 28 films qui ont marqué l’année 2013, choisis avec la rédaction du Figaro : Django unchained, Mud, Frances Ha, Le passé, La vie d’Adèle, pour n’en citer que quelques-uns : l’occasion de rattraper le retard ! En plus, la place est à 3 euros sur présentation d’une carte fidélité UGC, si vous accompagnez un abonné UI et sur présentation du coupon Figaro Incontournables.

Festival Télérama édition 17 : du 15 au 21 janvier dans les cinémas art et essai. 3 euros la place avec le PASS Télérama présent dans les numéros du 8 et 15 janvier, pour voir ou revoir les grands films de 2013. A Lyon, au Comoedia notamment. En savoir plus ici.

A L’INSTITUT LUMIÈRE

25 rue du Premier-Film

Métro D Monplaisir-Lumière

Tél. 04 78 78 18 95

http://www.institut-lumiere.org

Rétrospective Jean-Pierre Melville.

Avant d’être cinéaste, Jean-Pierre Melville fut un jeune cinéphile passionné, apprenti voyou à Montmartre et soldat, résistant durant la Seconde Guerre mondiale – autant d’expériences dont il nourrira son oeuvre. Se considérant lui-même comme père de la Nouvelle Vague, il impulsa un renouveau du cinéma français, bouleversant le genre policier avec virtuosité. Visite à un cinéaste qui sut créer un cinéma populaire tout en développant un style personnel et puissant.

94459Bob le flambeur (Fr, 1955, 1h40, N&B, avec Roger Duchesne, Daniel Cauchy, Isabelle Corey): Bob, un truand, s’est retiré du milieu, mais reste un gros joueur. Pourquoi pas un dernier coup, le hold-up du casino de Deauville par exemple ?… Début du cycle noir avec ce film de gangsters aux accents documentaires, tourné dans Paris avec le chef-opérateur Henri Decae. Avec Roger Duchesne, vedette d’avant-guerre, et authentique truand. Séances: Mercredi 15 janvier 19H – Vendredi 17 janvier 17H – Dimanche 19 janvier 14H30

Un flic (Fr, 1972, 1h40, couleur, avec Alain Delon, Catherine Deneuve, Richard Crenna, Riccardo Cucciolla) : Un commissaire traque un ami responsable d’un hold-up et dont le butin doit servir à un transport de drogue… Dernier film de Melville – qui disparaît soudainement à 55 ans – plus crépusculaire, silencieux et ritualisé que jamais, pour un sujet de film noir transformé en tragédie. L’ouverture du film est un modèle d’intensité plastique. Séances: Mercredi 15 janvier 17H – vendredi 17 janvier 21H – Samedi 18 janvier 16H30

Le Doulos (Fr, 1962, 1h48, N&B, avec Jean-Paul Belmondo, Serge Reggiani, Jean Desailly, Michel Piccoli) : A sa sortie de prison, Maurice se raccroche à sa dernière planche de salut, une amitié étrange qui le lie à Silien, l’un des hommes les plus craints dans le Milieu – on murmure qu’il serait un doulos, un indicateur… Servi par une mise en scène implacable et d’immenses acteurs, un film résolument noir et tragique, somptueux. Séance: Dimanche 19 janvier 16H30

Mais aussi :

Panique de Julien Duvivier (Fr, 1946, 1h31, N&B, avec Michel Simon, Viviane Romance, Paul Bernard) : Une vieille demoiselle est assassinée, créant l’émoi populaire. Le solitaire Monsieur Hire est suspecté. De sa fenêtre, il peut observer la jeune Alice, et son amant Alfred… Première séance avec l’un des chefs-d’oeuvre du cinéaste, qui, au sortir de la Seconde Guerre mondiale, saisit la médiocrité et la bêtise d’une société prompte à trouver des boucs émissaires. Séance: Mardi 14 janvier à 19H présenté par Raymond Chirat.

Infernal Affairs de Andrew Lau et Alan Mak (HK, 2002, 1h41, couleur, avec Andy Lau, Tony Leung, Anthony Wong Chau-Sang) : Hong Kong, 2000. La police et la pègre ont chacune infiltré une taupe dans le camp adverse… Reconnu comme l’un des meilleurs films d’action asiatique de la décennie, Infernal Affairs mêle admirablement action et réflexion à travers un scénario schizophrène captivant. Martin Scorsese en fera un remake avec Les Infiltrés. Séances : Mercredi 15 janvier à 21h présenté par Alban Liebl, Vendredi 17 janvier 14H30 – Samedi 18 janvier 20H30 – Dimanche 19 janvier 18H30.

Bertha Boxcar de Martin Scorsese (Boxcar Bertha, USA, 1972, 1h28, couleur, avec Barbara Hershey, David Carradine, Barry Primus) : Grande Dépression. Bertha assiste à la mort accidentelle de son père, provoquée par un employeur tyrannique. Sans toit ni travail, elle se révolte et devient l’égérie de trois desperados en lutte contre une compagnie de chemins de fer… Les Inrockuptibles : « Une rareté : le premier ”vrai” film de Scorsese qui porte en germe son oeuvre à venir. Sensuel et saignant, inventif et politique. » En version restaurée. Séances : jeudi 16 janvier 16H – Vendredi 17 janvier 19H – Samedi 18 janvier 18H30.

Rétrospective Michael Curtiz

Tête de proue du cinéma hongrois puis européen, avant de s’exiler à Hollywood, Michael Curtiz (1887-1962) réalisa près de 200 films. Génie narratif, auteur prolifique, cinéaste vedette de la Warner, il s’empara d’une vaste diversité de sujets et de genres, excellant dans le romanesque et l’aventure, et porta le cinéma comme art populaire à son meilleur.

Agent britannique (British Agent, USA, 1934, 1h20, N&B, avec Leslie Howard, Kay Francis, William Gargan): Stephen, agent britannique, sauve la vie d’Elena, aristocrate russe engagée. La romance naissante est troublée quand Elena apprend que Stephen est recherché pour espionnage… Curtiz mêle l’action, la romance, les manœuvres souterraines des politiques. D’après les mémoires d’un agent secret. Séance: Jeudi 16 janvier 14H30.

Vingt mille ans sous les verrous (20,000 Years in Sing Sing, USA, 1932, 1h21, N&B, avec Spencer Tracy, Bette Davis, Lyle Talbot): Connors, emprisonné à Sing Sing, est autorisé à voir sa fiancée, victime d’un accident. Il rencontre chez elle l’homme responsable de sa peine… Christian Viviani : “Un merveilleux film d’amour, l’un des sommets de cette veine romantico-pessimiste.” Et la révélation d’une jeune actrice, Bette Davis. Séances : Mardi 14 janvier 21h15.

Mandalay (USA, 1934, 1h05, N&B, avec Kay Francis, Ricardo Cortez, Warner Oland): Les aventures de Tanya : réfugiée russe, abandonnée par son amant, hôtesse dans un club, elle s’enfuit sur un bateau, destination Mandalay… Très bel exemple de film d’action et d’aventures exotiques, genre dans lequel Curtiz excellait. Séance : Samedi 18 janvier 15H

DANS LE POSTE CETTE SEMAINE

a-bout-de-souffle-1Lundi :

  • Une Education de Lone Scherfig avec Carrey Mulligan, Peter Saskaard à 20h50 sur Arte

Mardi :

  • Star Wars Episode II: L’Attaque des Clones de Gorge Lucas avec Hayden Christensen, Nathalie Portman, Ewan McGregor à 20h50 sur M6.

Mercredi :

  • [choix de la semaine] A Bout de Souffle de Jean-Luc Godard avec Jean-Paul Belmondo et Jean Seberg à 20h50 sur Arte (suivi du documentaire Eternelle Jean Seberg d’Anne Andreu) le premier film de Jean-Luc Godard avec Jean-Paul Belmondo en petit loubard amoureux du jeune américaine, ils évoquent leurs angoisses et leur dégoût de la vie. Une révolution cinématographique.

Jeudi :

  • Revelation de Michael Mann avec Al Pacino, Russel Crowe à 20h45 sur France 3.

Dimanche :

  • L’Homme des Vallées Perdues de George Stevens avec Alan Ladd, Jean Arthur à 20h50 sur Arte.

Bonne semaine et bons films à tous !

L’équipe de Bobinophile

 

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