Newsletter du 2 février 2014

SEMAINE DU 3 AU 9 FÉVRIER

SORTIES NATIONALES (mercredi 5 février)

21048491_20131010163051547American Bluff, de David O. Russell (Etats-Unis, février 2014, 2h18mn) : Entre fiction et réalité, American Bluff nous plonge dans l’univers fascinant de l’un des plus extraordinaires scandales qui ait secoué l’Amérique dans les années 70. Un escroc particulièrement brillant, Irving Rosenfeld, et sa belle complice, Sydney Prosser, se retrouvent obligés par un agent du FBI, Richie DiMaso, de nager dans les eaux troubles de la mafia et du pouvoir pour piéger un homme politique corrompu, Carmine Polito. Le piège est risqué, d’autant que l’imprévisible épouse d’Irving, Rosalyn, pourrait bien tous les conduire à leur perte…

Mea Culpa, de Fred Cavayé (France, février 2014, 1h30mn) : Flics sur Toulon, Simon et Franck fêtent la fin d’une mission. De retour vers chez eux, ils percutent une voiture. Bilan : deux victimes dont un enfant. Franck est indemne. Simon, qui était au volant et alcoolisé, sort grièvement blessé . Il va tout perdre. Sa vie de famille. Son job de flic. Six ans plus tard, divorcé de sa femme Alice, Simon est devenu convoyeur de fonds et peine à tenir son rôle de père auprès de son fils Théo qui a désormais 9 ans. Franck, toujours flic, veille à distance sur lui. Lors d’une corrida, le petit Théo va être malgré lui le témoin d’un règlement de compte mafieux. Très vite, il fera l’objet de menaces. Simon va tout faire pour protéger son fils et retrouver ses poursuivants. Le duo avec Franck va au même moment se recomposer. Mais ce sera aussi pour eux l’occasion de revenir sur les zones d’ombre de leur passé commun.

Un beau dimanche, de Nicole Garcia (France, février 2014, 1h35mn) : Baptiste est un solitaire. Instituteur dans le sud de la France, il ne reste jamais plus d’un trimestre dans le même poste. A la veille d’un week-end, il hérite malgré lui de Mathias, un de ses élèves, oublié à la sortie de l’école par un père négligent. Mathias emmène Baptiste jusqu’à sa mère, Sandra. C’est une belle femme, qui après pas mal d’aventures, travaille sur une plage près de Montpellier. En une journée un charme opère entre eux trois, comme l’ébauche d’une famille pour ceux qui n’en ont pas. Ça ne dure pas. Sandra doit de l’argent, on la menace, elle doit se résoudre à un nouveau départ, une nouvelle fuite. Pour aider Sandra, Baptiste va devoir revenir aux origines de sa vie, à ce qu’il y a en lui de plus douloureux, de plus secret.

Viva la libertà, de Roberto Ando (Italie, février 2014, 1h34mn) : Enrico Oliveri, secrétaire général du parti de l’opposition est inquiet : les sondages le donnent perdant. Un soir, il disparaît brusquement laissant une note laconique. C’est la panique au sein du parti, tout le monde s’interroge pour essayer de comprendre les raisons de sa fuite pendant que son conseiller Andrea Bottini et sa femme Anna se creusent la tête pour trouver une solution. C’est Anna qui évoque en premier le nom du frère jumeau du secrétaire général, Giovanni Ernani, un philosophe de génie, atteint de dépression bipolaire. Andrea décide de le rencontrer et élabore un plan dangereux…

C’est eux les chiens… de Hicham Lasri (Maroc, février 2014, 1h25mn) : Majhoul vient de passer 30 ans dans les geôles marocaines pour avoir manifesté en 1981 durant les « émeutes du pain ». Il retrouve la liberté en plein Printemps arabe. Une équipe de télévision en quête de sensationnel décide de le suivre dans la recherche de son passé. Ulysse moderne, Majhoul les entraîne dans une folle traversée de Casablanca, au coeur d’une société marocaine en ébullition. Ou comment un perdant magnifique se fraie un chemin pour regagner sa place dans une société arabe moderne tiraillée entre un conservatisme puissant et une soif de liberté. Le dispositif, l’air de rien, enchâsse avec force un présent incertain, un passé qui se dérobe et, au-delà du temps, la douleur d’un homme. Lire une interview du réalisateur.

Jack et la mécanique du cœur, de Stéphane Berla et Mathias Malzieu (France, février 2014, 1h34mn) : Édimbourg 1874. Jack naît le jour le plus froid du monde et son cœur en reste gelé. Le Docteur Madeleine le sauve en remplaçant son cœur défectueux par une horloge mécanique. Il survivra avec ce bricolage magique à condition de respecter 3 lois: premièrement ne pas toucher à ses aiguilles, deuxièmement maîtriser sa colère et surtout ne jamais Ô grand jamais, tomber amoureux. Sa rencontre avec Miss Acacia, une petite chanteuse de rue, va précipiter la cadence de ses aiguilles. Prêt à tout pour la retrouver, Jack se lance tel un Don Quichotte dans une quête amoureuse qui le mènera des lochs écossais, à Paris jusqu’aux portes de l’Andalousie.

La voleuse de livres, de Brian Percival (Etats-Unis, Allemagne, février 2014, 2h11mn) : L’histoire de Liesel, une jeune fille envoyée dans sa famille d’adoption allemande pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle apprend à lire avec le soutien de sa nouvelle famille, et de Max, un réfugié Juif qu’ils cachent sous leurs escaliers. Pour Liesel et Max, le pouvoir des mots ainsi que leur propre imagination vont devenir leur seule échappatoire face à la guerre.

ENCORE DANS LES SALLES

Nous avons aimé :

Lulu, femme nue, de Solveig Anspach : Une femme grandit dans le regard des autres et par les autres. Si la juxtaposition des rencontres finit par s’essouffler, l’impeccable Karin Viard et un savoureux mélange d’humour et de mélancolie captivent de bout en bout.

12 years a slave, de Steve McQueen : Une superbe mise en scène, qui met en rage, questionne, émeut. L’acteur principal, Chiwetel Ejiofor, impressionne par son jeu, qui reste toujours au plus près de la vérité des émotions, toujours digne, sans cesse révolté. Du beau cinéma, même si le film n’est pas le chez-d’œuvre attendu.

Ils nous ont divisés :

Le vent se lève, de Hayao Miyazaki : Voilà une fin de carrière annoncée depuis longtemps et attendue comme un départ majeur pour l’année 2014 qui se trouve plus poseuse que profondément réussie. Car derrière la grande beauté du graphisme et des images, la douceur de la musique, la tendresse des personnages, le film est surtout l’attente perpétuelle d’un fil dans le récit, qui fatalement se perd en abordant beaucoup de choses mais en n’en approfondissant aucune (les conséquences du séisme, l’arrivée de la guerre, la relation amoureuse). Alors la seule chose qui est sûr, c’est l’amour du personnage pour l’aéronautique. Mais enfin nous, en tant que spectateur, on n’aime pas forcément ça, alors ça devient vite très lassant… Le vent s’est levé. Mais c’était une petite brise bien loin de la tempête à laquelle on pouvait s’attendre. Un film engourdissant… et c’est bien dommage. Lire une critique plus enthousiaste du film.

Yves Saint Laurent, de Jalil Lespert : D’une honnête facture grâce aux performances de Guillaume Galienne et Pierre Niney, le film de Jallil Lespert ne se sort pas des scories habituelles des biopics et ne fait qu’effleurer chaque thème abordé (la mode, l’homosexualité, la guerre d’Algérie, le rapport aux femmes, la célébrité). Le résultat a un étrange goût de saga publicitaire au profit de la marque YSL.

L’amour est un crime parfait, de Jean-Marie et Arnaud Larrieu : Un parallèle amer veut que, de même que tout est recouvert de neige à l’écran, ce thriller à l’élégance évidente mais aux ramifications bâclées apparaisse bien lisse et figé. Une fois de plus, Amalric est celui qui sauve (un peu) la mise.

Une autre vie, de Emmanuel Mouret : Un film de l’hypersensibilité, superbement mis en scène, dans lequel la nature devient espace théâtral. Se distingue un « trio amoureux » incarné par Joey Starr, Virginie Ledoyen et Jasmine Trinca. Mouret est appliqué dans sa reprise des codes du mélodrame classique. Pour d’autres : S’il tente une approche du mélodrame, le résultat est complètement raté : 1h40 interminable à chercher qui au sein d’un triangle amoureux est le loup dans la bergerie qui fait capoter la liaison. Le film, qui accable ses personnages en imaginant de grandes péripéties sans queue ni têtes et ne les creuse jamais, souffre également d’un trio d’acteurs qui récitent leur texte et surjouent comme on le ferait dans une mauvaise pièce de théâtre dramatique (affligeante Virginie Ledoyen !), et d’une musique grandiloquente et exaspérante. Lire une interview du réalisateur, aux côtés de Virginie Ledoyen.

Dallas buyers club, de Jean-Marc Vallée : La principale force du nouveau film de Jean-Marc Vallée repose sur la performance de ses acteurs principaux, Matthew McConaughey et Jared Leto. La conscience politique du réalisateur, qui ne parle pas seulement du virus du sida mais aussi des incohérences de l’industrie pharmaceutique, parvient à dépasser les tics de réalisation qui collent à sa filmographie : tics visuels (parfois renforcés par l’usage d’une caméra à l’épaule), des tics sonores, autour d’une bande originale trop présente et trop pop, et un montage un peu douteux qui multiplie les ellipses maladroitement insérées.

Nymphomaniac – volume 2, de Lars Von Trier : Lars Von Trier, ce grand fou, poursuit le portrait de cette nymphomane et l’enfonce dans toujours plus de noirceur car ce qui change ici, à la différence du premier volume, c’est la prise de conscience par le personnage lui-même de sa propre condition, et sa complaisance vis-à-vis de cela. La prise en main par Charlotte Gainsbourg de son propre personnage (enfin!) est saisissante. Le verdict est sans appel sur la perte de la foi en l’homme, et la scène finale, bien que quelque peu anticipée, ne laisse aucun doute sur le pessimisme du réalisateur. Mais ici, la banalisation de la violence infligée au corps, l’accumulation de fantasmes indécents dégonflent quelque peu ce qui faisait l’éclat du premier volume, de même que les digressions philosophiques que nous infligent Lars Von Trier deviennent complètement pompeuses par moment. Alors qu’on était curieux lors du premier, ce qui se dégage cette fois, c’est bien le sentiment de subir une leçon sur les obscénités de l’humanité. Entre provocation gratuite et propos sentencieux se glissent, heureusement, quelques moments qui sonnent juste et qui viennent sauver le tout… A prendre l’oeuvre dans son intégralité, elle est sans doute celle qui incite le plus à la réflexion sur l’humain en ce début d’année. Mais elle est réalisé avec tellement d’auto-satisfaction qu’elle est clairement indigeste.

ÉVÉNEMENTS

Festival Ciné Allemand 6 : de 5 au 11 février au Comoedia. En partenariat avec le Goethe Institut : « Le fil rouge de cette nouvelle édition du festival de films allemands pour les jeunes est le changement de perspective. Les productions que nous avons sélectionnées interrogent notre perception du monde et des autres (autres cultures, autres générations, autres personnalités…) ainsi que nos croyances et nos opinions. » Consulter le programme.

591914Projection en avant-première du film Abus de faiblesse en présence de la réalisatrice Catherine Breillat : mercredi 5 février à 20h au Comoedia. Victime d’une hémorragie cérébrale, Maud, cinéaste, se réveille un matin dans un corps à moitié mort qui la laisse hémiplégique, face à une solitude inéluctable. Alitée mais déterminée à poursuivre son projet de film, elle découvre Vilko, arnaqueur de célébrités, en regardant un talk-show télévisé. Son arrogance crève l’écran avec superbe : Maud le veut pour son prochain film. Ils se rencontrent. Il ne la quitte plus. Isabelle Huppert + Kool Shen = détonnant duo, pour une sombre histoire tirée de l’expérience de vie de Catherine Breillat elle-même.

Projection du film Démocratie Zéro6 et rencontre avec le réalisateur Michael Toesca : jeudi 6 février à 20h au Comoedia. Trois villages d’une vallée isolée du Sud-Est de la France, frontalière de l’Italie, décident en commun de consulter leur population sous forme de référendum consultatif concernant leur rattachement administratif à la CARF, Communauté d’Agglomération de la Riviéra Française, dont l’avenir est d’intégrer la métropole de Nice, la toute première créée en France. « C’est en partant de l’examen de cette situation locale et l’analyse des moyens utilisés par les pouvoirs en place pour créer une métropole, que ce film pose la question de l’exercice de la démocratie représentative sur l’ensemble du territoire. » (Première) Un film très Sciences Po.

Projection en avant-première du film Les Trois frères Le Retour en présence de Didier Bourdon, Bernard Campan et Pascal Légitimus : vendredi 7 février à 20h30 à l’UGC Confluence. 15 ans après, Didier, Bernard et Pascal sont enfin réunis… par leur mère… On ne les présente plus. Culte. Cela dit, la reprise du thème des trois frères demeure un pari comique hautement risqué !

Projection du film Falbalas de Jacques Becker : dimanche 9 février à 11h15 au Comoedia. La rencontre d’un jeune couturier séducteur, Philippe Clarence, et de la fiancée de son ami, Micheline… « Tout le talent de Becker réside aussi dans cette faculté à conserver le mystère en n’insistant sur rien. Sa mise en scène, élégante, discrète mais savamment orchestrée au gré d’un découpage technique minutieux, fait de lui le plus digne représentant français du classicisme » (O.B.Driftwood). La séance sera suivie d’une rencontre avec Nicole Foucher, maître de conférences Cinéma-Mode, université Lumière-Lyon 2, université de la Mode. En partenariat avec le Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation à l’occasion de leur exposition « Pour vous Mesdames ».

A L’INSTITUT LUMIÈRE

25 rue du Premier-Film

Métro D Monplaisir-Lumière

Tél. 04 78 78 18 95

http://www.institut-lumiere.org

Rétrospective Jean-Pierre Melville

Avant d’être cinéaste, Jean-Pierre Melville fut un jeune cinéphile passionné, apprenti voyou à Montmartre et soldat, résistant durant la Seconde Guerre mondiale – autant d’expériences dont il nourrira son oeuvre. Se considérant lui-même comme père de la Nouvelle Vague, il impulsa un renouveau du cinéma français, bouleversant le genre policier avec virtuosité. Visite à un cinéaste qui sut créer un cinéma populaire tout en développant un style personnel et puissant.

L’armée des ombres (Fr, 1969, 2h23, couleur, avec Lino Ventura, Paul Meurisse, Simone Signoret, Jean-Pierre Cassel): Gerbier s’évade du siège de la Gestapo et exécute, avec Félix et Lemasque, le responsable de son arrestation… Melville s’inspire de ses souvenirs de résistant et des actions de Lucie Aubrac. Melville : « Le film est une tragédie à sept personnages, ni plus ni moins. C’est un morceau de ma mémoire, de ma chair. » Séance : mardi 4 février 16H30

Le cercle rouge (Fr, 1970, 2h20, couleur, avec Alain Delon, Bourvil, Yves Montand, François Périer) : A sa sortie de prison, Corey rencontre Vauchel qui vient de s’évader. Ils montent le casse d’une bijouterie en s’associant à Jansen, un ancien flic… Synthèse de l’oeuvre du cinéaste et inventaire d’un genre essentiellement américain, le film est dominé par la solitude et l’obsession de la mort. Séances : mercredi 5 février 21H – Jeudi 6 février 14H30 – Dimanche 9 février 18H45

Rétrospective Michael Curtiz

Tête de proue du cinéma hongrois puis européen, avant de s’exiler à Hollywood, Michael Curtiz (1887-1962) réalisa près de 200 films. Génie narratif, auteur prolifique, cinéaste vedette de la Warner, il s’empara d’une vaste diversité de sujets et de genres, excellant dans le romanesque et l’aventure, et porta le cinéma comme art populaire à son meilleur.

La femme aux chimères (Young Man with a Horn, USA, 1950, 1h52, N&B, avec Kirk Douglas, Lauren Bacall, Doris Day) : Petit, Rick Martin a le coup de foudre pour le jazz et pour la trompette. Musicien confirmé, il va connaître la gloire et ses revers… Librement inspiré de la vie de Bix Beiderbecke. Kirk Douglas prête sa sensibilité et sa fougue à ce personnage en inadéquation avec la société et passionné par son art. Séances : mardi 4 février 21H – Mercredi 5 février 16H30 – jeudi 6 février 21H – Vendredi 7 février 18H30

Le roman de Milfried Pierce (Mildred Pierce, USA, 1945, 1h53, N&B, avec Joan Crawford, Zachary Scott, Jack Carson, Eve Arden) : Une femme négligée par son mari fait fortune en ouvrant des restaurants et devient la rivale de sa fille… Eithne O’Neill (Positif) : « Un mélodrame social, film noir, film de femmes et mythe de Cendrillon. » A ne pas manquer. Séances : Jeudi 6 février 17H – Vendredi 7 février 20H45 en présence de Bertrand Tavernier – Dimanche 9 février 14H30

Furie noire (Black Fury, USA, 1935, 1h34, N&B, avec Paul Muni, Karen Morley, William Gargan): Un mineur émigré se trouve pris dans la lutte des travailleurs en grève avec les propriétaires de la mine de charbon… Le film s’inscrit dans cette période, durant la Grande Dépression, pendant laquelle la Warner produisit des films réalistes imprégnés des problèmes sociaux. Séance: mardi 4 février 14H30

Boulevard des passions (Flamingo Road, USA, 1949, 1h34, N&B, avec Joan Crawford, Zachary Scott, Sydney Greenstreet) : Au cours d’un carnaval, une danseuse s’éprend de deux hommes, tout en ayant à faire face à des politiciens corrompus… Quatre ans après Mildred Pierce, Curtiz retrouve Joan Crawford et Zachary Scott pour un mélodrame intense doublé d’une charge contre les malversations politiques. Séance : Samedi 8 février 14H

Mais aussi :

Le Mépris de Jean-Luc Godard (Fr/It, 1963, 1h45, couleur, avec Brigitte Bardot, Michel Piccoli, Fritz Lang, Jack Palance) : Paul part à Capri avec sa femme Camille pour écrire le scénario du nouveau film de Fritz Lang. Le producteur tente de séduire Camille… Un film mythique à tous égards : l’un des plus beaux couples de cinéma, la beauté ravageuse de Bardot, la musique envoûtante de Delerue, les décors lumineux de Capri, la présence crépusculaire de Lang, et cette évocation déchirante du couple d’après Moravia. En version restaurée. Séances : Mercredi 5 février 19h – Jeudi 6 janvier 19H – Dimanche 9 février 16H45

Maladie d’amour de Jacques Deray (Fr, 1987, 2h02, couleur, avec Nastassja Kinski, Jean-Hugues Anglade, Michel Piccoli) : Clément intègre le service de cancérologie du Professeur Bergeron. Il retrouve Juliette, croisée dans le train à son arrivée, et découvre qu’elle est la maîtresse de Bergeron. La maladie d’amour guette… Deray reprend ce projet sur lequel avaient déjà planché Zulawski et Téchiné. Inspiré par cette “superbe histoire d’amour, un mélo”, le cinéaste concrétise son désir de travailler avec Nastassja Kinski et Michel Piccoli, rejoints par Jean-Hugues Anglade, un an après 37°2 le matin. Séance : Samedi 8 février 16H15

Cette projection sera suivie de la remise du 10ème prix Jacques Deray à Zulu de Jérôme Salle (Fr, 2013, 1h50, couleur, avec Orlando Bloom, Forest Whitaker, Conrad Kemp, Inge Beckmann). Créé en 2005 en mémoire du cinéaste, le Prix Jacques Deray récompense un film policier français de l’année écoulée. Zulu est adapté du roman de Caryl Férey, avec Orlando Bloom et Forest Whitaker. Le film, qui se déroule en Afrique du Sud, est l’occasion de se replonger dans ce pays qui a marqué l’actualité récente après le décès de Nelson Mandela. Il a été projeté en clôture du Festival de Cannes 2013. Le Prix sera remis à Jérôme Salle samedi 8 février à 19h à l’Institut Lumière par Agnès Vincent-Deray et Laurence Deray, épouse et fille de Jacques Deray, et par Bertrand Tavernier et Thierry Frémaux, en présence de Laurent Heynemann, Président de la SACD.21038412_20130910105406795

DANS LE POSTE CETTE SEMAINE

19723476Lundi :

  • Trop Belle Pour Toi de Bertrand Blier avec Gérard Depardieu, Carole Bouquet, Josiane Balasko à 20h50 sur Arte

Mardi :

  • Star Wars Episode V : L’Empire Contre Attaque de Irvin Kershner avec Mark Hamill, Carrie Fisher, Harrison Ford à 20h50 sur M6
  • L’Armée Des Douze Singes de Terry Gilliam avec Bruce Willis, Brad Pitt à 22h40 sur D8

Mercredi :

  • [le choix de la semaine] Une Séparation d’Ashgar Fahradi avec Leila Hatami, Peyman Moadi à 20h50 sur Arte – cinquième film du cinéaste iranien, Ours d’or à Berlin, césar et oscar du meilleur film étranger, Une Séparation raconte le conflit entre deux couples, le premier en instance de divorce paraît « occidentalisé », le second respecte rigoureusement les lois religieuses, le film tire sa puissance d’un scénario d’une grande précision, les personnages semblent tiraillés entre tradition et modernité, tout comme l’est l’Iran
  • Versailles de Pierre Schoeller avec Guillaume Depardieu, Max Bassette de Malglaive, Aure Atika à 22h30 sur France4

Dimanche :

  • L’Heure Zero de Pascal Thomas avec Laura Smet, Danielle Darrieux, Chiara Mastroianni à 20h45 sur France2
  • La Cérémonie de Claude Chabrol avec Isabelle Huppert, Sandrine Bonnaire, Jean-Pierre Cassel à 20h50 sur D8

Bonne semaine et bons films à tous !

L’équipe de Bobinophile

 

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