Newsletter du dimanche 16 février

SEMAINE DU 17 AU 23 FÉVRIER

Affiche 38 - Truman CapoteLundi 17 février – Com’Bouffe Bobinophile de 10h à 18h dans l’atrium suivie de la projection de Truman Capote de Bennett Miller à 18h en Amphi Leclair, en hommage à Philippe Seymour Hoffman, Oscar, Bafta et Golden Globe du meilleur acteur 2006. Plus d’informations sur l’acteur et sur le film ici.

SORTIES NATIONALES (mercredi 19 février)

Only lovers left alive, de Jim Jarmusch (Royaume-Uni et Allemagne, 2014, 1h02mn) : Dans les villes romantiques et désolées que sont Détroit et Tanger, Adam (Tom Hiddleston), un musicien underground, profondément déprimé par la tournure qu’ont prise les activités humaines, retrouve Eve, son amante, une femme endurante et énigmatique. Leur histoire d’amour dure depuis plusieurs siècles, mais leur idylle débauchée est bientôt perturbée par l’arrivée de la petite sœur d’Eve, aussi extravagante qu’incontrôlable. Ces deux êtres en marge, sages mais fragiles, peuvent-ils continuer à survivre dans un monde moderne qui s’effondre autour d’eux ? Une histoire de vampire sélectionnée dans la compétition officielle du 66e festival de Cannes ! Ce dernier film de Jim Jarmusch, réalisateur de Ghost Dog et Coffee and Cigarettes, semble nous réserver de belles surprises.

Gloria, de Sebastian Lelio (Chili, 2014, 1h50mn) : Gloria, cinquantenaire célibataire, décide de faire de sa solitude une fête continuelle et passe ses nuits dans les dancings de Santiago du Chili. Quand elle rencontre Rodolfo, tout change. Elle tombe amoureuse et s’abandonne totalement à leur passion tumultueuse. Traversée tour à tour par l’espoir et les désillusions…Pourrait-elle avec cet amour ouvrir un nouveau chapitre de sa vie ? « Gloria est comme Rocky, quand elle prend un coup, elle se relève et elle continue », dit le réalisateur, décrivant le fil conducteur de son film comme « la vie et une poésie au quotidien, avec un équilibre entre rire et pleurs, doux et douloureux comme la bossa nova » (Lelio, Nouvel Observateur, février 2013). L’actrice principale, Pauline Garcia, a reçu l’Ours d’or pour son interprétation.

Bethlehem, de Yuval Adler (Israël, Allemagne, Belgique, 2014, 1h39mn) : Sanfur, un jeune palestinien vit dans l’ombre de son frère Ibrahim, un terroriste à la tête d’un réseau influent. Razi, un agent des services secrets israéliens qui recrute des informateurs dans les territoires occupés s’en fait un allié, lui offrant ce qui manque à sa vie, l’estime et la bienveillance d’un père. Tentant d’assurer son rôle tout en restant loyal envers son frère, Sanfur navigue comme il peut d’un camp à un autre, commettant des impairs.445377

ENCORE DANS LES SALLES

Nous avons aimé :

12 years a slave, de Steve McQueen : Une superbe mise en scène, qui met en rage, questionne, émeut. L’acteur principal, Chiwetel Ejiofor, impressionne par son jeu, qui reste toujours au plus près de la vérité des émotions, toujours digne, sans cesse révolté. Du beau cinéma, même si le film n’est pas le chez-d’œuvre attendu.

Mea Culpa, de Fred Cavayé : Les raccourcis du scénario ne sont qu’une manière de précipiter toujours plus les personnages dans l’action où ils vont pouvoir se révéler pleinement. Le spectacle est au rendez-vous, et Vincent Lindon comme toujours fascinant !

Hipótesis, de Roberto Bermudez : Un thriller grandement mené par Ricardo Darin, qui ne déçoit pas dans son rôle de prof en quête de vérité. Il nous emmène avec lui dans la recherche du coupable d’un crime odieux dont il a été témoin. On cherche nous aussi les détails, on observe les attitudes des suspects, et on en perd peu à peu notre propre faculté de compréhension, en même temps que le protagoniste principal. La fin aurait pu toutefois être moins précipitée…

591914Abus de faiblesse, de Catherine Breillat : Cet abus de faiblesse est une mise en abîme de la vie de la réalisatrice et par là même, une mise en avant passionnante du récit de soi. La grande richesse du film plus que dans ce qu’il dit et ce qu’il montre, réside dans les non-dits qui nous laissent entrevoir une relation bien plus complexe entre les personnages de Maud et Vilko, interprétés par un duo impressionnant tiré par une Isabelle Huppert qui se surpasse dans cette performance physique. Une relation bien plus riche qu’une simple escroquerie, qui va puiser dans l’amitié voire dans l’amour, et finalement une certaine forme de respect mutuel. Le bilan pousse très loin le vertige que l’on peut traverser dans une phase de perdition de soi. Abus de faiblesse marque assurément le cinéma français de ce début d’année par sa grande justesse et sa réalisation experte. Lire une interview de la réalisatrice par deux membres de Bobinophile sur Courte Focale.

C’est eux les chiens de Hicham Lasri : Entre les années de plomb qui s’étendent des années 1960 aux années 1990 – et trouvent leur poids d’orgue en 1981 avec les émeutes du pain –, et 2011, année symbolique pour le monde arabe bouleversé par les révolutions et pour un Maroc qui, ayant su gérer le contexte par les réformes, trouve dans ses frontières nationales l’échos de revendications de libertés, un homme oublié tente de retrouver sa famille et de retrouver sa voie dans une ville chaotique. Le personnage principale est le vecteur commun de l’histoire d’un pays qui semble tourner en boucle sans pour autant faire du sur-place, tenant dans sa main la roue qu’il veut raccrocher au vélo qu’il avait offert à son fils trente ans auparavant. Avec peu de moyen, Hicham Lasri fait de son film un objet étonnant dont on peine parfois à croire qu’il s’agit d’une fiction, raconte une histoire dans un contexte, mais ne se veut jamais militant. Si les procédés d’usage de la caméra sont parfois un peu excessif et que la réalisation, bien que très travaillée, peut parfois s’essoufler, on ne résiste pas à l’émotion transmise par un homme en reconquête de lui-même.

Ils nous ont divisés :

Les trois frères le retour, de Didier Bourdon, Bernard Campan, Pascal Légitimus : Ces « trois frères » n’ont pas réussi à trouver un juste milieu entre l’humour qui a fait leur notoriété, et la modernisation nécessaire de celui-ci lorsqu’on fait un nouveau film presque 20 ans après le premier. A cela s’ajoute de longues périodes de flottement durant lesquelles les gags s’accumulent indistinctement et la trame se perd dans des aléas lourds et poussifs. Si quelques bons moments viennent relever la barre et sauvent le film, qui séduira sûrement les fans inconditionnels des Inconnus, on est en droit de se question sur la nature de ce retour, entre sincère nostalgie ou excès d’opportunisme. L’interview des Inconnus par deux membres de Bobinophile.

Un beau dimanche, de Nicole Garcia : Comme c’était déjà le cas pour Un balcon sur la mer, choisit un sujet à fort potentiel – ici l’incompréhension menant à un impossible dialogue familial provoqué par la barrière sociale, non seulement matérielle mais avant tout mentale. Malheureusement, elle le saborde une nouvelle fois en tombant rapidement dans la caricature : elle va puiser son inspiration dans le fossé le plus extrême entre la beauf irresponsable du sud de la France (Louise Bourgoin), négligée, couverte de tatouages tribal, et la famille bourgeoise par excellence, emprunte de tous les défauts qu’on peut leur reprocher. Les différences sont figées dans des plans symboliques d’un grand manque de subtilité et de discernement allant parfois jusqu’au manichéisme. Entre les deux pôles se trouve fort heureusement Pierre Rochefort, mystérieux, absent et profondément touchant dans son rôle d’homme écorché, une révélation à suivre…

Le vent se lève, de Hayao Miyazaki : Voilà une fin de carrière annoncée depuis longtemps et attendue comme un départ majeur pour l’année 2014 qui se trouve plus poseuse que profondément réussie. Car derrière la grande beauté du graphisme et des images, la douceur de la musique, la tendresse des personnages, le film est surtout l’attente perpétuelle d’un fil dans le récit, qui fatalement se perd en abordant beaucoup de choses mais en n’en approfondissant aucune (les conséquences du séisme, l’arrivée de la guerre, la relation amoureuse). Alors la seule chose qui est sûr, c’est l’amour du personnage pour l’aéronautique. Mais enfin nous, en tant que spectateur, on n’aime pas forcément ça, alors ça devient vite très lassant… Le vent s’est levé. Mais c’était une petite brise bien loin de la tempête à laquelle on pouvait s’attendre. Un film engourdissant… et c’est bien dommage. Lire une critique du film sur Le Mauvais Coton.

La belle et la bête, de Christophe Gans : La beauté visuelle du film ne parvient pas à couvrir les défauts flagrants de cette nouvelle version du célèbre conte, à savoir un scénario bien trop complexe donc une narration qui s’égare, des longueurs et une difficulté à faire passer l’émotion. Malgré tout, l’ensemble tient la route et cela fait réellement plaisir de voir ce genre de films produits en France.

American Bluff, de David O. Russel : on ne saurait à quel degré prendre ce film: parodie 70s ou mauvaise imitation qui se prendrait au sérieux d’un Scorsese ? Ce qui est certain, c’est que l’on éprouve la sensation désagréable de se faire arnaquer tout le long du film. Finalement la seule chose à retenir est la perf hilarante de Jennifer Lawrence. Le reste est vite oublié. // ou bien : S’il n’atteint jamais le niveau de Scorsese (respect à celui qui le peut), c’est en utilisant la parodie du film de gangster que David O. Russell s’en sort finalement là où l’on pouvait penser qu’il allait se prendre au sérieux, et gère les faux semblant et la manipulation avec une jubilation communicative de même que les interprètes s’emparent de leur rôle avec délectation. C’est toutefois dans la célébration outrageuse des seventies que le réalisateur force le trait au prix de nombreuses ostentations et exubérances qui ne cachent jamais vraiment la vacuité du matériau…007448

Dallas Buyers Club, de Jean-Marc Vallée : La principale force du nouveau film de Jean-Marc Vallée repose sur la performance de ses acteurs principaux, Matthew McConaughey et Jared Leto. La conscience politique du réalisateur, qui ne parle pas seulement du virus du sida mais aussi des incohérences de l’industrie pharmaceutique, parvient à dépasser les tics de réalisation qui collent à sa filmographie : tics visuels (parfois renforcés par l’usage d’une caméra à l’épaule), des tics sonores, autour d’une bande originale trop présente et trop pop, et un montage un peu douteux qui multiplie les ellipses maladroitement insérées.

Nymphomaniac, volume 2, de Lars Von Trier : Lars Von Trier, ce grand fou, poursuit le portrait de cette nymphomane et l’enfonce dans toujours plus de noirceur car ce qui change ici, à la différence du premier volume, c’est la prise de conscience par le personnage lui-même de sa propre condition, et sa complaisance vis-à-vis de cela. La prise en main par Charlotte Gainsbourg de son propre personnage (enfin!) est saisissante. Le verdict est sans appel sur la perte de la foi en l’homme, et la scène finale, bien que quelque peu anticipée, ne laisse aucun doute sur le pessimisme du réalisateur. Mais ici, la banalisation de la violence infligée au corps, l’accumulation de fantasmes indécents dégonflent quelque peu ce qui faisait l’éclat du premier volume, de même que les digressions philosophiques que nous infligent Lars Von Trier deviennent complètement pompeuses par moment. Alors qu’on était curieux lors du premier, ce qui se dégage cette fois, c’est bien le sentiment de subir une leçon sur les obscénités de l’humanité. Entre provocation gratuite et propos sentencieux se glissent, heureusement, quelques moments qui sonnent juste et qui viennent sauver le tout… A prendre l’oeuvre dans son intégralité, elle est sans doute celle qui incite le plus à la réflexion sur l’humain en ce début d’année. Mais elle est réalisé avec tellement d’auto-satisfaction qu’elle est clairement indigeste. Lire une critique du film sur Le Mauvais Coton.

For those in peril, de Paul Wright : La belle récompense pour la patience du spectateur face à un éparpillement formel et narratif arrive in extremis, presque donnée en pâture. Dommage, cette variation moderne de Moby Dick était prometteuse…

ÉVÉNEMENTS

294269Projection du film culte Blue Velvet de David Lynch : mardi 18 février à 15h30 à l’UGC Confluence en VOST. Dans une petite ville modèle, Jeffrey découvre une oreille en décomposition, couverte d’insectes. Son enquête le mène jusqu’à une chanteuse de cabaret, et un dangereux psychopathe.. Blue Velvet a installé définitivement David Lynch dans son format idéal d’expression. Le cinéaste fait se craqueler le vernis social américain hérité des années 50 pour mieux révéler la violence latente. Place à 5 euros avec une carte de fidélité UGC activée.

Soirée Cinéma & Femmes en Tunisie post-révolutionnaire : jeudi 19 février à 20h au Comoedia. Projection de documentaires, en présence des réalisateurs. Prix d’entrée solidaire, dans la limite des places disponibles. En partenariat avec Atelier Culture 5.

Concours de Court-métrage Univerciné : jusqu’au 1er mars 2014. L’association Univerciné t’offre la possibilité d’exprimer ta créativité à travers la première édition de son Concours de Court Métrage ! Pour cette année, le thème imposé est « Les choses que l’on possède finissent par nous posséder » et la durée maximum du film est de 5 minutes. A la clé de ce concours ? Des magnifiques cadeaux avec pour le vainqueur un IPad, mais aussi des coffrets DVD, places de cinéma, affiches de films…. Les films seront jugés par un jury de professionnels et la projection des films avec remise des prix aura lieu le 10 mars 2014. Voir l’event Facebook.

A L’INSTITUT LUMIÈRE

25 rue du Premier-Film

Métro D Monplaisir-Lumière

Tél. 04 78 78 18 95

http://www.institut-lumiere.org

Rétrospective Jean-Pierre Melville

Avant d’être cinéaste, Jean-Pierre Melville fut un jeune cinéphile passionné, apprenti voyou à Montmartre et soldat, résistant durant la Seconde Guerre mondiale – autant d’expériences dont il nourrira son oeuvre. Se considérant lui-même comme père de la Nouvelle Vague, il impulsa un renouveau du cinéma français, bouleversant le genre policier avec virtuosité. Visite à un cinéaste qui sut créer un cinéma populaire tout en développant un style personnel et puissant.

Les Enfants terribles (Fr, 1949, 1h47, N&B, avec Nicole Stéphane, Edouard Dhermitte, Jacques Bernard, Renée Cosima, narrateur : Jean Cocteau) : Paul et Elisabeth, inséparables, vivent chez leur mère mourante. Blessé lors d’une bataille de boules de neige, Paul reste alité sous la protection de sa soeur… Melville adapte le roman de Cocteau – grand admirateur du Silence de la mer. Leur collaboration fera date en termes d’adaptation littéraire. Et la poésie de Cocteau influera profondément sur l’oeuvre de Melville. Séances : Mercredi 19 Février 17H – Mercredi 19 Février 19H – Samedi 22 février 18H30 – Dimanche 23 Février 14H30.

Deux hommes dans Manhattan (Fr, 1959, 1h24, N&B, avec Pierre Grasset, Jean-Pierre Melville, Christiane Eudes, Ginger Hall): A New York, un journaliste et un photographe alcoolique tentent de retrouver un délégué français de l’ONU qui a disparu… Melville, amoureux d’une Amérique rêvée sur grand écran, filme les rues de Manhattan, avec les moyens du bord, interprétant lui-même le rôle principal. Mais le film est un échec. Melville rêve maintenant de conquérir le grand public. Séances : Mercredi 19 Février 21H – Vendredi 21 février 17H – Samedi 22 Février 14H30.

Rétrospective Michael Curtiz

Tête de proue du cinéma hongrois puis européen, avant de s’exiler à Hollywood, Michael Curtiz (1887-1962) réalisa près de 200 films. Génie narratif, auteur prolifique, cinéaste vedette de la Warner, il s’empara d’une vaste diversité de sujets et de genres, excellant dans le romanesque et l’aventure, et porta le cinéma comme art populaire à son meilleur.

Boulevard des passions (Flamingo Road, USA, 1949, 1h34, N&B, avec Joan Crawford, Zachary Scott, Sydney Greenstreet) : Au cours d’un carnaval, une danseuse s’éprend de deux hommes, tout en ayant à faire face à des politiciens corrompus… Quatre ans après Mildred Pierce, Curtiz retrouve Joan Crawford et Zachary Scott pour un mélodrame intense doublé d’une charge contre les malversations politiques. Séance : Mardi 18 février 14H30.

Le Vaisseau fantôme (The Sea Wolf, 1941, 1h40, N&B, avec Edward G. Robinson, Ida Lupino, John Garfield) : À la suite d’un accident de ferry-boat, un écrivain et une évadée de prison sont recueillis sur le navire d’un loup de mer qui refuse de les débarquer. Poussé à bout par sa cruauté, l’équipage décide de se révolter… Un grand film d’aventures, sombre et ambigu, d’après le roman de Jack London. Séances : Jeudi 20 Février 21H – Samedi 22 Février 20H30 – Dimanche 23 Février 18H30.

Mais aussi…

Election 1 de Johnnie To (HK, Election 1, 2005, 1h41, couleur, avec Simon Yam, Tony Leung, Louis Koo, Nick Cheung): La triade la plus antique de Hong Kong doit élire son nouveau président. Les deux candidats à l’élection s’engagent dans une lutte sans merci… Premier volet d’un diptyque consacré à la mafia hongkongaise et son pouvoir dans la région. L’une des pièces maîtresses de Johnnie To. Séance: Mardi 18 Février 17H

The Grand Budapest Hotel de Wes Anderson (2014, 1h40, avec Ralph Fiennes, Tony Revolori, Saoirse Ronan, Jude Law, Bill Murray, Léa Seydoux, Jeff Goldblum, Mathieu Amalric): Pendant l’entre-deux guerres, le légendaire concierge d’un grand hôtel parisien et son jeune protégé se retrouvent impliqués dans une histoire mêlant le vol d’un tableau de la Renaissance, la bataille pour une énorme fortune familiale, et le lent puis soudain bouleversement qui transforme l’Europe en cette première moitié de XXe siècle. Avant première le mardi 18 Février à 20H15 en présence du réalisateur, les ventes sont suspendues, quelques places seront remises en vente le soir même.

Le Voleur de bicyclette de Vittorio De Sica (Ladri di biciclette, It, 1948, 1h33, N&B, avec Enzo Staiola, Lamberto Maggiorani) : Engagé comme colleur d’affiches, un homme vend ses effets personnels pour s’acheter un vélo, indispensable à son nouveau travail. On ne tarde pas à le lui voler. Il part à la recherche du voleur avec son fils… Tourné dans la rue avec des acteurs non-professionnels, sur un scénario de Cesare Zavattini, la quintessence du mouvement néoréaliste italien. Séances : Mercredi 19 février 19H – Jeudi 20 février 16H30, le film sera présenté par Fabrice Calzettoni et précédé à 14h30 d’une conférence sur le néoréalisme – Vendredi 21 février 14H30 – Samedi 22 Février 16H30 – Dimanche 23 Février 16H30.

L’Epouvantable Vendredi : Soirée Alexandre Aja – Vendredi 21 février. Soirée présentée par Fabrice Calzettoni en présence de Jean-Pierre Andrevon pour son encyclopédie 100 ans et plus de cinéma fantastique et de science-fiction (Rouge profond) en partenariat avec AOA Production.

  • 20h Rencontre avec Jean-Pierre Andrevon autour du cinéma fantastique Suivie de La Colline a des yeux d’Alexandra Aja (The Hills have Eyes, USA, 2006, 1h48, couleur, avec Aaron Stanford, Ted Levine, Kathleen Quinlan): Une famille, en panne dans le désert, est décimée par une bande de sauvages… A partir de l’instant où la caravane est immobilisée, le spectateur se prépare à vivre un véritable cauchemar…
  • 23h Haute tension d’Alexandra Aja (Fr, 2003, 1h31, couleur, avec Cécile de France, Maïwenn, Philippe Nahon) : Un étrange rôdeur pénètre dans une maison de famille munie d’un immense couteau… Un déchaînement de violence rare. Une expérience de survival poussée à l’extrême.

Diplomatie de Volket Schlöndorff (1h24, Fr-All, avec André Dussollier et Niels Arestrup) : La nuit du 24 au 25 août 1944. Le sort de Paris est entre les mains du Général Von Choltitz, Gouverneur du Grand Paris, qui se prépare, sur ordre d’Hitler, à faire sauter la capitale. Issu d’une longue lignée de militaires prussiens, le général n’a jamais eu d’hésitation quand il fallait obéir aux ordres. C’est tout cela qui préoccupe le consul suédois Nordling lorsqu’il gravit l’escalier secret qui le conduit à la suite du Général à l’hôtel Meurice. Les ponts sur la Seine et les principaux monuments de Paris Le Louvre, Notre-Dame, la Tour Eiffel … – sont minés et prêts à exploser. Utilisant toutes les armes de la diplomatie, le consul va essayer de convaincre le général de ne pas exécuter l’ordre de destruction. Séance : Avant première le Jeudi 20 février à 20H30 en présence de Volker Schlöndorff et André Dussollier

DANS LE POSTE CETTE SEMAINE

Lundi :

  • Les Sentiers De La Gloire de Stanley Kubrick avec Kirk Douglas, George Macready à 20h50 sur Arte

Mercredi :

  • [choix de la semaine] Tomboy de Celine Sciama avec Zoé Heran, Malonn Levana à 20h50 sur Arte : Laure est un vrai garçon manqué, elle décide de faire croire à ses nouveaux amis qu’elle est un garçon et se fait appeler Michael, mais l’été touche à sa fin et la rentrée approche. Un film sur le genre qui impressionne par l’écart entre la complexité des questions soulevées (qu’est-ce qu’une fille ? Qu’est-ce qu’un garçon?) et la simplicité de l’histoire de ces enfants jouant devant leurs maison. La réalisatrice et sa jeune actrice nous propose un véritable numéro d’illusionniste ;
  • Soul Kitchen de Fatih Hakin avec Adam Bousdoukos, Moritz Bleibtreu à 22h30 sur France4

Dimanche :

  • L’Horloger de Saint Paul de Bertrand Tavernier avec Philippe Noiret, Jean Rochefort à 20h50 sur Arte ;
  • [Choix de la semaine] Mulholland Drive de David Lynch avec Naomi Watts, Laura Harring à 20h50 sur HD1 : A Hollywood, durant la nuit, Rita, une jeune femme, devient 69217309_afamnésique suite à un accident de voiture sur la route deMulholland Drive. Elle fait la rencontre de Betty Elms, une actrice en devenir qui vient juste de débarquer à Los Angeles. Aidée par celle-ci, Rita tente de retrouver la mémoire ainsi que son identité. Cette route tortueuse, illusoire pour le spectateur, contrebalance sans cesse la poudre aux yeux que nous balance Hollywood avec des images effroyables des conséquences du système instauré. Au delà de l’enveloppe ultra-soignée se dresse une accusation si puissante qu’elle en prend des allures de pamphlet tourné non seulement contre le star system, mais contre toute la mentalité hollywoodienne et, partant de là, contre une vision hétéro-sexiste de l’amour. On pourrait en parler pendant des heures tant la richesse de l’oeuvre se prête à interprétation. Mais ce qui est certain, c’est que la facture est si impressionnante qu’elle dresse Mulholland Drive au rang des plus grands chefs d’oeuvre non seulement de ces quinze dernières années, mais aussi de toute l’histoire du cinéma.

Bonne semaine et bons films à tous !

L’équipe de Bobinophile

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