Newsletter du 9 février 2014

SEMAINE DU 10 AU 16 FÉVRIER

SORTIES NATIONALES (mercredi 12 février)

Nous avons vu :

591914Abus de faiblesse, de Catherine Breillat (France, 2014, 1h44mn) : Victime d’une hémorragie cérébrale, Maud, cinéaste, se réveille un matin dans un corps à moitié mort qui la laisse hémiplégique, face à une solitude inéluctable. Alitée mais déterminée à poursuivre son projet de film, elle découvre Vilko, arnaqueur de célébrités, en regardant un talk-show télévisé. Son arrogance crève l’écran avec superbe : Maud le veut pour son prochain film. Ils se rencontrent. Il ne la quitte plus. Elle aussi, il l’escroque et lui emprunte des sommes astronomiques. Il lui prend tout mais lui donne une gaieté et une sorte de chaleur familiale. Ce film raconte l’abus de faiblesse dont Maud est victime. Cet abus de faiblesse est une mise en abîme de la vie de la réalisatrice et par là même, du récit de soi. La grande richesse du film plus que dans ce qu’il dit et ce qu’il montre, réside dans les non-dits qui nous laissent entrevoir une relation bien plus complexe entre les personnages de Maud et Vilko, interprétés par un duo impressionnant tiré par une Isabelle Huppert qui se surpasse dans cette performance physique. Une relation bien plus riche qu’une simple escroquerie, qui va puiser dans l’amitié voire dans l’amour, et finalement une certaine forme de respect mutuel. Le bilan pousse très loin le vertige que l’on peut traverser dans une phase de perdition de soi. Abus de faiblesse marque assurément le cinéma français de ce début d’année par sa grande justesse et sa réalisation experte. Lire une interview de la réalisatrice pour Courte Focale.

Hipotesis, de Hernan Goldfrid (Argentine, Espagne, 2014, 1h46mn) : Roberto Bermudez, spécialiste du droit pénal, est convaincu que l’un de ses meilleurs élèves est l’auteur d’un meurtre brutal qui a eu lieu à la Faculté de droit. Déterminé à découvrir la vérité sur ce crime, il se lance dans une enquête qui va peu à peu devenir une obsession. Un thriller grandement mené par Ricardo Darin, qui ne déçoit pas dans son rôle de prof en quête de vérité. Il nous emmène avec lui dans la recherche du coupable d’un crime odieux dont il a été témoin. On cherche nous aussi les détails, on observe les attitudes des suspects, et on en perd peu à peu notre propre faculté de compréhension, en même temps que le protagoniste principal. La fin aurait pu toutefois être moins précipitée…

Les trois frères, le retour, de Didier Bourdon, Bernard Campan, Pascal Légitimus (France, 2014, 1h46mn) : Ils sont trois, Ils sont frères, Ils sont de retour. 15 ans après, Didier, Bernard et Pascal sont enfin réunis… par leur mère…Cette fois sera peut-être la bonne. Ces « trois frères » n’ont pas réussi à trouver un juste milieu entre l’humour qui a fait leur notoriété, et la modernisation nécessaire de celui-ci lorsqu’on fait un nouveau film presque 20 ans après le premier. A cela s’ajoute de longues périodes de flottement durant lesquelles les gags s’accumulent indistinctement et la trame se perd dans des aléas lourds et poussifs. Si quelques bons moments viennent relever la barre et sauvent le film, qui séduira sûrement les fans inconditionnels des Inconnus, on est en droit de se question sur la nature de ce retour, entre sincère nostalgie ou excès d’opportunisme. Lire l’interview des Inconnus par deux membres de Bobinophile.

For those in peril, de Paul Wright (Royaume-Uni, 2014, 1h32mn) : Aaron, un jeune marginal vivant dans une communauté isolée en Ecosse, est le seul survivant d’un accident de pêche ayant coûté la vie à cinq hommes dont son frère aîné. Poussés par les vieilles légendes et superstitions du coin, les habitants du village le blâment pour cette tragédie et le rejettent. La belle récompense pour la patience du spectateur face à un éparpillement formel et narratif arrive in extremis, presque donnée en pâture. Dommage, cette variation moderne de Moby Dick était prometteuse…

Nous parions sur :

Ida, de Pawel Pawlikowski (Pologne, 2014, 1h19mn) : Dans la Pologne des années 60, avant de prononcer ses voeux, Anna, jeune orpheline élevée au couvent, part à la rencontre de sa tante, seul membre de sa famille encore en vie. Elle découvre alors un sombre secret de famille datant de l’occupation nazie.

La belle et la bête, de Christophe Gans (France, Allemagne, 2014, 1h52mn) : 1810. Après le naufrage de ses navires, un marchand ruiné doit s’exiler à la campagne avec ses six enfants. Parmi eux se trouve Belle, la plus jeune de ses filles, joyeuse et pleine de grâce. Lors d’un éprouvant voyage, le Marchand découvre le domaine magique de la Bête qui le condamne à mort pour lui avoir volé une rose. Se sentant responsable du terrible sort qui s’abat sur sa famille, Belle décide de se sacrifier à la place de son père. Au château de la Bête, ce n’est pas la mort qui attend Belle, mais une vie étrange, où se mêlent les instants de féerie, d’allégresse et de mélancolie. Chaque soir, à l’heure du dîner, Belle et la Bête se retrouvent. Ils apprennent à se découvrir, à se dompter comme deux étrangers que tout oppose. Alors qu’elle doit repousser ses élans amoureux, Belle tente de percer les mystères de la Bête et de son domaine. Une fois la nuit tombée, des rêves lui révèlent par bribes le passé de la Bête. Une histoire tragique, qui lui apprend que cet être solitaire et féroce fut un jour un Prince majestueux. Armée de son courage, luttant contre tous les dangers, ouvrant son coeur, Belle va parvenir à libérer la Bête de sa malédiction. Et se faisant, découvrir le véritable amour.

Tante Hilda ! de Jacques-Rémy Girerd, et Benoît Chieux (France, Luxembourg, 2014,1h29mn) : Tante Hilda, amoureuse de la nature, conserve dans son musée végétal des milliers de plantes du monde entier. Beaucoup sont en voie de disparition. Parallèlement, une nouvelle céréale, Attilem, mise au point par des industriels, se cultive avec si peu d’eau, sans engrais, et produit des rendements si prodigieux, qu’elle apparaît comme la solution miracle pour enrayer la faim dans le monde et prendre le relais du pétrole dont les réserves s’épuisent. Mais la catastrophe n’est pas loin…

ENCORE DANS LES SALLES

Nous avons aimé :

Lulu, femme nue, de Solveig Anspach : Une femme grandit dans le regard des autres et par les autres. Si la juxtaposition des rencontres finit par s’essouffler, l’impeccable Karin Viard et un savoureux mélange d’humour et de mélancolie captivent de bout en bout. Lire une critique.

12 years a slave, de Steve McQueen : Une superbe mise en scène, qui met en rage, questionne, émeut. L’acteur principal, Chiwetel Ejiofor, impressionne par son jeu, qui reste toujours au plus près de la vérité des émotions, toujours digne, sans cesse révolté. Du beau cinéma, même si le film n’est pas le chez-d’œuvre attendu.

Mea Culpa, de Fred Cavayé : Les raccourcis du scénario ne sont qu’une manière de précipiter toujours plus les personnages dans l’action où ils vont pouvoir se révéler pleinement. Le spectacle est au rendez-vous, et Vincent Lindon est comme toujours fascinant !

Ils nous ont divisés :

Un beau dimanche, de Nicole Garcia : Nicole Garcia, comme c’était déjà le cas pour Un balcon sur la mer, choisit un sujet à fort potentiel – ici l’incompréhension menant à un impossible dialogue familial provoqué par la barrière sociale, non seulement matérielle mais avant tout mentale. Malheureusement, elle le saborde une nouvelle fois en tombant rapidement dans la caricature : elle va puiser son inspiration dans le fossé le plus extrême entre la beauf irresponsable du sud de la France (Louise Bourgoin), négligée, couverte de tatouages tribal, et la famille bourgeoise par excellence, emprunte de tous les défauts qu’on peut leur reprocher. Les différences sont figées dans des plans symboliques d’un grand manque de subtilité et de discernement allant parfois jusqu’au manichéisme. Entre les deux pôles se trouve fort heureusement Pierre Rochefort, mystérieux, absent et profondément touchant dans son rôle d’homme écorché, une révélation à suivre…

Le vent se lève, de Hayao Miyazaki : Voilà une fin de carrière annoncée depuis longtemps et attendue comme un départ majeur pour l’année 2014 qui se trouve plus poseuse que profondément réussie. Car derrière la grande beauté du graphisme et des images, la douceur de la musique, la tendresse des personnages, le film est surtout l’attente perpétuelle d’un fil dans le récit, qui fatalement se perd en abordant beaucoup de choses mais en n’en approfondissant aucune (les conséquences du séisme, l’arrivée de la guerre, la relation amoureuse). Alors la seule chose qui est sûr, c’est l’amour du personnage pour l’aéronautique. Mais enfin nous, en tant que spectateur, on n’aime pas forcément ça, alors ça devient vite très lassant… Le vent s’est levé. Mais c’était une petite brise bien loin de la tempête à laquelle on pouvait s’attendre. Un film engourdissant… et c’est bien dommage. Lire une critique du film.

Dallas buyers club, de Jean-Marc Vallée : La principale force du nouveau film de Jean-Marc Vallée repose sur la performance de ses acteurs principaux, Matthew McConaughey et Jared Leto. La conscience politique du réalisateur, qui ne parle pas seulement du virus du sida mais aussi des incohérences de l’industrie pharmaceutique, parvient à dépasser les tics de réalisation qui collent à sa filmographie : tics visuels (parfois renforcés par l’usage d’une caméra à l’épaule), des tics sonores, autour d’une bande originale trop présente et trop pop, et un montage un peu douteux qui multiplie les ellipses maladroitement insérées.457215

Nymphomaniac – Volume 2 de Lars Von Trier : Lars Von Trier, ce grand fou, poursuit le portrait de cette nymphomane et l’enfonce dans toujours plus de noirceur car ce qui change ici, à la différence du premier volume, c’est la prise de conscience par le personnage lui-même de sa propre condition, et sa complaisance vis-à-vis de cela. La prise en main par Charlotte Gainsbourg de son propre personnage (enfin!) est saisissante. Le verdict est sans appel sur la perte de la foi en l’homme, et la scène finale, bien que quelque peu anticipée, ne laisse aucun doute sur le pessimisme du réalisateur. Mais ici, la banalisation de la violence infligée au corps, l’accumulation de fantasmes indécents dégonflent quelque peu ce qui faisait l’éclat du premier volume, de même que les digressions philosophiques que nous infligent Lars Von Trier deviennent complètement pompeuses par moment. Alors qu’on était curieux lors du premier, ce qui se dégage cette fois, c’est bien le sentiment de subir une leçon sur les obscénités de l’humanité. Entre provocation gratuite et propos sentencieux se glissent, heureusement, quelques moments qui sonnent juste et qui viennent sauver le tout… A prendre l’oeuvre dans son intégralité, elle est sans doute celle qui incite le plus à la réflexion sur l’humain en ce début d’année. Mais elle est réalisé avec tellement d’auto-satisfaction qu’elle est clairement indigeste. Lire une critique du film.

ÉVÉNEMENTS

Mardi 11 février à 13h15 au Comoedia : mise en vente des places pour l’avant-première du film The Grand Budapest Hotel, en présence du réalisateur Wes Anderson (mardi 18 février à 19h15 au Comoedia)

Soirée Hallucinée – projection du film film L’étrange couleur des larmes de ton corps de Bruno Forzani et Hélène Cattet en présence des réalisateurs, lundi 10 février à 20h au Comoedia : Une femme disparaît. Son mari enquête sur les conditions étranges de sa disparition. L’a-t-elle quitté? Est-elle morte? Au fur et à mesure qu’il avance dans ses recherches, son appartement devient un gouffre d’où toute sortie paraît exclue… Après avoir co-scénarisé plusieurs courts-métrages, Helene Cattet et Bruno Forzani réalisent leur premier long-métrage en 2009, Amer. L’étrange couleur des Larmes de ton corps est leur second long-métrage et s’inscrit dans le même genre que le précédent : le giallo, genre filmique à la frontière entre cinéma policier, cinéma d’horreur et cinéma érotique (Allociné).

21048491_20131010163051547Projection du film C’est eux les chiens de Hicham Lasri et rencontre avec le réalisateur : mardi 11 février à 20h au Comoedia : Majhoul vient de passer 30 ans dans les geôles marocaines pour avoir manifesté en 1981 durant les « émeutes du pain ». Il retrouve la liberté en plein Printemps arabe. Une équipe de télévision en quête de sensationnel décide de le suivre dans la recherche de son passé. Ulysse moderne, Majhoul les entraîne dans une folle traversée de Casablanca, au coeur d’une société marocaine en ébullition. Ou comment un perdant magnifique se fraie un chemin pour regagner sa place dans une société arabe moderne tiraillée entre un conservatisme puissant et une soif de liberté. Le dispositif, l’air de rien, enchâsse avec force un présent incertain, un passé qui se dérobe et, au-delà du temps, la douleur d’un homme. La séance sera suivie d’un débat animé par Aziz Taki, Président de « Comora » et Isabelle Benkimoun de « Nour Film ». Lire une interview du réalisateur.

Projection en avant-première du film Gloria de Sebastian Lelio, vendredi 14 février à 20h30 au Comoedia : Gloria à 58 ans et vit seule. Afin de combler ce vide, elle multiplie les aventures sans lendemain. Mais le jour où elle rencontre Rodolfo, elle retrouve un semblant d’espoir. Cette relation amoureuse pourrait bien être sa dernière histoire… « Gloria est comme Rocky, quand elle prend un coup, elle se relève et elle continue », dit le réalisateur, décrivant le fil conducteur de son film comme « la vie et une poésie au quotidien, avec un équilibre entre rire et pleurs, doux et douloureux comme la bossa nova » (Lelio, Nouvel Observateur, février 2013)

Ciné-brunch : dimanche 16 février à 10h45 au Comoedia. La formule Ciné-Brunch : 15,80 €. Le film surprise seul : 4,80 €.

Concours de Court-métrage Univerciné : jusqu’au 1er mars 2014. L’association Univerciné t’offre la possibilité d’exprimer ta créativité à travers la première édition de son Concours de Court Métrage ! Pour cette année, le thème imposé est « Les choses que l’on possède finissent par nous posséder » et la durée maximum du film est de 5 minutes. A la clé de ce concours ? Des magnifiques cadeaux avec pour le vainqueur un IPad, mais aussi des coffrets DVD, places de cinéma, affiches de films…. Les films seront jugés par un jury de professionnels et la projection des films avec remise des prix aura lieu le 10 mars 2014. Voir l’event Facebook.

A L’INSTITUT LUMIÈRE

25 rue du Premier-Film

Métro D Monplaisir-Lumière

Tél. 04 78 78 18 95

http://www.institut-lumiere.org

Rétrospective Jean-Pierre Melville

Avant d’être cinéaste, Jean-Pierre Melville fut un jeune cinéphile passionné, apprenti voyou à Montmartre et soldat, résistant durant la Seconde Guerre mondiale – autant d’expériences dont il nourrira son oeuvre. Se considérant lui-même comme père de la Nouvelle Vague, il impulsa un renouveau du cinéma français, bouleversant le genre policier avec virtuosité. Visite à un cinéaste qui sut créer un cinéma populaire tout en développant un style personnel et puissant.

afficheLe Deuxième souffle (Fr, 1966, 2h30, N&B, avec Lino Ventura, Paul Meurisse, Raymond Pellegrin, Christine Fabrega) : Gustave Minda, ennemi public n°1, s’évade de prison et rejoint sa compagne Manouche. Inexorablement, il se retrouve mêlé à des ”coups” et des rivalités de gangs… Adaptant le roman de José Giovanni, Melville réalise son rêve de film noir. Fatalité du destin, silence des personnages, rites, fétichisme vestimentaire, mélancolie, un sommet de l’oeuvre de Melville. Séance unique mardi 11 Février à 21H, précédée d’une conférence animée par Nicolas Saada à 19H30.

Le Samouraï (Fr, 1967, 1h45, couleur, avec Alain Delon, Nathalie Delon, François Périer, Cathy Rosier) : Jeff Costello, tueur professionnel solitaire, vit à l’écart du monde, qu’il ne visite que pour des “missions” accomplies avec une précision d’automate… Des effets étonnants, une utilisation habile de la ville et un rythme soutenu pour cette sorte de féérie noire. L’histoire d’une solitude absolue, avec l’interprète melvillien par excellence, Alain Delon. Séances : Mercredi 12 Février 19H – Dimanche 16 Février 16H30.

Rétrospective Michael Curtiz

Tête de proue du cinéma hongrois puis européen, avant de s’exiler à Hollywood, Michael Curtiz (1887-1962) réalisa près de 200 films. Génie narratif, auteur prolifique, cinéaste vedette de la Warner, il s’empara d’une vaste diversité de sujets et de genres, excellant dans le romanesque et l’aventure, et porta le cinéma comme art populaire à son meilleur.

Casablanca (USA, 1942, 1h42, N&B, avec Humphrey Bogart, Ingrid Bergman, Paul Henreid, Claude Rains): À Casablanca, un résistant tchèque poursuivi par la Gestapo a le temps de confier au patron d’une boîte de nuit, deux passeports volés aux nazis… Michel Cieutat (Positif) : « A priori Casablanca n’était en amont qu’un exploitation movie de plus, mélangeant les genres, film de temps de guerre teinté de film noir. Mais de par son esthétique, véritable parangon du style classique fonctionnel, son scénario fort en émotions, sa musique désespérément nostalgique, ses interprètes fascinants, il s’est imposé comme le pur classique d’une époque. Et il l’est resté. » Séances: Jeudi 13 Février 14H30 – Samedi 15 Février 16H30 – Dimanche 16 Février 14H30.

Le roman de Milfried Pierce (Mildred Pierce, USA, 1945, 1h53, N&B, avec Joan Crawford, Zachary Scott, Jack Carson, Eve Arden) : Une femme négligée par son mari fait fortune en ouvrant des restaurants et devient la rivale de sa fille… Eithne O’Neill (Positif) : « Un mélodrame social, film noir, film de femmes et mythe de Cendrillon. » A ne pas manquer. Séance : Mercredi 12 Février 16H30.

Boulevard des passions (Flamingo Road, USA, 1949, 1h34, N&B, avec Joan Crawford, Zachary Scott, Sydney Greenstreet) : Au cours d’un carnaval, une danseuse s’éprend de deux hommes, tout en ayant à faire face à des politiciens corrompus… Quatre ans après Mildred Pierce, Curtiz retrouve Joan Crawford et Zachary Scott pour un mélodrame intense doublé d’une charge contre les malversations politiques. Séances : Jeudi 13 Février 21H, projection à la Villa Lumière – Samedi 15 Février 14H30.

Mais aussi…

294269Blue Velvet de David Lynch (USA, 1986, 2h, couleur, int. – 12 ans, avec Isabella Rossellini, Kyle MacLachlan, Dennis Hopper, Laura Dern): Dans une petite ville modèle, Jeffrey découvre une oreille en décomposition, couverte d’insectes. Son enquête le mène jusqu’à une chanteuse de cabaret, et un dangereux psychopathe.. Blue Velvet a installé définitivement David Lynch dans son format idéal d’expression. Le cinéaste fait se craqueler le vernis social américain hérité des années 50 pour mieux révéler la violence latente. Séances : Mercredi 12 février 21H – Vendredi 14 février 19H présenté par Alban Liebl – Samedi 15 Février 20H30 – Dimanche 16 février 20H30.

Election 1 de Johnnie To (HK, Election 1, 2005, 1h41, couleur, avec Simon Yam, Tony Leung, Louis Koo, Nick Cheung): La triade la plus antique de Hong Kong doit élire son nouveau président. Les deux candidats à l’élection s’engagent dans une lutte sans merci… Premier volet d’un diptyque consacré à la mafia hongkongaise et son pouvoir dans la région. L’une des pièces maîtresses de Johnnie To. Séances : Jeudi 13 Février 16H45 – Vendredi 14 Février 21H15 – Samedi 15 Février 18H30.

Sous le ciel de Paris de Julien Duvivier (Fr, 1951, 1h54, N&B, avec Brigitte Auber, Jean Brochard, René Blancard, Paul Frankeur) : A Paris, un pêcheur s’en va sur la Seine, une vieille dame cherche à nourrir ses chats, une provinciale s’installe, une petite fille fugue… Morceaux de vie sans lien, racontés simultanément, qui vont pourtant se rejoindre. Séance le jeudi 13 janvier à 19H en présence de Raymond Chirat.

DANS LE POSTE CETTE SEMAINE

Lundi :

  • Frantic de Roman Polanski avec Harrison Ford, Emmanuelle Seignier à 13h45 sur Arte;
  • Chéri de Stephen Frears avec Michelle Pfeiffer, Rupert Friend à 20h50 sur Arte;
  • Le dernier Empereur de Bernardo Bertolucci avec John Lone, Peter O’Toole à 20h45 sur France Ô.

Mardi :

  • Star Wars épisode VI: Le Retour Du Jedi de Richard Marquand, Mark Hamill, Harrison Ford à 20h50 sur M6 ;
  • SuperGrave de Greg Mottola avec Michael Cera, Jonah Hill à 23h15 sur M6.

Mercredi :

  • Confession D’Un Homme Dangereux de et avec George Clooney, Drew Barrymore, Sam18991610 Rockwell à 20h50 sur Arte.

Jeudi :

  • Carlos de Olivier Assayas avec Edgar Ramirez à 22h20 sur Arte.

Dimanche :

  • [le choix de la rédaction] Burn After Reading d’Ethan et Joel Coen avec Brad Pitt, George Clooney, Tilda Swinton à 20H45 sur France2 : un casting irréprochable pour servir un scénario où se mêlent comique de l’absurde, humour noir, et suspense – un bon Coen pour un bon dimanche soir ;
  • La Grande Illusion de Jean Renoir avec Jean Gabin à 20h50 sur Arte.

Bonne semaine et bons films à tous !

L’équipe de Bobinophile

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