Rencontre avec Marilyne Canto et Antoine Chappey pour « Le sens de l’humour »

Aperçue récemment aux côtés d’Olivier Gourmet dans La tendresse de Marion Hänsel, dont elle était venue faire la promotion en septembre dernier à Lyon, mais également dans Le prochain film de René Férey dans lequel elle avait également donné la réplique à son compagnon derrière la caméra comme à la ville, Antoine Chappey, Marilyne Canto est venue à Lyon jeudi 20 février accompagnée de ce dernier pour promouvoir son premier film, Le sens de l’humour. L’histoire d’une femme, Elise, élevant seule son enfant après le décès de son mari, traité ici avec un recul qui ne place pas tant le film dans la thématique du deuil que celle du retour à la vie. L’actrice réalisatrice et Antoine Chappey nous livrent quelques explications sur le film, qui sortira en salle mercredi 26 février.DSC02835

Avec Le sens de l’humour, vous passez du court-métrage au long-métrage, qu’est ce qui vous a motivés dans cette transition, et est ce que l’idée d’aborder une suite à l’un de vos précédents court-métrages, Fais de beaux rêves était votre fil conducteur dès le départ ?

Marilyne Canto : Oui, parce que je trouvais qu’il y avait quelque chose de romanesque dans ce personnage féminin. Effectivement sur le court-métrage c’était une femme chaos-debout, je disais que j’avais envie de suivre cette femme et quelle allait être sa capacité à se relever. Et la suite c’était ça, et cela me paraissait romanesque d’écrire ce portrait de femme, et c’est également le cas de cet enfant, car il était aussi présent dans le court-métrage, et comment ce couple dans le court-métrage allait réussir à traverser la vie avec le deuil… Le court-métrage métrage parlait effectivement de ce qu’est le choc, le traumatisme et comment on le traverse. Et là on est après… Le court-métrage était l’annonce brutale, et Le sens de l’humour sert à voir ce qu’il se passe après le traumatisme.

L’idée du titre vous est-elle venue tout de suite ? Car on peut se demander s’il ne s’agit pas davantage du « sens de l’amour ».

M.C. : Mais je pense qu’il lui manque les deux à cette femme. Mais c’est intimement lié, moi je me disais que ce n’était pas un titre illustratif. Je me disais que ce n’était pas une farce ou une comédie burlesque, c’est réellement une comédie dramatique qui allait mêler des choses graves et un ton léger. On allait surtout pas être mélodramatiques, on a essayé d’avoir de la légèreté, un ton dans le film qui permette de donner un sens à quelque chose qu’on pourrait voir comme un instinct de survie, et la vitalité, au fond…

Antoine Chappey : Et le titre était effectivement là tout de suite, avant même que le scénario soit fini.

M.C. : Oui, mais je pense presque que c’était une ligne de conduite, il fallait prendre la direction mais ne jamais la lâcher. Mais par contre ne surtout pas tomber dans le pathos !

21050332_20131017095053071Comment percevez vous tous les deux vos personnages, le vôtre Antoine étant très voire trop patient, et le personnage d’Elise de son côté est très changeant ?

M.C. : Je dirais que la patience de Paul fait sa force, et j’ai forcé le trait sur mon personnage qui à l’inverse a l’air fort, mais qui ne l’est pas du tout, car ce n’est que faiblesse et fragilité cette façon d’attaquer pour se défendre d’aimer. Cela la rend dur, franche et blessante, mais c’est une façon de se défendre… Elle est tiraillée par le présent et le passé ! Effectivement, le film raconte comment cette femme va se libérer du passer pour vivre un présent plus apaisé. Elle est exactement à un point de jonction. D’ailleurs c’est exactement une phrase de Freud qui dit qu’un deuil, c’est intégrer le passé, vivre avec, être réconcilié avec ce passé et avoir l’amour de la vie ! En tout cas, c’est un personnage humain ! Mais elle a de la colère en elle, ça c’est sûr. Toutes les choses qu’elle dit, elle pourrait dire le contraire au fond ! Elle est pulsionnelle, rien n’est prémédité chez elle !

En tant que spectateur par rapport à ce personnage changeant, on est pris dans une alternance entre une attraction pour ce personnage qui nous touche, et d’une seconde à l’autre on peut d’un coup avoir un sentiment de répulsion par rapport à elle, on va se crisper. C’est un personnage difficile à lire…

M.C. : Oui car c’est son mouvement à elle ! C’est exactement le mouvement qu’elle a vis-à-vis de Paul ! Je me disais qu’au fond c’était très intéressant. Le pari était quand même d’avoir de l’empathie pour ce personnage car son arrogance est symptomatique de sa vulnérabilité. Mais attendez on va parler de lui aussi ! [Rires].

A.C. : Je trouve que d’avoir fait le portrait de cette femme est certainement la chose la plus forte, avec cet étau entre son coté touchant et son coté presque antipathique. En tant que spectateur, puisque je suis aussi spectateur du film, je trouve cela très fort.

M.C. : Par rapport au personnage de Paul, je pense vraiment qu’il y a aussi une dimension valorisante à sauver cette femme et cette enfant. Ce n’est pas du tout un cliché mais ça révèle quelque chose d’héroïque dans le sens romanesque du terme, on arracherait cette femme et cet enfant à la douleur.

Et ce petit garçon, Samson Dajczman, comment l’avez-vous trouvé et comment l’avez-vous dirigée ?

M.C. : En fait, j’avais demandé à Julie, qui est ma productrice, et on était tombée d’accord sur le fait que comme le film était sur trois personnage, c’était très important de choisir le casting un an avant, de commencer la préparation dans des temps qui correspondent au tournage, mais que la recherche de l’enfant devait prendre plus de temps. Et moi je tenais absolument à passer du temps avec lui pour créer une familiarité et une complicité avec lui, c’était nécessaire, c’est comme ça qu’il fallait travailler ! Donc Julie a accepté de faire un casting un an avant, on voulait un casting sauvage, et surtout pas un enfant d’agence, un enfant qui ait déjà jouer, car la virginité me paraissait plus intéressante qu’un enfant qui aurait quelque tiques, à qui ont aurait déjà expliquer « comment jouer » alors que je ne vois pas du tout les choses comme ça. Puis on a trouvé Samson et on a tout de suite vu qu’il avait cette mélancolie et cette drôlerie ! Après, j’ai vraiment passé un an à le voir tous les mois, à aller le chercher à l’école… Je l’ai emmené partout ! On a passé énormément de temps ensemble et on est vraiment devenus très proches !

A.C. : Et en plus, ce n’était pas tant du travail car c’était une merveille ! Il avait 9 ans quand on a tourné, 8 quand on l’a connu, maintenant il en a 10 et il est adorable.

M.C. : Un mois avant le tournage, il faisait parfois des lapsus où il disait « Mam… Euh Marilyne ! » du coup je me disais que ça marchait, que quelque chose se passait ! Et je lui ai expliqué que la complicité tait là, mais que jouer c’est quand même du travail, qu’être naturel ne suffit pas donc il va falloir apprendre le texte par cœur, qu’il va falloir comprendre tout ce qui se passe dans le film, comme ça s’organise, il faut avoir conscience de l’esprit du film ! Et je lui ai demandé d’apprendre tous les dialogues par cœur un mois avant, de se les réciter et voilà, cette rigueur allait lui permettre d’être libre sur le plateau et il l’a compris très vite !

A.C. : Il oubliait complètement l’équipe autour de lui.

M.C. : Du coup, comme on en avait parlé pendant un an, il avait très envie de jouer ! Il y allait, et moi je crois à ce plaisir, à cette envie ! Le plaisir qu’il a a joué nous a nous-mêmes fait plaisir !

A.C. : Et comme il avait compris tous les enjeux, il était aussi bien capable de jouer des scènes très écrites, difficiles techniquement, caméra en mouvement, que d’improviser, d’pêtre libre. Parfois c’est l’un ou l’autre, lui faisait les deux.

M.C. : Puis il avait quand même des enjeux techniques incroyables car il y a beaucoup de plans séquences dans le film dont un qui dure 2 minutes 30, il n’y a pas de coupure, pas de gros plan, il fait la séquence de texte en entier ! Au début cette contrainte était un peu difficile mais très vite ça allait mieux ! Et puis Antoine c’est la même chose d’ailleurs ! [Rires].21050330_20131017095052614

Vous abordez le thème de la religion, juive en l’occurrence, vouliez-vous montrer la quête identitaire du petit garçon ou vouliez-vous montrer autre chose ?

M.C. : Oui, c’est sûr qu’il y a une quête identitaire, et aussi effectivement, déjà pour un adulte la mort est impensable alors pour un enfant c’est pire ! Alors la question de la religion, ou d’un entité qui serait au dessus, cela résout et cela aide… Alors que elle, elle peut vivre sans, s’adapter sans ce qui n’est pas le cas du petit garçons. Les enfants sont naturellement crédules et ils s’appuient là dessus. La question d’un au-delà peut être rassurante pour un enfant.

A.C : Et puis c’est une chose qui le relie à son père !

M.C. : Et la mère est très honnête avec lui en lui disant qu’elle est juive, mais elle se considère comme athée, donc elle pourra l’accompagner mais pas plus que ça ! Elle le ferait jusqu’à un certain point. Mais bien sûr c’est une façon de le relier à son père. Et évidemment, la religion ça rassure… A la base c’est le but ! [rires]. Je pense au fond que cet enfant se dit qu’il y a ce qu’il n’aura jamais, cette complicité avec un père, mais il y a le réel, qui est le personnage de Paul [Antoine Chappey], qui est réel, qui est la vie, donc la question est de savoir s’il on court derrière quelque chose qu’on aura peut être jamais, où est ce qu’on ce qu’il y a et ce qui est ici et maintenant… Je pense que l’enfant a cette intelligence de choisir, s’appuyer là dessus.

Au delà de la religion, il y a aussi tout une culture très présente, autour des livres, de la musique, le métier de votre personnage qui travaille au musée du Louvre, qui parle d’art etc… Cela était important pour vous de dresser cette dimension en toile de fond ?

M.C. : Oui alors c’est vrai que je faite par ça, et puis ça m’intéressait qu’il y ait une circulation des choses entre les gens, c’est à dire le goût, le mauvais goût, ces discussions sur le bon ou le mauvais goût me font beaucoup rire, où les gens disent « c’est atroce ! », ces gens qui ont des goûts très affirmés et qui s’engueulent ! [Rires] Voilà il n’y a rien de plus banal qu’un couple qui s’engueule à propos d’un meuble ! [Rires] Et là c’est bien ce qui se produit dans la scène de la brocante autour de l’achat du fauteuil pourri !

A.C. : Oui enfin ce fauteuil, je regrette, mais c’est peut être le moment d’en parler ! [Rires].

M.C. : Donc oui c’est vrai qu’avec Antoine on a ces discussions, et cela peut être des scènes de comédie. Puis j’aime que les objets aient du sens. Pour moi il y a quelque chose de poétique dans la circulation des objets, cela dit des choses sans que ce soit du texte, par exemple la clarinette, la kippa, les livres, les disques dont on se débarrasse. Cela dit quelque chose car au fond ce sont des étapes de la vie, et c’est pareil pour cet enfant, le fait d’insister à vouloir montrer cette clarinette, il y a quelque chose d’initiatique ! Il y a aussi l’exemple de la montre… Et tout cela permet de faire du cinéma sans texte, on place des images qui représentent l’absence, la montre est une présence-absence… A un moment donné dans le film, il y a un pauvre sapin par terre, abandonné, bon il faut avoir leur, mais Elise [Marilyne Canto] le contourne et cela la raconte d’une certaine manière. Quand elle choisit le fauteuil il est pourri, la lampe est cabossée, c’est exactement elle ! Elle choisit des choses qui lui ressemblent…

Est ce que les deux peintres qui symbolisent le parcours d’Elise ont été faciles à trouver, évident dans vos choix artistiques, de Léonard de Vinci qui ne finit par ses gestes à Claude Monet et ses nymphéas ?

M.C. : Vinci a été très vite trouvé car il y avait l’idée que… De toute façon les deux sont des peintres du bonheur, ils peignent quelque chose d’épanoui, ce n’est pas douloureux, et même si Monet a eu une vie compliqué il partageait ce qu’il aimait. Et Vinci ça a été assez évident sur Les madones épanouies. Mais pour Monet j’ai longtemps hésité avec Renoir et pour il deux, il y a un bonheur familial et la force de la nature sont très présents. Et chez Renoir il y avait La moulin de la galette, cette espèce de plénitude, d’accord avec la nature, donc oui j’hésitais beaucoup. Puis après, cinématographiquement, avec les nymphéas, on est tellement dans la couleur… Cette scène parle tout de suite aux enfants, alors que Renoir n’aurait peut être pas permis cela.21050334_20131017095053483

Dans votre film, vous avez choisi d’effacer toutes les couleurs chaudes de l’écran. Il n’y a pratiquement aucun rouge. Vous jouez aussi énormément avec la lumière naturelle, qui est une lumière assez hivernale, très blanche, et finalement quand on regarde l’affiche promotionnelle du film, on peut être un peu choqué de constater que les couleurs de l’affiche ne représentent absolument pas les couleurs présentes dans le film… Comment est ce que vous l’expliquez, et pouvoir avoir choisi ce type de mise en scène ?

M.C. : En fait vous répondez déjà à votre question parce que c’est exactement ça ! Néanmoins, je voulais que les intérieurs soient chauds, et j’ai récupéré cette chaleur par le bois, et des complémentaires roses. En fait je me suis complètement inspirée des impressionnistes ! Le bleu chez les impressionnistes, j’ai d’ailleurs été frappée à force d’aller à Orsay, à l’Orangerie… Moi à force comme couleur primaire dominante qu’il me reste, c’est le bleu ! Et que ce soit chez Monet, Renoir ou d’autres, ils ont tous l’éruption du bleu ! Dans les robes, dans les costumes, les décors… Et à force d’en voir ç a a commencé à imprimer mon esprit et je me disais que c’était très intéressant à l’image, et sur les peaux cela a un effet très intéressant. En fait, le numérique n’est pas extraordinaire, c’est difficile à travailler, c’est pas comme la pellicule quoi ! On n’a pas cette délicatesse sur les peaux, il y a quelque chose de cruel… Donc je me suis demandé ce qu’on pouvait faire et justement il fallait travailler avec des couleurs soutenues, sombres, surtout par de couleurs criardes, pas de dominante rouge, tout à fait ! Je ne voulais ni de rouge ni de jaune, et effectivement je voulais la lumière naturelle avec des contre-jours et de la surexposition parce que je trouve ça très beau. Cela devient intéressant en numérique cela ! Beaucoup plus que la lumière « électrique » qui vire au jaune ! Et alors, en ce qui concerne l’affiche, en fait nous affons essayé des affiches avec les couleurs du film et ça ne marchait pas ! C’est étrange ! Cela ne rendait pas un bleu d’hiver… Moi je voulais une image contrastée car le film l’est un peu quand même. Et il se trouve que le jour où cette photo a été prise, il y avait une vraie lumière dorée magnifique, donc on s’est appuyé sur le doré et le noir, mais là c’est vrai qu’on quitte les impressionnistes.

En tout cas dans le film, étant donné que vous parlez d’une forme de reconstruction familiale, de retour à la vie pour reprendre vos mots, on aurait pu s’attendre à ce que les couleurs redeviennent plus chaleureuses, reprennent le dessus…

M.C. : Oui, mais en même temps je trouve qu’il y a une certaine douceur dans cet appartement. Ce sont des couleurs froides mais on l’a réchauffé avec le bois, les livres, les rideaux… On a fait une composition avec le décorateur où l’atmosphère resterait chaude en dépit des couleurs froides. En tout cas nous sommes en hiver, je voulais faire une film d’hiver, j’adore les couleurs d’hiver ! C’est très beau à l’image.

Cette douceur fait naître une forme d’intimité très présente à la fois à l’intérieur de l’appartement, mais aussi dans les scène d’extérieur où l’on ressent vraiment la vie de quartier parisienne…

M.C. : Oui voilà, c’est ce que je voulais, qu’en dépit de l’hiver, qu’il y ait un réel qui soit circonscrit dans un périmètre qui s’inspire vraiment de la vie ! Cette vie telle que nous l’avons tous, et ça m’importait beaucoup qu’il y ait quelque chose de réel, de véridique dans cette circulation. Ca donnait aux personnages et au films leur vérité.

Comment percevez vous tous les deux vos personnages, le vôtre Antoine étant très voire trop patient, et le personnage d’Elise de son côté est très changeant ?

M.C. : Je dirais que la patience de Paul fait sa force, et j’ai forcé le trait sur mon personnage qui à l’inverse a l’air fort, mais qui ne l’est pas du tout, car ce n’est que faiblesse et fragilité cette façon d’attaquer pour se défendre d’aimer. Cela la rend dur, franche et blessante, mais c’est une façon de se défendre…

Finalement Marilyne, votre personnage est celui qui est le plus changeant, le plus lunatique, presque antipathique à certains moments, où se situe t-elle finalement, dans un passé duquel elle n’arrive jamais complètement à s’arracher où dans un présent qui l’effraye ?

M.C. : C’est exactement ça, elle est les deux ! Elle est tiraillée par le présent et le passé ! Effectivement, le film raconte comment cette femme va se libérer du passer pour vivre un présent plus apaisé. Elle est exactement à un point de jonction. D’ailleurs c’est exactement une phrase de Freud qui dit qu’un deuil, c’est intégrer le passé, vivre avec, être réconcilié avec ce passé et avoir l’amour de la vie ! En tout cas, c’est un personnage humain ! Mais elle a de la colère en elle, ça c’est sûr. Toutes les choses qu’elle dit, elle pourrait dire le contraire au fond ! Elle est pulsionnelle, rien n’est prémédité chez elle !

En tant que spectateur par rapport à ce personnage changeant, on est pris dans une alternance entre une attraction pour ce personnage qui nous touche, et d’une seconde à l’autre on peut d’un coup avoir un sentiment de répulsion par rapport à elle, on va se crisper. C’est un personnage difficile à lire…

M.C. : Oui car c’est son mouvement à elle ! C’est exactement le mouvement qu’elle a vis-à-vis de Paul ! Je me disais qu’au fond c’était très intéressant. Le pari était quand même d’avoir de l’empathie pour ce personnage car son arrogance est symptomatique de sa vulnérabilité. Mais attendez on va parler de lui aussi ! [Rires].

A.C. : Je trouve que d’avoir fait le portrait de cette femme est certainement la chose la plus forte, avec cet étau entre son coté touchant et son coté presque antipathique. En tant que spectateur, puisque je suis aussi spectateur du film, je trouve cela très fort.

M.C. : Par rapport au personnage de Paul, je pense vraiment qu’il y a aussi une dimension valorisante à sauver cette femme et cette enfant. Ce n’est pas du tout un cliché mais ça révèle quelque chose d’héroïque dans le sens romanesque du terme, on arracherait cette femme et cet enfant à la douleur.21050335_2013101709505365

Propos recueillis par Guillaume Perret le jeudi 21 février à Lyon.

Photographies du film : © Pyramides Distribution.

 

 

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