[NEWSLETTER] SEMAINE DU 10 AU 16 NOVEMBRE

SORTIES NATIONALES 

(mercredi 12 novembre)

Nous avons vu

Respire de Mélanie Laurent (Drame, 1h32, France) Charlie, une jeune fille de 17 ans. L’âge des potes, des émois, des convictions, des passions. Sarah, c’est la nouvelle. Belle, culottée, un parcours, un tempérament. La star immédiate, en somme. Sarah choisit Charlie. Respire est assez surprenant dans la mesure où il provoque rapidement le malaise, mais jamais celui escompté par la réalisatrice. Dès les premières minutes, le destin de Respire est tracé: prévisible, surfait, surréaliste… Aucune scène cliché ne manque à l’appel. Du côté de la mise en scène, Mélanie Laurent ne prend aucun risque et s’accommode d’un léger travail, jouant, comme convenu, sur la stridence pour accroître l’inconfort du spectateur. Reste un bel espoir féminin, Joséphine Jappy, qui se débat dans cet amas de défauts faciles.

La prochaine fois je viserai le coeur de Céric Anger (Policier, 1h51, France) Pendant plusieurs mois, entre 1978 et 1979, les habitants de l’Oise se retrouvent plongés dans l’angoisse et la terreur : un maniaque sévit prenant pour cibles des jeunes femmes. Après avoir tenté d’en renverser plusieurs au volant de sa voiture, il finit par blesser et tuer des auto-stoppeuses choisies au hasard. L’homme est partout et nulle part, échappant aux pièges des enquêteurs et aux barrages. Il en réchappe d’autant plus facilement qu’il est en réalité un jeune et timide gendarme qui mène une vie banale et sans histoires au sein de sa brigade. Gendarme modèle, il est chargé d’enquêter sur ses propres crimes jusqu’à ce que les cartes de son périple meurtrier lui échappent. Dans La prochaine fois je viserai le coeur, Cédric Angier donne l’impression qu’il n’assume jamais complètement le potentiel fictionnel que pourrait avoir ce fait divers tiré de faits réel. Il y reste accroché de très près, jusqu’à reprendre de façon mécanique des dialogues sans questionner leur pertinence et leur justesse. Le fait divers devient un boulet d’écriture extrêmement lourd et plombant pour cette oeuvre de cinéma.

Qui vive de Marianne Tardieu (Drame, 1h23, France) Retourné vivre chez ses parents, Chérif, la trentaine, peine à décrocher le concours d’infirmier. En attendant, il travaille comme vigile. Il réussit malgré tout les écrits de son concours et rencontre une fille qui lui plaît, Jenny… Mais au centre commercial où il travaille, il perd pied face à une bande d’adolescents désoeuvrés qui le harcèlent. Pour se débarrasser d’eux, il accepte de rencarder un pote sur les livraisons du magasin. En l’espace d’une nuit, la vie de Chérif bascule… La douceur de Qui vive réside en une seule chose: le soin précieux d’un personnage principal plein d’espoir, confirmant l’identité de jeu du très touchant Reda Kateb, vascillant une nouvelle fois entre rudesse et fragilité pour donner corps à une réflexion intime dans un cadre d’exiguïté qui réduit à peu de chose le bien-être et l’estime personnelle. Le film tient ainsi majoritairement grâce à cet “acteur du quotidien”. Mais s’il donne généreusement à Qui vive, Reda Kateb ne peut sauver complètement le film de ses multiples faiblesses, à commencer par sa peinture sociale d’une zone sensible à moitié assumée, faute d’un manque d’audace flagrant qui rend le film un peu poseur. Quant à Adèle Exarchopoulos, elle n’incarne qu’un mirage maladroitement invité dans le quotidien du personnage de Chérif. Un premier film trop inabouti. 

Nous parions sur 

Quand vient la nuit de Michel R. Roskam (Thriller, 1h47, Etats-Unis) Bob Saginowski, barman solitaire, suit d’un regard désabusé le système de blanchiment d’argent basé sur des bars-dépôts – appelés « Drop bars » – qui sévit dans les bas-fonds de Brooklyn. Avec son cousin et employeur Marv, Bob se retrouve au centre d’un braquage qui tourne mal. Il est bientôt mêlé à une enquête qui va réveiller des drames enfouis du passé…

Love is Strange d’Ira Sachs (Drame, 1h38, Etats-Unis, France) Après 39 ans de vie commune, George et Ben décident de se marier. Mais, au retour de leur voyage de noces, George se fait subitement licencier. Du jour au lendemain, le couple n’est plus en mesure de rembourser le prêt de son appartement new yorkais. Contraints de vendre et déménager, ils vont devoir compter sur l’aide de leur famille et de leurs amis. Une nouvelle vie les éloignant l’un de l’autre, s’impose alors dans leur quotidien.

ENCORE EN SALLE

Vie sauvage de Cédric Kahn (Drame, 1h46 , France) : Philippe Fournier, dit Paco, décide de ne pas ramener ses fils de 6 et 7 ans à leur mère qui en avait obtenu la garde. Enfants puis adolescents, Okyesa et Tsali Fournier vont vivre cachés sous différentes identités.  Greniers, caravanes, communautés sont autant de refuges qui leur permettront de vivre avec leur père, en communion avec la nature et les animaux. Traqués par la police et recherchés sans relâche par leur mère, ils découvrent le danger, la peur et le manque mais aussi la solidarité des amis rencontrés sur leur chemin, le bonheur d’une vie hors système : nomades et libres.

Chemin de croix de Dietrich Brüggemann (Drame, 1h50, Allemagne) : Maria, 14 ans, vit dans une famille catholique fondamentaliste. A la maison comme à l’école, son quotidien est régi par les préceptes religieux. Entièrement dévouée à Dieu, elle n’a qu’un rêve : devenir une sainte. Suivant l’exemple de Jésus, elle entame son propre chemin de croix dont rien ni personne ne peut la détourner.

Nous avons aimé 

Une nouvelle amie de François Ozon (Drame, France, 1h47) À la suite du décès de sa meilleure amie, Claire fait une profonde dépression, mais une découverte surprenante au sujet du mari de son amie va lui redonner goût à la vie. Dans son dernier film, Ozon brode autour de l’image transgenre pour mieux nous amener à considérer ces beaux personnages, dans les moindres recoins de leur intimité, comme des êtres humains qui doivent affronter l’épreuve de la mort et s’affirmer dans le deuil. La démarche de Ozon est nécessairement politique dans le contexte actuel, quand bien même elle peut être maladroite. En effet, le réalisateur accorde parfois trop d’importance à la couture minutieuse de ses péripéties alors même que l’analyse des personnages mérite d’être creusée.

Paradise Lost d’Andrea Stefano (Thriller, 1h54, Etas-Unis) Nick pense avoir trouvé son paradis en rejoignant son frère en Colombie. Un lagon turquoise, une plage d’ivoire et des vagues; Il y rencontre Maria, une magnifique Colombienne. Tout semble parfait… jusqu’à ce que Maria le présente à son oncle : un certain Pablo Escobar. Andrea Stefano réussit à angoisser le spectateur et l’emmener dans les quartiers de Medellìn au côté de Nick. On retient son souffle avec lui, l’ambiance est oppressante et c’est le coeur serré que l’on suit son histoire. D’une violence exquise, quelques minutes sont nécessaires pour revenir à soi une fois que les lumières se rallument.

Le sel de la terre de Juliano Ribeiro Solgano et Wim Wenders (Documentaire, 1h50, Brésil, France, Italie) : Depuis quarante ans, le photographe Sebastião Salgado parcourt les continents sur les traces d’une humanité en pleine mutation. Il a témoigné des événements majeurs qui ont marqué notre histoire récente et se lance à présent à la découverte de territoires vierges aux paysages grandioses, dans un gigantesque projet photographique, hommage à la beauté de la planète. Sa vie et son travail nous sont révélés par les regards croisés de son fils, Juliano, qui l’a accompagné dans ses derniers périples et de Wim Wenders, lui-même photographe. L’année 2014 aura prouvé une nouvelle fois que le documentaire peut fournir au cinéma les mêmes émotions, la même puissance que la fiction, la même beauté sidérante des images.  Wim Wenders, appuyé par le fils du célèbre photographe, confirme ses talents de documentariste humaniste en organisant une forme de bilan de carrière et du monde que le spectateur partage aux côtés de l’artiste-photographe lui-même. Il questionne les statuts de l’image, à la fois témoin de l’Histoire et preuve du réel mais aussi support intrusif de ce qui ne peut pas être montré, de ce qui ne peut être dit.

Magic in the Moonlight de Woody Allen (Comédie, 1h38, Etats-Unis) : Le prestidigitateur chinois Wei Ling Soo est le plus célèbre magicien de son époque, mais rares sont ceux à savoir qu’il s’agit en réalité du nom de scène de Stanley Crawford : cet Anglais arrogant et grognon ne supporte pas les soi-disant médiums qui prétendent prédire l’avenir. Le Woody Allen 2014 est une romance légère, optimiste et drôle, une folie à deux qui, on le regretterait presque, laisse transparaître le sempiternel pessimisme de son auteur.

Bandes de filles de Céline Sciamma (Drame, 1h52, France) : Marieme vit ses 16 ans comme une succession d’interdits. La censure du quartier, la loi des garçons, l’impasse de l’école. Sa rencontre avec trois filles affranchies change tout. Elles dansent, elles se battent, elles parlent fort, elles rient de tout. Marieme devient Vic et entre dans la bande, pour vivre sa jeunesse. Les plus beaux personnages sont ceux qui naissent sous la plume des réalisateurs qui croient profondément en eux. Céline Sciamma façonne une jeunesse à l’image du réel, et lui permet de s’échapper dans des parenthèses fulgurantes d’un esthétique toujours plus maîtrisé. Affirmation d’une héroïne dans la fleur de l’âge, Bande de fille est une histoire d’émancipation d’un cadre rigidifié par l’organisation communautaire de la cité, dans laquelle l’identité questionne s’affirme dans un élan d’audace face à la cellule familiale, face au sexe opposé, face au collectif fragilisé. Une nouvelle fois, Sciamma trouve en sa jeune actrice débutante, la très belle Karidja Touré, une figure d’espoir, de force et de détermination. Et l’on tient avec elle l’une des jeunes réalisatrices les plus prometteuses de son temps.

Critique par un membre de Bobinophile

Gone Girl de David Fincher (Thriller, 2h29, Etats-Unis) : Un 5 juillet. Une disparition. Un postulat de départ très simple faisant de Nick (Ben Affleck) le parfait suspect du meurtre de sa femme Amy (Rosamund Pike) le jour de leur cinquième anniversaire de mariage, deux personnages/acteurs admirable de maîtrise de chaque expression de leurs visages. Ce film marque le retour d’un inlassable – et désormais inégalable – manipulateur du public des salles obscures, David Fincher (Seven, Fight Club, The Social Network…). Ce nouveau thriller psychologique, glacé et ardant traduit le malaise permanent, sinon la perversion irréversible, de l’homme moderne et d’une société tout entière.
Critique par un membre de Bobinophile 

Mommy de Xavier Dolan (Drame, 2h18, Canada) : Une jeune mère veuve, Diane (Anne Dorval) voit revenir son fils de 16 ans à la maison, Steve (Antoine Olivier Pilon), victime d’un trouble psychologique du déficit de l’attention avec hyperactivité et récemment expulsé du centre de rééducation pour la jeunesse dans lequel il avait été placé. Pour la première fois, bien plus encore que dans Laurence Anyways, les exubérantes de Xavier Dolan ne sont plus tant des tics visuels qui confinent à l’hystérie mais des outils qui permettent à ce jeune réalisateur, désormais incontournable, d’amplifier son sujet jusque dans les moindres recoins de son cadrage minutieusement pensé et conçu. Car l’important réside dans ce trio de personnages dont l’humanité dépasse le cadre de la fiction pour toucher au cœur du spectateur, bouleversé. L’adéquation du fond et de la forme est enfin atteinte dans une quasi-perfection, sidérante de beauté et de générosité. Les sceptiques seront confondus, définitivement. 
Critique par un membre de Bobinophile

White bird de Greg Araki (Thriller, 1h31, Etats-Unis) : Kat Connors a 17 ans lorsque sa mère disparaît sans laisser de trace. Alors qu’elle découvre au même moment sa sexualité,  Kat semble  à peine troublée par cette absence et ne paraît pas en vouloir à son père, un homme effacé. Mais peu à peu, ses nuits peuplées de rêves vont l’affecter profondément et l’amener à s’interroger sur elle-même et sur les raisons véritables de la disparition de sa mère…  

Ce teen movie aux couleurs saturées et à l’allure rétro révèle peu à peu un thriller bien ficelé. Une belle surprise !

Ils nous ont divisés 

Interstellar de Christopher Nolan (Science-Fiction, 2h49, Etats-Unis) Le film raconte les aventures d’un groupe d’explorateurs  qui utilisent une faille récemment découverte dans l’espace-temps afin de repousser les limites humaines  et partir à la conquête des distances astronomiques dans un voyage interstellaire.

L’une des grosses attentes de cette fin d’année offre un beau spectacle, impressionnant de par sa structure et son ambition. Christopher Nolan a beau être l’architecte d’un édifice visuel monumental, Interstellar entre dans les clous d’une recette qu’il répète depuis Memento. Si cette fois-ci, le spectacle ne prend pas, c’est parce qu’il sacrifie le pur divertissement à la leçon théorique philosophico-scientifique indigeste qui perd le spectateur en route.

On ne peut que le comparer à ce qui a déjà été fait (2001, Inception, Gravity) tant le film manque clairement d’une identité propre, à la limite du plagiat. L’espace, pour Nolan, se conquiert avec de gros sabots qui cherchent tant bien que mal à se détacher des grands classiques du genre sans y arriver complètement. La plus grosse frustration de l’année.

Samba d’Olivier Nakache et Eric Toledano (Comédie dramatique, 1h54, France) : Samba, sénégalais en France depuis 10 ans, collectionne les petits boulots ; Alice est une cadre supérieure épuisée par un burn out. Lui essaye par tous les moyens d’obtenir ses papiers, alors qu’elle tente de se reconstruire par le bénévolat dans une association. Chacun cherche à sortir de son impasse jusqu’au jour où leurs destins se croisent… Entre humour et émotion, leur histoire se fraye un autre chemin vers le bonheur. Et si la vie avait plus d’imagination qu’eux ?

Olivier Nakache et Eric Toledano se sont reposés sur leurs lauriers après Intouchables et n’offrent avec Samba qu’une pâle copie de ce qu’ils avaient réussi en 2011. On retrouve un mélange de comédie et de drame social qui reste pertinent, agréable et très bien porté par Omar Sy et Tahar Rahim. Cependant, l’ajout d’une romance semble incohérent et surfait. Charlotte Gainsbourg déçoit dans son incapacité à faire progresser son personnage et son registre de jeu.

Geronimo de Tony Gatlif (Comédie dramatique, 1h44, France) : Dans la chaleur du mois d’août, Geronimo, une jeune éducatrice veille à apaiser les tensions entre les jeunes du quartier Saint Pierre. Tout bascule quand Nil Terzi, une adolescente d’origine turque s’échappe de son mariage forcé pour retrouver son amoureux, Lucky Molina, un jeune gitan. Leur fuite met le feu aux poudres aux deux clans. Lorsque l’affrontement éclate en joutes et battles musicales, Geronimo va tout tenter pour arrêter la folie qui embrase le quartier.

Gatlif fait preuve d’un talent certain pour filmer les scènes de groupe durant lesquelles la violence des luttes communautaires s’expriment. Il offre un beau rôle à Céline Salette mais malheureusement, les élans libertaires de cette jeunesse en ébullition se trouvent freinés par le désordre et une dramaturgie artificielle qui souffre parfois du jeu approximatif des nombreux acteurs non-professionnels.

INSTITUT LUMIÈRE

Invitation à Werner Herzog, Dimanche 16 Novembre à 19h
Le cinéaste allemand, à l’oeuvre immense et foisonnante, sera de passage rue du Premier-Film à l’occasion de la ressortie en salles de deux de ses documentaires, La Soufrière et Gasherburm. Et en avant-goût d’une rétrospective qui lui sera dédiée début 2015 à l’Institut Lumière.

Présentation et discussion animée par Thierry Fémaux
La Soufrière de Werner Herzog (Drame, 0h30, Allemagne, 1977)

En 1976, en Guadeloupe, le volcan de La Soufrière menace d’entrer en éruption. 75000 habitants sont évacués. Werner Herzog rencontre des habitants qui ont choisi de rester…

Gasherbrum de Werner Herzog (Documentaire, Allemagne, 0h45, 1984)

Les alpinistes Reinhold Messner et Hans Kammerlander entreprennent l’ascension de deux sommets de l’Himalaya, d’une seule traite, sans camp fixe, sans radio ni oxygène…

Les reprises du Festival Lumière 2014 du 24 octobre au 11 novembre:
Retrouvez les films qui ont marqué Lumière 2014.

Pedro Almodóvar, Prix Lumière 2014

La Fleur de mon secret de Pedro Almodóvar (comédie dramatique, Espagne, 1995, 1h42) :

Un mélodrame avec Marisa Paredes, auteur de romans à l’eau de rose qui tente de sauver son couple… Séance: Lundi 10 novembre à 19h.

Volver de Pedro Almodóvar (comédie dramatique, Espagne, 2006, 2h01) : Penelope Cruz, Carmen Maura et Lola Dueñas, bouleversantes dans ce superbe portrait de femmes. Séance: mardi 11 novembre à 14h30.

Claude Sautet

Vincent, François, Paul et les autres de Claude Sautet (comédie dramatique, France, 1974, 1h53) : Histoire d’hommes et d’amitié avec Montand, Piccoli, Reggiani, Depardieu. Séances : Lundi 10 novembre à 14h30 et mardi 11 novembre à 20h30.

Mais aussi

Wake in fright / Réveil dans la terreur de Ted Kotcheff  (drame, Australie- USA, 1971, 1h48) : John Grant, un jeune instituteur, fait escale dans une petite ville minière de Bundayabba avant de partir en vacances à Sydney. Le soir, il joue son argent et se soûle. Ce qui devait être l’affaire d’une nuit s’étend sur plusieurs jours… Une pépite du cinéma australien, une plongée terrible dans l’Australie profonde, par le réalisateur de Rambo ! Séance : Lundi 10 Novembre à 21h.

Andreï Roublev de Andreï Tarkovski (drame historique, Russe-Soviétique, 1966, 3h03) :  Splendeur du cinéma russe, avec le parcours de ce peintre d’icônes dans la Russie du XVe siècle. Séance : mardi 11 novembre à 17h.

Monsieur Klein de Joseph Losey (drame, Grande Bretagne-Italie-France, 1976, 2h03) : Alain Delon en personnage peu scrupuleux qui, pendant la Seconde Guerre mondiale, est pris pour un autre, Juif et résistant… Séance : Lundi 10 Novembre à 16h45.

 

 
Début des rétrospectives autour d’Elia Kazan et Satyajit Ray

du Mercredi 12 Novembre au Dimanche 4 Janvier

Présentation de la programmation avec des extraits de films (entrée gratuite, retrait d’un ticket nécessaire) suivie d’un verre sous le Hangar,Mercredi 12 Novembre à 19h30.

Elia Kazan

Soirée d’ouverture d’Elia Kazan présentée par Fabrice Calzettoni avec projection de Le dernier nabab de Elia Kazan (Drame, 2h03, Etats-Unis, 1976) Mercredi 12 Novembre à 20h30

Le dernier nabab de Elia Kazan (Drame, 2h03, Etats-Unis, 1976) :  Monroe Stahr est directeur de production d’un important studio d’Hollywood. Depuis la mort de sa femme, il s’est lancé à corps perdu dans le travail, et un jour, sur un plateau, il rencontre son sosie en la personne de Kathleen. Il lui arrache un rendez-vous et passe la nuit avec elle, mais au matin elle a disparu. Fitzgerald s’est inspiré d’Irving Thalberg, directeur de production à la MGM, pour créer le personnage de Monroe Stahr.

Séances : Mercredi 12 Novembre à 20h30, Samedi 15 à 18h15

Un homme dans la foule de Elia Kazan (Comédie dramatique, 2h06, Etats-Unis, 1957) : Misères et splendeurs d’un vagabond sélectionné pour une émission de télévision où il fait merveille. Devant un tel succès, « Lonesome » Rhodes est vite courtisé par toutes les chaines de télévision et devient un animateur vedette jusqu’au jour où il doit preparer l’élection du sénateur Fuller. Marcia, à l’origine de son ascension fulgurante, effrayée par son cynisme, rétablit le son au moment ou Lonesome, se croyant hors d’antenne, dit tout ce qu’il pense de tout le monde.

Séances : Mercredi 12 Novembre à 16h45, Vendredi 14 à 21h30

Le fleuve sauvage de Elia Kazan (Drame, 1h50, Etats-Unis, 1960)  : Dans le Tennessee, l’ingénieur Chuck Glover, représentant la Tennessee Valley Authority, est chargé de construire un barrage dans la région pour prévenir les crues dévastatrices du fleuve. Bien vite, il se heurte à l’opposition de la vieille Ella Garth, propriétaire terrien qui n’entend pas vendre son bien, le fût-elle obligée par le gouvernement. Le reste de la population, qui refuse le recours à la main-d’oeuvre noire, n’est pas moins hostile. Mais la pugnacité et la détermination de l’ingénieur auront raison de toutes les difficultés.

Séances : Jeudi 13 Novembre à 16h45 et 21h30, Vendredi 14 à 16h45, Samedi 15 à 20h30, Dimanche 16 à 14h30

Satyajit Ray

Soirée d’ouverture de Satyajit Ray, présentée par Mokhtar Maouaz avec projection de Charulata de Satyajit Ray (Drame, 1h57, Inde, 1964)Jeudi 13 Novembre à 19h.

Charulata de Satyajit Ray (Drame, 1h57, Inde, 1964) : A Calcutta, en 1880, alors que son mari la délaisse à cause de son implication dans un journal politique, Charulata se réfugie dans les arts. Se rendant compte de la solitude de la jeune femme, son mari invite son cousin Amal à l’aider dans ses aspirations littéraires. Charulata va devoir faire face à l’irruption de nouveaux sentiments face au dit cousin.

Séances : Jeudi 13 Novembre à 19h, Vendredi 14 à 14h30, Samedi 15 à 16h

Mais aussi :

Nos plus belles années de Sydney Pollack (Drame, 1h58, Etats-Unis, 1973):  Etats-Unis, de 1937 à 1950. La chasse aux sorcières à Hollywood à travers la tumultueuse histoire d’amour d’un couple que tout sépare, dans l’Amérique des complots et du Maccarthysme.

Séances : Jeudi 13 Novembre à 14h30, Dimanche 16 à 16h30

ÉVÉNEMENTS

Lundi 10 novembre à 20h  l’UGC Ciné Cité Confluence: Avant-première du film “Respire” de Mélanie Laurent.

Synopsis: Charlie, une jeune fille de 17 ans. L’âge des potes, des émois, des convictions, des passions. Sarah, c’est la nouvelle. Belle, culottée, un parcours, un tempérament. La star immédiate, en somme. Sarah choisit Charlie.

Jeudi 13 novembre à 19h30 au Comoedia: Avant-première du film “Eden” en présence de la réalisatrice Mia Hansen Love et de acteurs Pauline Etienne et Félix de Givry. De 22h à 4h du matin, une soirée au Sucre est organisée en écho au film. L’entrée est gratuite pour les spectateurs présents à l’avant-première sur présentation du billet de cinéma. Les billets sont disponible en prévente aux caisses du cinéma.

Dimanche 16 novembre au Comoedia: Projection de deux films documentaires en séances uniques, en partenariat avec le collectif “Lumières du monde”:

“Love in Siberia” à 11h15 en présence de Jean-Pierre Lagrange le producteur et Cata Poursanidou, la monteuse du film.

“Sous nos pas” à 14h, en présence du réalisateur Alexis Jacquand
Tarif unique pour chaque séance: 4,80 euros.

DANS LE POSTE CETTE SEMAINE

Lundi : Cycle Lars von Trier : Breaking the Waves à 20h50 sur Arte suivi de Element of Crime à 23h25 // Shrek d’Andrew Adamson et Vicky Jenson à 20h45 sur France 4

Mardi : OSS 117 : Rio ne répond plus de Michel Hazanavicius à 22h25 sur W9

Mercredi : Simon Werner a disparu… de Fabrice Gobert à 20h50 sur Arte // [le choix de la rédaction] Le silence de Lorna de Jean-Pierre et Luc Dardenne à 22h30 sur France 4 : Le silence de Lorna a obtenu le prix du scénario au Festival de Cannes en 2008, et pourtant c’est plus l’ensemble des choix de mise en scène, d’une cohérence imparable, qui en fait un si grand film. Les frères Dardenne nous montrent des rapports humains qui fonctionnent sur des arrangements, des manipulations. Mais là où le cinéma ordinaire participerai à ces artifices, les réalisateurs préfèrent jouer sur une extrême discrétion du filmage et du montage et réalisent ainsi une grande décision de cinéma. Différents tout en restant les mêmes, les frères Dardenne signent donc un film d’une grande subtilité où ils trouvent l’émotion sans pourtant la chercher. // Cycle Lars von Trier : Five Obstructions à 23h10 sur Arte

Jeudi : Le goût des autres d’Agnès Jaoui à 20h45 sur Chérie 25

Dimanche : Cycle Lars von Trier : Melancholia à 20h45 sur Arte // Moonrise Kingdom de Wes Anderson à 20h45 sur France 4 // Burn After Reading de Joel et Ethan Coen à 22h15 sur France 4

Toute l’équipe de Bobinophile vous souhaite une belle semaine de cinéma.
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