Newsletter du dimanche 6 avril 2014

SEMAINE DU 7 AU 13 AVRIL

SORTIES NATIONALES (mercredi 9 avril)
Nous avons vu :

526796Tout est permis de Coline Serreau (documentaire, France, 2014, 1h36) : Le permis de conduire à points est instauré depuis plus de 20 ans. Véritables lieux de mixité sociale et culturelle, les stages de récupération de points sont l’occasion pour les auteurs d’infractions d’y exprimer leur révolte mais aussi de se raconter. Les nombreux témoignages et images recueillis par Coline Serreau lors de ces stages dressent un portrait tragi-comique de notre société où l’individualisme et les petites habitudes de chacun mettent en péril le bonheur de tous. Le dispositif mis en place par Serreau, accumulant les prises de témoignages alternant plan rapprochés et plans plus éloignés avec une caméra instable est cinématographiquement lourd sur la longueur, trop saccadé dans le rythme. Tout est permis est un film qui doit être apprécié sur le fond bien plus que sur sa forme, car il parvient, à partir d’un thème précis qui nous concerne tous – la sécurité routière et la responsabilité au volant, à extrapoler une réflexion bien plus globale sur le vivre ensemble. Sans se vouloir moraliste, Tout est permis laisse percevoir l’irrationalité des hommes en société, et quand bien même il essayent de raisonner leurs action, la passion vient presque constamment les défier. En tout cas, ce film de Coline Serreau pourrait être le meilleur levier pour sensibiliser, et nous interroge justement sur le pouvoir du cinéma à surpasser d’autres moyens plus désuets de faire passer un message et de réfléchir aux enjeux communs. Lire une interview de la réalisatrice par deux membres de Bobinophile.

Nous parions sur :

Apprenti Gigolo de John Turturro (comédie, Etats-Unis, 2014, 1h30) : ce film avec Woody Allen nous présente l’histoire de deux amis, l’un libraire, l’autre fleuriste, qui ont des problèmes d’argent. Le premier devient le mac du second. Ils feront le bonheur de leurs clientes.

Heli de Amat Escalante (drame, Mexique, 2014, 1h45) : Au Mexique, la famille d’Estela, une jeune fille de 12 ans est prise dans un engrenage de violence lorsque celle-ci tombe amoureuse d’un jeune policier impliqué dans un détournement de drogue.

My sweet Pepper Land de Hiner Saleem (thriller, Allemagne et France, 2014, 1h35) : Au carrefour de l’Iran, l’Irak et la Turquie, dans un village perdu, lieu de tous les trafics, Baran, officier de police fraîchement débarqué, va tenter de faire respecter la loi. Cet ancien combattant de l’indépendance kurde doit désormais lutter contre Aziz Aga, caïd local. Il fait la rencontre de Govend, l’institutrice du village, jeune femme aussi belle qu’insoumise…083402

ENCORE EN SALLE

I am Divine de Jeffrey Schwarz ; Wrong cops de Quentin Dupieux ; The Canyons de Paul Schrader ; Nebraska d’Alexander Payne ; Pelo Malo de Mariana Rondon ; No gazaran de Doris Buttignol

Nous avons aimé :

033064Her de Spike Jonze : Très beau film sur la solitude moderne et l’amour, toujours plus virtuel. Her, par sa recherche obsédante d’un corps-sœur, est un acte résistant contre cette obsolescence programmée. Cette oeuvre est un écho puissant à la désincarnation de plus en plus prégnante des rapports humains d’aujourd’hui, jusque dans l’intime même. L’esthétique pastel du film et son rythme posé soulignent étrangement la force du propos. Lire la critique d’un membre de Bobinophile.

Se battre de Jean-Pierre Duret et Andréa Santana : Les réalisateurs abordent la misère ordinaire avec une caméra insérée discrètement en situation, dressent un constat certes alarmant, mais ne basculent jamais dans le militantisme. Ils ont su garder tout au long de ce documentaire essentiel la distance parfaite, juste et nécessaire, entre leur regard et les personnes approchées, et ce grâce à un récit choral qui permet un traitement dont la pudeur ne retranche en rien l’émotion. Fort et poignant, Se battre l’est, et donne en effet envie de se battre.

La cour de Babel de Julie Bertuccelli : La documentariste choisit de poser sa caméra dans une classe d’accueil de la banlieue de Paris. De cette immersion dans la vie de la classe, des personnages se dessinent et les histoires de famille se précisent. Au fil des saisons, la classe se construit avec ses drames, ses départs et l’apprentissage de la différence. La Cour de Babel dresse ainsi un portrait sensible et juste des enfants. Cependant, on pourrait regretter le choix de filmer au plus prés les visages des élèves (à l’opposé de celui de la professeur,absente) qui engage le spectateur.
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The Grand Budapest Hotel, de Wes Anderson : Les aventures de Gustave H. et de son allié, Zéro Mustafa, le lobby-boy, donnent l’occasion à Wes Anderson d’ériger une passerelle entre un passé en décrépitude et un avenir menacé par la montée du nazisme en Europe. Entre nostalgie et crainte, il ne s’éloigne jamais de son identité cinématographique colorée qui repousse les limites de l’absurde et fait de ce récit soigneusement écrit un moment incontestablement agréable et plaisant à regarder. La mise en scène, si elle ne manque pas d’idées, est plus millimétrée que jamais, et peut s’imposer parfois comme un affront à l’émotion: c’est peut-être ce qui empêche ce dernier opus d’Anderson d’être le chef-d’oeuvre tant attendu, malgré ses nombreuses qualités et son rythme trépidant. Lire une critique et des questions au réalisateur par des membres de Bobinophile.

Only lovers left alive, de Jim Jarmusch : Only lovers left alive reste dans l’esprit des oeuvres précédentes de Jarmusch: un film subtil, contemplatif, auquel s’ajoute ici une esthétique vintage et sensuelle qui saisit le spectateur. Tom Hiddleston et Tilda Swinton interprètent à merveille une relation amoureuse intense qui contraste avec la fragilité des personnages. Entre les visions nocturnes des villes de Tanger et Detroit et ce couple de vampires vivant au milieu des livres et des vieux instruments, Jarmusch mêle le fantastique à un monde moderne en voie d’auto-destruction, et cette combinaison est une réussite. Un petit bémol peut-être pour certains, à propos du personnage d’Ava, des dialogues et de la latence du récit, mais cela n’empêche pas Only lovers left alive d’être un film profondément poétique qui s’offre à nous en tant que contemplation onirique de l’éternité.

Ils nous ont divisés :

414114La crème de la crème de Kim Chapiron : Loin des clichés et du bling bling attendus, Kim Chapiron nous offre un portrait jouissif et de la « génération Y » porté par un vrai scénario, de très bon acteurs et des répliques hilarantes. La très bonne surprise de ce premier semestre pour certains, mais pour d’autres, il s’agit plus d’un film tape-à-l’oeil qui entre fatalement dans le cadre qu’il entend dénoncer. Lire sur Le Mauvais Coton un entretien avec le réalisateur par deux membres de Bobinophile et une critique sur Courte Focale.

Gerontophilia de Bruce LaBruce : Derrière un titre racoleur, Bruce LaBruce prend paradoxalement le chemin d’un cinéma assagi. Gerontophilia, s’il souffre tout de même d’un manque de consistance et de profondeur, révèle une histoire d’amour en dehors du temps, traitée avec une immense tendresse et le plus grand respect. Le plus touchant est sans doute l’indifférence du réalisateur par rapport aux regards extérieurs et la vertu de n’avoir jamais voulu lâcher cet amour éphémère au profit de péripéties conflictuelles. Un joli film, dont on se souviendra plus pour le côté atypique de son sujet que pour son traitement qui, a contrario, est un peu trop gentillet.

Les chiens errants de Tsai Ming-liang : l’histoire de ce père et de ses deux enfants nous entraîne au coeur de la misère taïwanaise, à travers une succession de tableaux d’un esthétisme incroyable. C’est à la fois la force et la faiblesse de ce film qui n’est composé que de plans-séquences: on perd la notion du temps devant ces scènes quasi-immobiles, ou le mouvement et la parole ne sont plus que des exceptions face au silence et à la force de la nature. Si le réalisateur offre un film incroyablement proche du réel, il est souvent difficile pour le spectateur d’apprécier vraiment une scène de dix minutes ou il ne se passe strictement rien.

Free Fall de Stephan Lacant : S’il louche parfois du coté du Secret de Brokeback Mountain, Free Fall n’a pas son ampleur ni même sa profondeur. Stephan Lacant se débrouille mieux à analyser l’état d’esprit de son personnage principal placé dans une situation impossible où il est amené, par la force des conventions, à choisir entre sa femme et son amant, qu’à porter un regard plus ambitieux sur ce milieu dans lequel il replace son film : les rangs policiers reconnus comme étant homophobes. En cela, Free Fall est quelque peu limité dans sa démarche et dans sa résonnance politique. Pour autant, la sobriété du traitement et le duo d’acteurs choisis, qui offrent de beaux moments de passion et de tension, suffisent à nous contenter.

491047Eastern Boys de Romain Campillo : Eastern Boys sonde l’émergence d’un lien édifiant qui nait tant dans la lutte des regards, des corps et des cœurs. Il va chercher sous la surface le mal d’une société face auquel on se sent tout petit, montre les rapports de dominations entre l’individu démuni et le groupe tout puissant. Traversé par une menace permanente, le film dilue une tension anxiogène profondément dérangeante, crée un malaise latent, une forme de décontenancement face au pouvoir symbolique des images. Le parcours du film le hisse à un niveau politique inattendu qui pousse à la réflexion, et pourtant on ne peut se détourner d’une forme de gène, et en dépit de ses qualités, on pourrait expliquer cela par l’usure de la cohérence scénaristique dès lors que Romain Campillo veut toucher à tout – l’homosexualité, la prostitution, l’immigration clandestine, les rapports de classe… La facture est lourde, sinon épuisante.

Nous vous déconseillons :

Salaud, on t’aime de Claude Lelouch : Cela aurait pu être un téléfilm familial digne d’un lundi soir sur TF1, ce fut malheureusement pire: Lelouch nous livre ici une chimère mi-drame, mi-documentaire animalier, mi-polar, mi-clip de Moustaki.

Real de Kiyoshi Kurosawa : Real ne manque pas d’ambition. Le propos soulève de nombreuses questions existentielles et il y a quelques bonnes idées. Et pourtant, ce voyage expérimental de l’autre coté du réel ne marquera pas longtemps nos esprits, car le traitement est si lisse qu’il aplatît l’histoire hors du commun d’un couple. Au fil des rebondissements convenus, Real nous conduit à un dénouement qui frôle le grotesque. Loin de nous plonger dans un profond coma, c’est dans l’indifférence que le film nous transporte. Dommage.

Aimer, boire et chanter d’Alain Resnais : Une bien triste fin de carrière pour notre papy du cinéma français car non seulement la pièce qui sert de support d’écriture à Alain Resnais est inintéressante, mais par dessus le marché, le traitement qu’il en fait et l’interprétation des acteurs finit par anéantir l’humour et le film lui-même (Sabine Azéma y est très agaçante). Il faut donc, au fil de ces saisons, attendre l’automne pour que Resnais s’amuse à briser l’illusion théâtrale, pour que le burlesque commence légèrement à fonctionner. Si Alain Resnais n’est pas à oublier, son dernier film en revanche, l’est.

ÉVÉNEMENTS AU COMEDIA

582047Projection en avant-première du film-documentaire Les trois sœurs du Yunnan de Wang Bing en présence du réalisateur : lundi 7 avril à 19h15 au Comoedia. Trois jeunes sœurs vivent dans les montagnes de la Province du Yunnan, une région rurale et isolée, loin du développement des villes. Alors que leur père est parti en ville pour chercher du travail, Ying, 10 ans, s’occupe seule de ses soeurs Zhen, 6 ans, et Fen, 4 ans. La caméra de Wang Bing observe et accompagne durant plusieurs mois leur vie quotidienne. Soirée exceptionnelle à ne pas manquer… Oublions la longueur, car elle n’a pas d’importance ici, et concentrons nous sur le contenu même de ce nouveau film de Wang Bing : muni d’une caméra modeste, le réalisateur s’immisce dans les cercles villageois d’une Chine provinciale isolée, sinon désolée, pour n’en capter que la banalité de la vie quotidienne à travers le regard attendrissant de trois jeunes sœurs. Il se fait oublié en adoptant la distance nécessaire à un traitement documentaire qui le ramène à sa propre définition et qui répond à son objectif premier : montrer la condition humaine. 

Festival de films d’aventure en montagne : mardi 8 et mercredi 9 avril à 20h au Comoedia : Deux heures de projections composées de 8 films d’aventure. Tarifs : 15€ en prévente / 17€ le jour même. Voyez le programme ici.

Edition 2014 du festival Kinopolska : du 10 au 13 avril au Comoedia. Une programmation pour découvrir les classiques et les actualités du cinéma polonais.En partenariat avec l’Institut Polonais de Paris. Voyez le programme ici.

A L’INSTITUT LUMIERE

Rétrospective Ingmar Bergman

fraises_sauvages_ingmar_bergman_jeunesse_fenetre_1400Auteur d’une oeuvre à la fois profondément suédoise et touchant à l’universel, Bergman n’aura eu de cesse d’ausculter les tréfonds de l’âme humaine avec une acuité bouleversante. Cinéaste du couple, de l’existence mise à nu, il est aussi un cinéaste des sens, de la sensualité, du désir, de la sexualité, où l’humour et l’ironie peuvent poindre même au coeur du drame.

Saraband (Suède, 2003, 1h47, couleur, avec Erland Josephson, Liv Ullmann, Börje Ahlstedt, Julia Dufvenius): Trente ans après, Marianne et Johan, le couple de Scènes de la vie conjugale, se retrouvent. Marianne fait la connaissance du fils de Johan et de sa petite fille… Ultime chef-d’œuvre du cinéaste, bouleversantes retrouvailles avec deux de ses acteurs phares et dernière mise à nu du couple et de la famille. Séance : mardi 8 avril à 14H30

Rétrospective « Je t’aime et je te filme »

L’Institut Lumière se penche sur son histoire, et revient sur l’une de ses toutes premières programmations, proposée en février 1993, «Je t’aime, je te filme». Parce que l’amour et le cinéma se sont si souvent mêlés, et continuent de le faire, parce que filmer l’être aimé apparaît chez les cinéastes comme un prolongement de leurs sentiments, et parce qu’ils ont donné lieu à quelques-uns des plus beaux films de l’histoire du cinéma, hommage à ces couples de cinéma mythiques. Soirée d’ouverture présentée par Fabrice Calzettoni le mercredi 9 avril à 19H

Orson Welles / Rita Hayworth : La Dame de Shanghaï (The Lady from Shanghaï, US, 1948, 1h27, N&B) : En la secourant, Michael, un marin, tombe sous le charme d’Elsa Bannister. Le mari d’Elsa lui propose une place sur son yacht. L’idylle entre Elsa et Michael est découverte… De la brune Gilda à la chevelure abondante, Orson Welles fait de Rita Hayworth une blonde froide, aux cheveux courts. Alors que le couple qu’ils forment dans la vie éclate, Welles détruit l’image de l’actrice imposée jusqu’alors par la Columbia. Séances : mercredi 9 avril 21H15 – Jeudi 10 avril 19H – Vendredi 11 avril 17H – Dimanche 13 avril 14H30

Pier Paolo Pasolini / Franco Citti : Accatone (It, 1961, 2h, N&B, avec aussi Franca Pasut, Roberto Scaringella): Dans les faubourgs de Rome, la vie du proxénète Accatone est bouleversée par Stella, sa nouvelle recrue… Le premier film de Pasolini, avec Franco Citti que le cinéaste décrivait ainsi : « Un visage brun, sans la petite mèche qui est resté en veille depuis sa petite enfance quoique maintenant il ait 27 ans : un visage qui est tout un poème. » Séances : Mercredi 9 avril 16H30 – Vendredi 11 avril 21H – Samedi 12 avril 16H30

François Truffaut / Fanny Ardant : Vivement dimanche ! (Fr, 1983, 1h51, N&B, avec aussi Jean-Louis Trintignant, Caroline Sihol, Philippe Morier-Genoud) : Le dernier film de Truffaut. Qui, à l’époque, a parlé d’échec ? Le film, en noir et blanc, est un policier fulgurant et jubilatoire. Trintignant est plein de malice et de métier et Fanny Ardant opposait à sa composition sombre et désespérée de La Femme d’à côté son visage le plus resplendissant. Séances : mercredi 9 avril 19H – Jeudi 10 avril 21H – Vendredi 11 avril 14H30

la-venus-a-la-fourrureRoman Polanski / Emmanuelle Seigner : La Vénus à la fourrure (Fr, 2013, 1h36, couleur, avec aussi Mathieu Amalric) : Dans un théâtre parisien après une journée passée à auditionner, Thomas se lamente sur la piètre performance des candidates. Surgit alors Vanda, véritable tourbillon d’énergie aussi débridée que délurée… Un huis-clos génial, pervers et réjouissant, une évocation très habile et pleine de drôlerie des rapports entre metteur en scène et actrice. Séance unique vendredi 11 avril à 19H.

Mais aussi…

America, America d’Elia Kazan (1963, 2h54) : Au début du XXe siècle, en Turquie, un jeune homme ne rêve que de partir pour l’Amérique… Un film quasi autobiographique signé Kazan. “Les histoires qui ont survécu le plus longtemps dans ma mémoire remontent à mes cinq ans ; ce sont celles que me racontait ma grand-mère sur les massacres en Asie Mineure, et elles ont survécu jusqu’à ce que je fasse America, America à 55 ans. J’avais toujours voulu raconter comment ma famille était venue ici et je commençai par l’histoire de quelqu’un d’autre, Stavros, pour en faire peu à peu ma propre histoire. A la fin du film, Stavros commence à être cynique. On devine qu’il a compris ce qu’est l’Amérique…” Elia Kazan. Séance Dimanche 13 avril 18H30

Les Tontons flingueurs de Georges Lautner (1963, 1h45) : Un film noir à la française, déconneur, pasticheur, rieur, signé du regretté Georges Lautner. Des dialogues savoureux, des scènes devenues cultes ; Adapté de Grisbi or not grisbi d’Albert Simonin, Les Tontons flingueurs est la première collaboration de Lautner et Audiard, qui renouvelleront l’expérience avec treize autres films : les bons mots fusent, les répliques entre Blier et Ventura pétaradent, tandis que Robert Dalban joue le majordome qui parle anglais et qu’on se file des bourre-pifs pendant tout le film. L’une des scènes d’anthologie, celle de la cuisine et de la ”boisson d’homme” fut véritablement tournée dans une cuisine de 6 m2, ce qui compliqua sensiblement le tournage. Revoir au cinéma ce trésor national programmé à l’envie à la télévision ? Indispensable, pour connaitre l’expérience d’une salle qui rit sans discontinuer, au point d’en rater une réplique sur deux ! Les spectateurs du théâtre antique de Fourviere, où il fut projeté l’été 2001, s’en souviennent encore. Séance dimanche 13 avril à 16H30.

Nuit Mad Max, le Samedi 12 avril :
19h Mad Max de George Miller (1979, 1h30) : Dans un futur proche, l’insécurité règne sur le monde. Sur les routes, une horde de motards psychopathes, emmenée par « Toecutter », sème la terreur. Max fait partie des « intercepteurs » qui doivent stopper les chauffards les plus fous… L’Australien George Miller conquiert le public international avec ce film cruel et violent, une histoire de vengeance qui réinvente le genre du western. Avec le débutant, et déjà charismatique, Mel Gibson.
21h15 Mad Max 2 : le défi de George Miller (1981, 1h35) : Dans un Moyen-Orient anéanti par la guerre, et toujours menacé par des motards sans foi ni loi, le pétrole est devenu une denrée très rare… Le monde devient chaos et Max va devoir aider une petite communauté détenant une raffinerie assiégée par une bande de motards ultra-violents. Grand Prix du Festival d’Avoriaz en 1981, le mythe du héros solitaire errant dans un monde dévasté se poursuivait. Georges Miller, lançait sa caméra sur les routes désertiques de l’Australie la plus sauvage. Délaissant le classique cheval pour des monstres d’aciers, il allait emporter le spectateur dans une fureur punko-mécanique jamais vue encore. Cette fois doté d’un budget confortable, Miller peut approfondir son récit, prophétique, sur l’appauvrissement des ressources énergétiques, et surtout démontrer tout sont talent de cinéaste, qui lui vaudra un succès autant critique que publique.
23h15 Mad Max : au-delà du dôme du tonnerre de George Miller (1985, 1h45) : Après l’apocalypse nucléaire, Mad Max erre dans le désert. Il est attaqué et dévalisé. Il parvient à une étrange ville, La Ville du Troc… Le 3e et dernier volet de la saga, avec aussi Tina Turner. Si les deux premiers films revisitaient , entre autre, les codes du western, le dernier Mad Max, s’apparente plus à un peplum, assumant une forme de grandiloquence, et une vision plus optimiste d’une civilisation en reconstruction. Si les fans de la première heure ont été frustrés de ne pas retrouver la noirceur du monde de « Max Le dingue », les amateurs de grand spectacle ont eux été comblés.

DANS LE POSTE CETTE SEMAINE

film-le-mepris8Lundi :

  • [Sélection de la semaine] Le Mépris de Jean-Luc Godard avec Brigitte Bardot, Michel Piccoli à 20h50 sur Arte
  • Voyage en Italie de Roberto Rossellini avec Ingrid Bergman, George Sanders à 22h30 sur Arte

Mardi :

  • Quand Harry Rencontre Sally de Rob Reiner, à 20h40 sur Numéro 23

Mercredi :

  • Barbara de Christian Petzold à 20h50 sur Arte
  • Soirée Darren Aronovsky sur France4 : Black Swan à 20h45 suivi de Requiem For A Dream.

Jeudi :

  • Volte/Face de John Woo avec John Travolta, Nicolas Cage 20h45 sur France3
  • The American d’Anton Corbijn avec George Clooney, Thilka Reuten à 20h50 sur D8
  • Little Miss Sunshine de Johnatan Dayton avec Abigail Breslin, Greg Kinnear à 20h50 sur 6Ter

Dimanche :

  • A La Poursuite d’Octobre Rouge de John McTiernan avec Sean Connery, Alec Baldwin à 20h45 sur Arte.

Bonne semaine et bons films à tous !

L’équipe de Bobinophile

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