Newsletter du dimanche 16 mars 2014

SEMAINE DU 17 AU 23 MARS

Printemps du cinéma :

la séance à 3,50 euros

dans tous les cinémas

dimanche, lundi et mardi !

 

SORTIES NATIONALES (mercredi 19 mars)

Nous avons vu :

033064Her de Spike Jonze (romance/science-fiction, Etats-Unis, 2014, 2h06) : Los Angeles, dans un futur proche. Theodore Twombly, un homme sensible au caractère complexe, est inconsolable suite à une rupture difficile. Il fait alors l’acquisition d’un programme informatique ultramoderne, capable de s’adapter à la personnalité de chaque utilisateur. En lançant le système, il fait la connaissance de ‘Samantha’, une voix féminine intelligente, intuitive et étonnamment drôle. Les besoins et les désirs de Samantha grandissent et évoluent, tout comme ceux de Theodore, et peu à peu, ils tombent amoureux… Très beau film sur la solitude moderne et l’amour toujours plus virtuel. Her, par sa recherche obsédante d’un corps-sœur, est un acte résistant contre cette obsolescence programmée. Lire la critique d’un membre de Bobinophile.

Nous parions sur :

Wrong cops de Quentin Dupieux (comédie, France, 2014, 1h30) : Après Rubber, le pneu tueur, Quentin Dupieux revient avec une histoire de flic pourris de Los Angeles. Duke, un dealer, est accompagné par un obsédé sexuel, une flic maître chanteur, un chercheur de trésor au passé douteux, un borgne difforme se rêvant star de techno… Leur système fait de petites combines et de jeux d’influence se dérègle lorsque la dernière victime de Duke le dealer, un voisin laissé pour mort dans son coffre, se réveille.

The Canyons de Paul Schrader (thriller, Etats-Unis, 2014, 1h39) : Christian, jeune producteur de films ambitieux, est amoureux fou de Tara, une actrice qu’il abrite sous son toit. Obsédé par l’idée qu’elle le trompe, Christian fait suivre Tara et découvre qu’elle entretient effectivement une liaison. Sa jalousie se fait d’autant plus grande que l’amant de Tara n’est autre que Ryan, ex petit-ami de cette dernière qu’elle a imposé sur le futur projet cinématographique de Christian.Le producteur décide alors de les piéger tous les deux, sacrifiant au passage ce qui lui reste d’humanité dans des jeux pervers et violents…

ENCORE EN SALLE

Diplomatie de Volker Schlöndorff ; Monuments Men de Georges Clooney (Etats-Unis et Allemagne, 2014, 1h58) ; Les chiens errants de Tsai Ming-liang (Taïwan et France, 2014, 2h18) ; Son épouse de Michel Spinosa (France, 2014, 1h47) ; How I live now de Kevin Macdonald (Grande-Bretagne, 2014, 1h46)

Nous avons aimé :

137574The Grand Budapest Hotel, de Wes Anderson : Les aventures de Gustave H. et de son allié, Zéro Mustafa, le lobby-boy, donnent l’occasion à Wes Anderson d’ériger une passerelle entre un passé en décrépitude et un avenir menacé par la montée du nazisme en Europe. Entre nostalgie et crainte, il ne s’éloigne jamais de son identité cinématographique colorée qui repousse les limites de l’absurde et fait de ce récit soigneusement écrit un moment incontestablement agréable et plaisant à regarder. La mise en scène, si elle ne manque pas d’idées, est plus millimétrée que jamais, et peut s’imposer parfois comme un affront à l’émotion: c’est peut-être ce qui empêche ce dernier opus d’Anderson d’être le chef-d’oeuvre tant attendu, malgré ses nombreuses qualités et son rythme trépidant. Lire une critique et des questions au réalisateur.

Se battre de Jean-Pierre Duret et Andréa Santana : La pauvreté ordinaire est traitée avec une distance parfaite grâce à un récit choral qui ne garde que l’essentiel et touche en plein coeur. Difficile de ne pas s’émouvoir devant des images qui nous mettent tous en reflet. Poignant, fort et juste, ce documentaire en quête d’audience mérite d’être vu !

Only lovers left alive, de Jim Jarmusch : Only lovers left alive reste dans l’esprit des oeuvres précédentes de Jarmusch: un film subtil, contemplatif, auquel s’ajoute ici une esthétique vintage et sensuelle qui saisit le spectateur. Tom Hiddleston et Tilda Swinton interprètent à merveille une relation amoureuse intense qui contraste avec la fragilité des personnages. Entre les visions nocturnes des villes de Tanger et Detroit et ce couple de vampires vivant au milieu des livres et des vieux instruments, Jarmusch mêle le fantastique à un monde moderne en voie d’auto-destruction, et cette combinaison est une réussite. Un petit bémol peut-être pour certains, à propos du personnage d’Ava, des dialogues et de la latence du récit, mais cela n’empêche pas Only lovers left alive d’être un film profondément poétique qui s’offre à nous en tant que contemplation onirique de l’éternité.

Un été à Osage county de John Wells : Étrange réunion de famille que celle qui rassemble Meryl Streep, Julia Roberts, Ewan McGregor et Benedict Cumberbatch autour de la même table. On pouvait s’attendre à ce que ces grands acteurs hollywoodiens nous offre une vision assez stéréotypée des déchirements familiaux des Weston: or, ce film touche juste, et fait preuve d’un réalisme poignant, sans pour autant sombrer dans le pathos. Meryl Streep porte à merveille le film en incarnant une matriarche auto-destructrice qui donne quelque chose de burlesque à cette famille parfaitement dysfonctionnelle.

Abus de faiblesse, de Catherine Breillat : Cet abus de faiblesse est une mise en abîme de la vie de la réalisatrice et par là même, une mise en avant passionnante du récit de soi. La grande richesse du film plus que dans ce qu’il dit et ce qu’il montre, réside dans les non-dits qui nous laissent entrevoir une relation bien plus complexe entre les personnages de Maud et Vilko, interprétés par un duo impressionnant tiré par une Isabelle Huppert qui se surpasse dans cette performance physique. Une relation bien plus riche qu’une simple escroquerie, qui va puiser dans l’amitié voire dans l’amour, et finalement une certaine forme de respect mutuel. Le bilan pousse très loin le vertige que l’on peut traverser dans une phase de perdition de soi. Abus de faiblesse marque assurément le cinéma français de ce début d’année par sa grande justesse et sa réalisation experte. Lire une interview de la réalisatrice et une critique498762

Ils nous ont divisés :

Dans l’ombre de Mary – La promesse de Walt Disney de John Lee Hancock : Ce film, on pouvait s’en douter, est une vraie retombée en enfance: on se réjouit de retrouver les chansons de Mary Poppins, ainsi qu’un personnage principal décalé, autoritaire mais attachant. Cependant, Dans l’ombre de Mary reste très classique et attendu, voire un peu larmoyant dans les passages qui concernent l’enfance de l’auteure P. L. Travers. Tom Hanks et Emma Thompson, pour leur part, effectuent une performance sans surprise. Cette production Disney sur Disney, qui fait parfois un peu trop penser à de l’autopromotion, ne nous laissera donc pas un souvenir impérissable.

L’étrange couleur des larmes de ton corps, de Hélène Cattet et Bruno Forzani : Les idées visuelles et sonores, pour originales qu’elles soient, sont appréciables tant que le film ne tombe pas dans l’excès et la surrenchère, ce qu’il ne tarde pas à faire bien plus encore que dans Amer, le premier film des deux réalisateurs. Même s’ils nous offrent ici un giallo techniquement impressionnant, l’expérience est violente et nos corps ne peuvent la supporter. Non-avertis s’abstenir. Lire une interview des réalisateurs et une critique.

Le sens de l’humour, de Marilyne Quinto : Cela commence à devenir dommage, voire condamnable, que certains cinéastes se contentent de jouer la carte de la mise en scène froide – ici, Canto efface toute couleur chaude de l’écran et capture presque uniquement la lumière naturelle – pour prétendre retrancrire les états d’âme des personnages, faire émerger une ambiance terne dans laquelle son propre personnage semble éternellement se complaire. Ces choix qui nous proposent une lecture « par procuration » pourrait-on dire pour raconter quelque chose ne suffisent en rien à faire entrer le spectateur dans les scènes. Au contraire, on s’en trouve presque constamment exclus, condamnés à regarder ce glacis à travers l’entrebaillement d’une porte… On relativisera toutefois en soulignant quelques moments de tendresse touchants où les personnages se livrent enfin et au cours desquels l’alchimie entre les trois personnages fonctionne. Lire une interview des acteurs Marilyne Canto et Antoine Chappey.

Gloria, de Sebastian Lelio : L’actrice Paulina Garcia, récompensée à la Berlinale 2013, est excellente, banale, charmante et imparfaite juste comme il faut. Elle donne tout son mordant et toute sa mélancolie à ce portrait sentimental d’une quasi-sexagénaire divorcée. Mais le réalisateur, lui, ne sait pas faire déborder son film au-delà de la petite expérience d’empathie sagement programmée. Très oubliable donc.

La belle et la bête, de Christophe Gans : La beauté visuelle du film ne parvient pas à couvrir les défauts flagrants de cette nouvelle version du célèbre conte, à savoir: un scénario bien trop complexe donc une narration qui s’égare, des longueurs et une difficulté à faire passer l’émotion. Malgré tout, l’ensemble tient la route et cela fait réellement plaisir de voir ce genre de films produits en France.

Nous vous déconseillons :

Arrête ou je continue de Sophie Fillères : Pire oeuvre française de ce début d’année, qui ne parvient même pas à mettre en valeur deux de nos meilleurs acteurs: Mathieu Amalric et Emmanuelle Devos. Arrête ou je continue est un film autarcique en cela qu’il est complètement déconnecté de toute réalité, joue sur des dialogues absurdes pour se donner une forme d’originalité qui ne fait au contraire qu’amplifier le désastre. Lire l’interview de la réalisatrice et Emmanuelle Devos par deux membres de Bobinophile.

ÉVÉNEMENTS

012340Soirée hallucinée – projection en avant-première du film Real de Kiyoshi Kurosawa : lundi 17 mars à 20h au Comoedia. Atsumi, talentueuse dessinatrice de mangas, se retrouve plongée dans le coma après avoir tenté de mettre fin à ses jours. Son petit-ami Koichi ne comprend pas cet acte insensé, d’autant qu’ils s’aimaient passionnément. Afin de la ramener dans le réel, il rejoint un programme novateur permettant de pénétrer dans l’inconscient de sa compagne. Mais le système l’envoie-t-il vraiment là où il croit? « Impressionnant, bouleversant, ce voyage au cœur de l’esprit renoue avec le fantastique si cher à Kurosawa pour mieux tisser un drame et une romance surpuissants. Il y est toujours question de fantômes, mais également de créatures mythologiques et d’exploration du subconscient. Un des très grands films de cette année. » (Filmosphère)

Projection coup de coeur du film Monuments Men de Georges Clooney : mardi 18 mars à 16h au Comoedia. En pleine Seconde Guerre mondiale, sept hommes qui sont tout sauf des soldats – des directeurs et des conservateurs de musées, des artistes, des architectes, et des historiens d’art – se jettent au cœur du conflit pour aller sauver des œuvres d’art volées par les nazis et les restituer à leurs propriétaires légitimes. Mais ces trésors sont cachés en plein territoire ennemi, et leurs chances de réussir sont infimes. Pour tenter d’empêcher la destruction de mille ans d’art et de culture, ces Monuments Men vont se lancer dans une incroyable course contre la montre, en risquant leur vie pour protéger et défendre les plus précieux trésors artistiques de l’humanité… « Monuments Men manque cruellement du souffle qui aurait été de mise pour retracer l’entreprise de ces hommes. C’est à peine si l’on saisit la détermination et la cohésion du groupe dans ce film qui ne parvient jamais à susciter la moindre émotion, même lorsque deux des membres du commando perdent la vie. » (Nouvel Observateur).

Festival Reflets du cinéma Ibérique & latino-américain : du 19 mars au 2 avril au cinéma Le Zola (Villeurbanne). Voyez la programmation ici.

Projection en avant-première du film La Crème de la crème de Kim Chapiron, en présence du réalisateur, de Alice Isaaz et Thomas Blumenthal : vendredi 21 mars à 20h15 à l’UGC Confluence. Dan, Kelliah et Louis sont trois étudiants d’une des meilleures écoles de commerce de France. Ils sont formés pour devenir l’élite de demain et sont bien décidés à passer rapidement de la théorie à la pratique. Alors que les lois du marché semblent s’appliquer jusqu’aux relations entre garçons et filles, ils vont transformer leur campus en lieu d’étude et d’expérimentation. La crème de la crème de la jeunesse française s’amuse et profite pleinement de ses privilèges : tout se vend car tout s’achète… mais dans quelle limite? « C’est une comédie grinçante mais avec un regard tendre, on ne sera jamais dans la parodie agressive, affirme Benjamin Elalouf. A l’origine du projet, le scénariste s’est rappelé de ce moment, après la crise des subprimes, où l’on entendait partout que les business schools étaient les responsables de la faillite des économies, qu’il y avait dans ces écoles un défaut d’éthique. L’idée c’était de savoir ce qu’il se passe dans la tête des étudiants qui seront nos futures élites, quels sont leurs repères, leur manière de lire le monde. » (Les Inrocks)

A L’INSTITUT LUMIÈRE

25 rue du Premier-Film

Métro D Monplaisir-Lumière

Tél. 04 78 78 18 95

http://www.institut-lumiere.org

Rétrospective Ingmar Bergman

Auteur d’une oeuvre à la fois profondément suédoise et touchant à l’universel, Bergman n’aura eu de cesse d’ausculter les tréfonds de l’âme humaine avec une acuité bouleversante. Cinéaste du couple, de l’existence mise à nu, il est aussi un cinéaste des sens, de la sensualité, du désir, de la sexualité, où l’humour et l’ironie peuvent poindre même au coeur du drame.

Il pleut sur notre amour (Det regnar pa var Kärlek, Suède, 1946, 1h36, N&B, avec Gösta Cederlund, Barbro Kollberg, Birger Malmsten, Gunnar Björnstrand) : La rencontre de Maggie, jeune fille désemparée, et de David, sans travail… Une oeuvre de jeunesse en forme d’hommage au réalisme poétique et « première exploration bergmanienne du thème du couple. » (N.T. Binh). Séance : Mardi 18 mars 14H30

Scènes de la vie conjugale (Scener ur ett äktenskap, Suède, 1973, 2h50 (version cinéma), couleur, avec Liv Ullmann, Erland Josephson, Gunnel Lindblom, Bibi Andersson): Chronique de l’effondrement d’un couple idéal… Olivier Assayas : « Bergman livre le noyau brûlant de son oeuvre. Voilà la source qui a toujours alimenté son cinéma, les corps qui s’attirent, se repoussent, le désir contre le respect de soi, le sexe face à la lâcheté. » Séance: Samedi 22 mars 20H30

Sourires d’une nuit d’été (Sommarnattens leende, Suède, 1955, 1h42, N&B, avec Ulla Jacobsson, Eva Dahlbeck, Harriet Andersson, Gunnar Björnstrand) : 1900. Amants, femmes et maîtresses : chassé-croisé amoureux le temps d’une nuit… Auteur prolifique, maîtrisant son art à la perfection, Bergman mélange ici les genres dans un film tour à tour cocasse, libertin, tragique, poétique et surréaliste. Séance : Mardi 18 Mars 21H

Sonate d’automne (Herbstsonat/Höstsonaten, R.F.A., 1978, 1h39, couleur, avec Ingrid Bergman, Liv Ullmann, Lena Nyman): Les retrouvailles d’Eva et de sa mère, pianiste célèbre, après sept ans de séparation… Meurtri par les accusations de fraude fiscale, après l’Allemagne, c’est en Norvège qu’il tourne cette bouleversante Sonate avec l’immense actrice suédoise, peu avant sa mort. Séances : Vendredi 21 mars 19H – Dimanche 23 mars 18H30

Persona (Suède, 1966, 1h25, N&B, Bibi Andersson, Liv Ullmann, Margaretha Krook, Gunnar Björnstrand): Au bord de la Baltique, une actrice souffrante et son infirmière se lient d’une amitié profonde… Bergman : « Je sais aujourd’hui que dans Persona, je suis allé aussi loin que je peux aller. » Une réflexion sur l’art puissamment libre et inventive avec un duo d’actrices d’exception. Séances : Mercredi 19 mars 21H précédé à 19h30 d’une conférence sur Ingmar Bergman en présence de N.T. Binh (entrée gratuite, retrait nécessaire d’un ticket) – Vendredi 21 mars 17H – Samedi 22 mars 14H30

L’OEuf du serpent (The Serpent’s Egg, R.F.A., 1977, 1h59, couleur, avec Liv Ullmann, David Carradine, Gert Fröbe): Berlin, 1923. Abel découvre le corps de son frère, suicidé. Il se croit soupçonné de plusieurs meurtres… Début 1976 éclate ”l’Affaire Bergman”, accusé de fraude fiscale. Il s’exile en Allemagne pour ce film à gros budget mais très personnel, mêlant drame et espionnage, sur fond de nazisme. Séances : Mercredi 19 mars 17H – Samedi 22 mars 18Hfilm-persona5

Mais aussi…

La Nuit du chasseur de Charles Laughton (1955, 1h33) : Robert Mitchum en pasteur diabolique… Séances : Mardi 18 Mars 17H, présenté par Alban Liebl – Vendredi 21 mars 21H – Samedi 22 mars 16H15

Le Diable au corps de Claude Autant-Lara (1946, 1h50, avec Gérard Philipe, Micheline Presle, Jean Debucourt, Denise Grey, Jacques Tati): 11 novembre 1918. François Jaubert pleure Marthe, son aimée, qui vient de mourir. Ses souvenirs le plongent dans le passé… Jean Cocteau : « On aime les personnages, on aime qu’ils s’aiment, on déteste avec eux la guerre et l’acharnement public contre le bonheur. » Séance le mardi 18 mars, en présence de Raymond Chirat rendant hommage à Gérard Phillipe.

The Party de Blake Edwards (1968, 1h39) : Les tribulations d’un petit acteur indien de seconde zone (Peter Sellers) – et gaffeur irrésistible – dans la jet-set hollywoodienne… Hilarant ! Séance le Dimanche 23 mars à 16H30

La Strada de Federico Fellini (1954, 1h48) : Le monde des forains vu par Fellini, mis en musique par Nino Rota, avec Anthony Quinn et Giulietta Masina. Séance le dimanche 23 mars à 14H30

Projection en avant-première du film Salaud, on t’aime (2014, 2h04), avec Johnny Hallyday, Sandrine Bonnaire, Eddy Mitchell et Irène Jacob : Un photographe de guerre et père absent, qui s’est plus occupé de son appareil photo que de ses 4 filles, coule des jours heureux dans les Alpes avec sa nouvelle compagne. Il va voir sa vie basculer le jour où son meilleur ami va tenter de le réconcilier avec sa famille en leur racontant un gros mensonge. Séance le Jeudi 20 mars à 20H30

Conférence sur Claude Miller par Fabrice Calzettoni : Né artistiquement après la Nouvelle-Vague, il en garde les empruntes mais décide un cinéma plus écrit, qui fera la part belle aux talents comme Patrick Dewaere, Gérard Depardieu ou Charlotte Gainsbourg. Très influencé par François Truffaut qu’il admirait ses histoires et ses personnages sont le reflet d’une société en mutation. Jeudi 20 mars à 14H30 • Suivi à 16h30 du film : Garde à vue avec Lino Ventura, Michel Serrault et Romy Schneider (1981). Dialogues de Michel Audiard. Le notaire Maître Martinaud passe le réveillon du Jour de l’An en garde à vue face au commissaire Gallien, persuadé de sa culpabilité…

DANS LE POSTE CETTE SEMAINE

Lundi:

  • Mini-cycle Terrence Malick sur ArteLe Nouveau Monde avec Colin Farrell, Christian Bale, Q’orienta Kilscher à 20h50, suivi de La Balade Sauvage avec Martin Sheen, Sissy Space à 23h00 ;
  • Bird de Clint Eastwood avec Forest Whitaker, Diane Venora à 20h45 sur FranceÔ.

Mardi:

  • Rocky de John G. Avildsen avec Sylvester Stallone, Talia Shire à 22h40 sur D8 (précédé de Rocky III).

Mercredi:

  • [choix de la semaine] Un Flic de Jean-Pierre Melville avec Alain Delon, Catherine Deneuve à 20h50 sur Arte – le dernier film de Melville n’a que faire de la vraisemblance, l’intrigue est minimale: le commissaire Coleman doit enquêter sur l’attaque d’une banque orchestrée par un de ses amis dans laquelle participe sa nouvelle compagne. Dans ce contexte, il lui est difficile d’exercer son métier. Melville affine et exacerbe les codes du polar, son langage et ses mythes. On glisse dans ce monde comme hypnotisé ;
  • Je Vais Bien Ne T’en Fais Pas de Philippe Lioret avec Mélanie Laurent, Kad Merad à 20h45 sur France4 ;
  • La Naissance des Pieuvres de Céline Sciamma avec Pauline Acquart, Louise Blachère, Adèle Haenel à 22h30 sur France4.

Jeudi:

  • Le Secret De Brokeback Mountain de Ang Lee avec Heath Ledger, Jake Gyllenhaal à 20h45 sur Chérie25.

Dimanche:

  • La Vie Est Un Long Fleuve Tranquille d’Etienne Chatillez avec Benoit Magimel, Hélène Vincent à 20h50 sur D8.

Bonne semaine et bons films à tous !

L’équipe de Bobinophile

 

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