Newsletter du dimanche 2 mars 2014

SEMAINE DU 3 AU 9 MARS

21035588_20130902155928563

Notre concours photo sur la cinéphilie est lancé, prenez le temps pendant les vacances pour participer ! Lisez les consignes du concours. et profitez de cette semaine de vacances pour y participer ! Bobinophile vous promet un bel événement et beaucoup de surprises !

10 Pass VOD UniversCiné à gagner en nous écrivant à l’adresse bobinophile@gmail.com pour le film LES RENCONTRES D’APRES MINUIT de Yann Gonzales en répondant à la question suivante avant mercredi : « Quel lien de parenté unit le réalisateur au leader du groupe M83 qui a composé la musique du film?

SORTIES NATIONALES (mercredi 5 mars)

Nous avons vu :

Arrête ou je continue de Sophie Fillères (France, 2014, 1h42) : Pomme et Pierre sont ensemble depuis longtemps. Est-ce encore de l’amour ou sont-ils pris dans cette combine qu’est devenu leur couple, dans ce numéro qui se joue presque malgré eux ? Il la dénigre. Elle le rabaisse. Ce n’est pas tant qu’ils ne peuvent plus se supporter – encore que – c’est qu’ils n’en peuvent plus d’être deux, et ces deux là. « Arrête ou je continue » l’un comme l’autre pourrait le dire. Et pourtant…Ils ont encore quelques élans, ils veulent y croire encore, s’accrochent à de plates déclarations ou à une gentillesse, ils ont encore l’humour de leur amour, même éreinté. Ils ont l’habitude de longues marches en forêt. Au cours de l’une d’elle, Pomme refuse de rentrer. Non. Juste non. Qu’il lui file le kway, qu’il lui file le pull, qu’il lui file le sac, elle reste… Elle disparaît dans les taillis. Sans fracas. Pire oeuvre française de ce début d’année, qui ne parvient même pas à mettre en valeur deux de nos meilleurs acteurs: Mathieu Amalric et Emmanuelle Devos. Arrête ou je continue est un film autarcique en cela qu’il est complètement déconnecté de toute réalité, joue sur des dialogues absurdes pour se donner une forme d’originalité qui ne fait au contraire qu’amplifier le désastre. Lire une interview de la réalisatrice et de Emmanuelle Devos par deux membres de Bobinophile.

Nous parions sur :

Diplomatie de Volker Schlöndorff (film historique, France, 2014, 1h24) : La nuit du 24 au 25 août 1944. Le sort de Paris est entre les mains du Général Von Choltitz, Gouverneur du Grand Paris, qui se prépare, sur ordre d’Hitler, à faire sauter la capitale. Issu d’une longue lignée de militaires prussiens, le général n’a jamais eu d’hésitation quand il fallait obéir aux ordres. C’est tout cela qui préoccupe le consul suédois Nordling lorsqu’il gravit l’escalier secret qui le conduit à la suite du Général à l’hôtel Meurice. Les ponts sur la Seine et les principaux monuments de Paris, comme le Louvres ou la Tour Eiffel, sont minés et prêts à exploser. Utilisant toutes les armes de la diplomatie, le consul va essayer de convaincre le général de ne pas exécuter l’ordre de destruction.

Se battre de Jean-Pierre Duret et Andréa Santana (France, 2013, 1h30) : De nombreux Français de tous âges connaissent aujourd’hui des fins de mois difficiles. Nous ignorons presque tout de ces vies, de leur intimité, de leur quotidien, de leur combat pour survivre. Stigmatisés sous des mots trompeurs et injustes, ils sont la face noire et muette de notre société telle que nous sommes en train de l’accepter. Pourtant, en eux, il y a le désir de révolte, les rêves, la rage de vivre, et les mots pour le dire. Seuls à leurs côtés, les bénévoles des associations d’entraide, une véritable armée de l’ombre, se donnent sans compter pour une idée de la justice et du bien commun. Leurs énergies rassemblées nourrissent l’envie de continuer à vivre ensemble et tracent un chemin d’espoir pour tous. C’est le don fragile du cinéma de nous mettre de plein-pied avec ces fragments d’existence, à la fois offerts et pourtant si pudiques.

Dans l’ombre de Mary – La promesse de Walt Disney de John Lee Hancock (Etats-Unis, 2014, 2h05) : Dans sa quête pour obtenir les droits d’adaptation du roman Mary Poppins, Walt Disney va se heurter à l’auteure, Pamela Lyndon Travers, femme têtue et inflexible qui n’a aucunement l’intention de laisser son héroïne bien-aimée se faire malmener par la machine hollywoodienne. Mais quand les ventes du livre commencent à se raréfier et que l’argent vient à manquer, elle accepte à contre-cœur de se rendre à Los Angeles pour entendre ce que Disney a imaginé…Au cours de deux semaines intenses en 1961, Walt Disney va se démener pour convaincre la romancière. Ce n’est qu’en cherchant dans le passé de P.L. Travers, et plus particulièrement dans son enfance, qu’il va découvrir la vérité sur les fantômes qui la hantent. Ensemble, ils finiront par créer l’un des films les plus inoubliables de l’histoire du 7ème art… Le film est nommé aux Oscars dans la catégorie Meilleure bande-originale.

ENCORE DANS LES SALLES

Nous avons aimé :

21055102_20131106102958541The Grand Budapest Hotel, de Wes Anderson : Les aventures de Gustave H. et de son allié, Zéro Mustafa, le lobby-boy, donnent l’occasion à Wes Anderson d’ériger une passerelle entre un passé en décrépitude et un avenir menacé par la montée du nazisme en Europe. Entre nostalgie et crainte, il ne s’éloigne jamais de son identité cinématographique colorée qui repousse les limites de l’absurde et fait de ce récit soigneusement écrit un moment incontestablement agréable et plaisant à regarder. La mise en scène, si elle ne manque pas d’idées, est plus millimétrée que jamais, et peut s’imposer parfois comme un affront à l’émotion: c’est peut-être ce qui empêche ce dernier opus d’Anderson d’être le chef-d’oeuvre tant attendu, malgré ses nombreuses qualités et son rythme trépidant. Lire une critique et des questions au réalisateur.445377

Only lovers left alive, de Jim Jarmusch : Only lovers left alive reste dans l’esprit des oeuvres précédentes de Jarmusch: un film subtil, contemplatif, auquel s’ajoute ici une esthétique vintage et sensuelle qui saisit le spectateur. Tom Hiddleston et Tilda Swinton interprètent à merveille une relation amoureuse intense qui contraste avec la fragilité des personnages. Entre les visions nocturnes des villes de Tanger et Detroit et ce couple de vampires vivant au milieu des livres et des vieux instruments, Jarmusch mêle le fantastique à un monde moderne en voie d’auto-destruction, et cette combinaison est une réussite. Un petit bémol peut-être pour certains, à propos du personnage d’Ava, des dialogues et de la latence du récit, mais cela n’empêche pas Only lovers left alive d’être un film profondément poétique qui s’offre à nous en tant que contemplation onirique de l’éternité.

Un été à Osage county de John Wells : Étrange réunion de famille que celle qui rassemble Meryl Streep, Julia Roberts, Ewan McGregor et Benedict Cumberbatch autour de la même table. On pouvait s’attendre à ce que ces grands acteurs hollywoodiens nous offre une vision assez stéréotypée des déchirements familiaux des Weston: or, ce film touche juste, et fait preuve d’un réalisme poignant, sans pour autant sombrer dans le pathos. Meryl Streep porte à merveille le film en incarnant une matriarche auto-destructrice qui donne quelque chose de burlesque à cette famille parfaitement dysfonctionnelle.

591914Abus de faiblesse, de Catherine Breillat : Cet abus de faiblesse est une mise en abîme de la vie de la réalisatrice et par là même, une mise en avant passionnante du récit de soi. La grande richesse du film plus que dans ce qu’il dit et ce qu’il montre, réside dans les non-dits qui nous laissent entrevoir une relation bien plus complexe entre les personnages de Maud et Vilko, interprétés par un duo impressionnant tiré par une Isabelle Huppert qui se surpasse dans cette performance physique. Une relation bien plus riche qu’une simple escroquerie, qui va puiser dans l’amitié voire dans l’amour, et finalement une certaine forme de respect mutuel. Le bilan pousse très loin le vertige que l’on peut traverser dans une phase de perdition de soi. Abus de faiblesse marque assurément le cinéma français de ce début d’année par sa grande justesse et sa réalisation experte. Lire une interview de la réalisatrice par deux membres de Bobinophile pour Courte-Focale et une critique du film.

Ils nous ont divisés :

Le sens de l’humour, de Marilyne Quinto : Cela commence à devenir dommage, voire condamnable, que certains cinéastes se contentent de jouerla carte de la mise en scène froide – ici, Canto efface toute couleur chaude de l’écran et capture presque uniquement la lumière naturelle – pour prétendre retrancrire les états d’âme des personnages, faire émerger une ambiance terne dans laquelle son propre personnage semble éternellement se complaire. Ces choix qui nous proposent une lecture « par procuration » pourrait-on dire pour raconter quelque chose ne suffisent en rien à faire entrer le spectateur dans les scènes. Au contraire, on s’en trouve presque constamment exclus, condamnés à regarder ce glacis à travers l’entrebaillement d’une porte… On relativisera toutefois en soulignant quelques moments de tendresse touchants où les personnages se livrent enfin et au cours desquels l’alchimie entre les trois personnages fonctionne. Lire une interview des acteurs Marilyne Canto et Antoine Chappey par un membre de Bobinophile.21050335_2013101709505365Gloria, de Sebastian Lelio : L’actrice Paulina Garcia, récompensée à la Berlinale 2013, est excellente, banale, charmante et imparfaite juste comme il faut. Elle donne tout son mordant et toute sa mélancolie à ce portrait sentimental d’une quasi-sexagénaire divorcée. Mais le réalisateur, lui, ne sait pas faire déborder son film au-delà de la petite expérience d’empathie sagement programmée. Très oubliable donc.

Mea Culpa, de Fred Cavayé : Beaucoup de maladresses, mais le polar d’action français est un sous-genre national si peu représenté qu’on saurait difficilement ne pas mettre en avant son représentant quasi-unique lorsqu’il sort un nouvel opus. Lire une critique du film sur Le Mauvais Coton.

American Bluff, de David O. Russel : Un bon film des sixties avec des escrocs aux grands cœurs, des femmes au foyer dépressives, des politiciens véreux, de la musique rock et des paillettes. On pourrait reprocher à David O. Russell d’en faire trop, de revisiter le film d’arnaque pour en faire un film fleur bleue et parodique, un peu attendu après Happiness Therapy… Mais il nous offre ici la matière d’un cinéma roublard, exubérant et incroyablement sexy: peut-être pas un grand film, mais un bon moment passé avec des acteurs au jeu juste et une narration entraînante.

La belle et la bête, de Christophe Gans : La beauté visuelle du film ne parvient pas à couvrir les défauts flagrants de cette nouvelle version du célèbre conte, à savoir: un scénario bien trop complexe donc une narration qui s’égare, des longueurs et une difficulté à faire passer l’émotion. Malgré tout, l’ensemble tient la route et cela fait réellement plaisir de voir ce genre de films produits en France.

Nous vous déconseillons :

Week-ends, de Anne Villacèque : Un détraquage du quotidien – ces week-ends institués et répétitifs – dont la cause est à chercher dans la rupture entre Christine (Karin Viard), et Jean (Jacques Gamblin). L’équilibre entre les deux couples amis de presque 30 ans disparaît, les regards changent, et l’on se rend compte que sous les broutilles du quotidien, une joute verbale pour une place de parking ouvrant à titre d’exemple le film, se cache le véritable problème qu’on n’avait pas vu arriver ou que l’on avait peut être décidé d’ignorer… Dans une forme narrative qui choisit un lieu unique filmé à divers moments de l’année, Anne Villacèque capte les interrogations de la cinquantaine, cet « entre-deux âges » menaçant et déstabilisant, à travers quatre personnages emmenés par celui de Christine, la plus excessive et contrastée, interprétée par une Karin Viard qui ajoute une légère saveur à ce récit qui, somme toute, souffre d’un scénario finalement trop pauvre et inabouti ne permettant jamais de faire décoller l’intrigue vers une réflexion véritablement prenante… Finalement, que tirer de la pauvreté de la mise en miroir de deux couples mettant en lumière le poids de l’âge ? Peut être le constat que le cinéma français n’a parfois pas grand chose à raconter… Lire une interview de la réalisatrice et de Karin Viard par un membre de Bobinophile.

ÉVÉNEMENTS

Soirée d’ouverture de la 4e édition du festival Écrans Mixtes avec la projection du documentaire I am Divine de Jeffrey Schwarz : mercredi 5 mars à 20h30 au ComoediaL’histoire de Divine, alias Harris Glenn Milstead : du jeune homme en surpoids de Baltimore à la drag queen de renommée internationale qu’il est devenu grâce à sa collaboration avec John Waters. Faisant fi des idées préconçues à propos de la beauté et des convenances en matière d’apparence physique, d’identité sexuelle et de sexualité, Divine est le symbole absolu du marginal devenu égérie underground.

Projection/Rencontre Se battre en présence des réalisateurs Jean-Pierre Duret et Andréa Santana : jeudi 6 mars à 20h au Comoedia (voir résumé dans la rubrique « sorties nationales).

6ème édition du printemps des poètes, « Place au poème ! » : Samedi 8 mars entre 14h00 et 17h00 au Comoedia. Les « Brigades d’intervention poétique » feront des lectures de poèmes au Comoedia et le long de la ligne T2.

A L’INSTITUT LUMIÈRE

25 rue du Premier-Film

Métro D Monplaisir-Lumière

Tél. 04 78 78 18 95

http://www.institut-lumiere.org

Rétrospective Ingmar Bergman

Auteur d’une oeuvre à la fois profondément suédoise et touchant à l’universel, Bergman n’aura eu de cesse d’ausculter les tréfonds de l’âme humaine avec une acuité bouleversante. Cinéaste du couple, de l’existence mise à nu, il est aussi un cinéaste des sens, de la sensualité, du désir, de la sexualité, où l’humour et l’ironie peuvent poindre même au coeur du drame.

penn01-web© The Irving Penn Foundation.

En présence d’un Clown (Larmar och gör sig till, Suède, 1997, 1h58, couleur, avec Börje Ahlstedt, Marie Richardson, Erland Josephson): 1925. Un ingénieur, admirateur de Schubert, est interné dans un asile. Il projette d’inventer le cinéma parlant et met en scène les derniers jours du musicien… Film tourné pour la télévision, « l’aboutissement de tout un pan de l’oeuvre de Bergman, liant fantastique et burlesque. » (Jacques Aumont). Séances : Mardi 4 mars 16H30 – Jeudi 6 mars 21H.

Les Fraises sauvages (Smultronstället, Suède, 1957, 1h31, N&B, avec Victor Sjöström, Bibi Andersson, Ingrid Thulin, Gunnar Björnstrand): Entre songes et réalité, le voyage en forme d’examen de conscience d’un vieux professeur… Avec Le Septième sceau, Bergman a gagné sa liberté vis-à-vis des studios. Il livre alors ce film très personnel, premier bilan de vie, à 40 ans. Avec son père spirituel, le cinéaste et acteur Victor Sjöström. Séances : Mardi 4 mars à 19h, lors de la soirée d’ouverture, présentée par Fabrice Calzettoni – Jeudi 6 mars 17H – Samedi 8 mars 14H30.

Sourires d’une nuit d’été (Sommarnattens leende, Suède, 1955, 1h42, N&B, avec Ulla Jacobsson, Eva Dahlbeck, Harriet Andersson, Gunnar Björnstrand) : 1900. Amants, femmes et maîtresses : chassé-croisé amoureux le temps d’une nuit… Auteur prolifique, maîtrisant son art à la perfection, Bergman mélange ici les genres dans un film tour à tour cocasse, libertin, tragique, poétique et surréaliste. Séance : mercredi 5 mars 17H.

Sonate d’automne (Herbstsonat/Höstsonaten, R.F.A., 1978, 1h39, couleur, avec Ingrid Bergman, Liv Ullmann, Lena Nyman): Les retrouvailles d’Eva et de sa mère, pianiste célèbre, après sept ans de séparation… Meurtri par les accusations de fraude fiscale, après l’Allemagne, c’est en Norvège qu’il tourne cette bouleversante Sonate avec l’immense actrice suédoise, peu avant sa mort. Séance : Mercredi 5 mars 19H.

La Source (Jungfrukällan, Suède, 1960, 1h29, N&B, avec Max von Sydow, Birgitta Valberg, Gunnel Lindblom). A sa sortie, le film a été interdit aux moins de 16 ans : Au XIVe siècle, la rencontre tragique d’une jeune fille et de trois bergers… A son théâtre durant l’année, tournant l’été, Bergman adapte ici une légende nordique. Première collaboration avec le chef-opérateur Sven Nykvist, futur fidèle. La violence de certaines scènes divisera le public. Séance unique le vendredi 7 mars à 19H.

Le Septième sceau (Det sjunde inseglet, Suède, 1957, 1h36, N&B, avec Max von Sydow, Gunnar Björnstrand, Bengt Ekerot, Nils Poppe, Bibi Andersson): Au Moyen-Âge, un chevalier rentre des croisades… L’un des chefs-d’oeuvre du cinéaste. Ingmar Bergman : « Une allégorie sur l’homme, sa recherche éternelle de Dieu, avec la mort comme seule certitude. » Séance le samedi 8 mars à 18H45.

Persona (Suède, 1966, 1h25, N&B, Bibi Andersson, Liv Ullmann, Margaretha Krook, Gunnar Björnstrand): Au bord de la Baltique, une actrice souffrante et son infirmière se lient d’une amitié profonde… Bergman : « Je sais aujourd’hui que dans Persona, je suis allé aussi loin que je peux aller. » Une réflexion sur l’art puissamment libre et inventive avec un duo d’actrices d’exception. Séance : dimanche 9 mars 14H30.film-persona5

Mais aussi…

M le maudit de Fritz Lang (1931, 1h45) : Revoir sur grand écran le terrible Peter Lorre et son sifflement angoissant. Séances : Mardi 4 mars 14H30 – Mercredi 5 mars 21H – Jeudi 6 mars 19H – Vendredi 7 mars 17H – Samedi 8 mars 20H30.

Le Dernier nabab d’Elia Kazan (1976, 2h03) : Le directeur de production d’un grand studio de cinéma rencontre le sosie de sa femme défunte… Les adieux au cinéma de Kazan, avec De Niro, Mitchum et Curtis. Séances : Mardi 4 mars 21H – Jeudi 6 mars 14H30 – Vendredi 7 mars 14H30 – Samedi 8 mars 16H30.

The Party de Blake Edwards (1968, 1h39) : Les tribulations d’un petit acteur indien de seconde zone (Peter Sellers) – et gaffeur irrésistible – dans la jet-set hollywoodienne… Hilarant ! Séance le Dimanche 9 mars à 18H30.

La Piscine de Jacques Deray (1969, 1h59) : En plein été, la quiétude d’un couple (Alain Delon, Romy Schneider) est troublée par l’arrivée d’un ami et de sa (très jolie) fille (Maurice Ronet, Jane Birkin). Sensualité, jalousie et suspense… Séance le dimanche 9 mars à 16H15.

Avant première : De toute nos forces, en présence de Nils Tavernier, Jacques Gamblin, Fabien Héraud le vendredi 7 mars à 21H. Comme tous les adolescents, Julien rêve d’aventures et de sensations fortes. Mais lorsqu’on vit dans un fauteuil roulant, ces rêves-là sont difficilement réalisables.Pour y parvenir, il met au défi son père de concourir avec lui au triathlon « Ironman » de Nice: une des épreuves sportives les plus difficiles qui soit.Autour d’eux, c’est toute une famille qui va se reconstruire pour tenter d’aller au bout de cet incroyable exploit.

Ciné-concert à l’auditorium de Lyon : Samedi 8 mars à 18h. Monte là-dessus ! de Fred C. Newmeyer et Sam Taylor (Safety Last !, États-Unis, 1923, 1h20, N&B, avec Harold Lloyd, Mildred Davis, Bill Strothers) : Un garçon arrive à Los Angeles avec l’ambition de faire fortune, pour épouser celle qu’il aime. Il décroche un emploi dans un grand magasin. À deux doigts d’être renvoyé, il propose à son patron de monter un gros coup publicitaire : l’escalade, par l’un de ses amis, de la façade du gratte-ciel du magasin. Le jour dit, l’ami se défile… Le héros créé par Harold Lloyd, reconnaissable à ses lunettes d’écaille rondes et à son canotier, incarne le parfait boy next door maladroit et optimiste et offre un miroir de la société de son temps, une évocation du rêve américain, où l’on assiste au boom de la publicité et de la consommation. Mais la force de Monte là-dessus ! réside surtout dans la virtuosité de l’enchaînement des cascades (réalisées par Lloyd lui-même) et des gags, qui se succèdent à un rythme effréné. On redécouvre aujourd’hui l’hurluberlu à lunettes, dont la célébrité posthume fut éclipsée par celle de Buster Keaton et de Charlie Chaplin, et qui n’a pas fini de dire son dernier mot.On se délecte à l’avance à l’idée que son humour décalé rencontre celui de Paul Goussot, jeune organiste rompu à l’exercice du cinéma muet qui aurait presque un petit air d’Harold Lloyd… Le public de l’Auditorium a eu l’occasion de découvrir son talent en octobre 2012 lors d’une joute d’improvisation où il passait avec brio de l’orgue au clavecin, improvisant avec la même aisance un concerto baroque ou un boeuf endiablé. Belles émotions en perspective !

DANS LE POSTE CETTE SEMAINE

Lundi :

  • Le juge Fayard dit « le shérif » de Yves Boisset à 20h50 sur Arte
  • La défense Lincoln de Brad Furman à 20h50 sur D8

Mardi :

  • Corrina, Corrina de Jessie Nelson à 20h50 sur D8

Mercredi :

  • The Housemaid de Im-Sang soo à 20h50 sur Arte suivi de La servante de Kim Ki-young
  • Le nom des gens de Michel Leclerc à 20h45 sur France 4

Jeudi :

  • Happy feet de George Miller à 20h45 sur TMC
  • Sans arme, ni haine, ni violence de Jean-Paul Rouve à 22h50 sur D17

Dimanche :

  • Les femmes du 6ème étage de Philippe Le Guay à 20h45 sur France 2
  • [le choix de la rédaction] Frida de Julie Taymor à 20h50 sur Arte : la vie de Frida Kahlo, son oeuvre, ses douleurs, interprétée de façon juste par Salma Hayek.

Bonnes vacances et bons films à tous !

L’équipe de Bobinophile

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s