[NEWSLETTER] SEMAINE DU 15 AU 21 DÉCEMBRE

SORTIES NATIONALES 

(mercredi 17 décembre)

Nous avons vu :

Charlie’s Country de Rolf de Heer (Drame, Biopic, 1h48, Australie): Charlie est un ancien guerrier aborigène. Alors que le gouvernement amplifie son emprise sur le mode de vie traditionnel de sa communauté, Charlie se joue et déjoue des policiers sur son chemin. Perdu entre deux cultures, il décide de retourner vivre dans le bush à la manière des anciens. Mais Charlie prendra un autre chemin, celui de sa propre rédemption.
Rolf de Heer parvient, dans un film finalement relativement consensuel et dont les enjeux anthropologiques sont lissés par la mise en scène, parfois lente, à questionner le processus délicat de l’acculturation. L’œil de la caméra, par le profond respect qu’elle partage envers le personnage-titre, vient appuyer le travail brillant de David Gulpilil, tant dans son travail de co-scénarisation permettant d’éviter un regard trop extérieur que dans l’expression corporelle de son jeu, juste et émouvante.

Nous parions sur :

Le temps des aveux de Régis Wargnier (Drame, 1h35, France, Belgique, Cambodge): Cambodge, 1971. Alors qu’il travaille à la restauration des temples d’Angkor, François Bizot, ethnologue français, est capturé par les Khmers rouges. Détenu dans un camp perdu dans la jungle, Bizot est accusé d’être un espion de la CIA. Sa seule chance de salut, convaincre Douch, le jeune chef du camp, de son innocence. Tandis que le français découvre la réalité de l’embrigadement des Khmers rouges, se construit entre le prisonnier et son geôlier un lien indéfinissable…

ENCORE EN SALLE

Nous avons aimé

Timbuktu de Abderrahmane Sissako (Drame, 1h37, France, Mauritanie): Non loin de Tombouctou tombée sous le joug des extrémistes religieux, Kidane  mène une vie simple et paisible dans les dunes, entouré de sa femme Satima, sa fille Toya et de Issan, son petit berger âgé de 12 ans.
En ville, les habitants subissent, impuissants, le régime de terreur des djihadistes qui ont pris en otage leur foi. Fini la musique et les rires, les cigarettes et même le football… Les femmes sont devenues des ombres qui tentent de résister avec dignité. Des tribunaux improvisés rendent chaque jour leurs sentences absurdes et tragiques.
Kidane et les siens semblent un temps épargnés par le chaos de Tombouctou. Mais leur destin bascule le jour où Kidane tue accidentellement Amadou le pêcheur qui s’en est pris à GPS, sa vache préférée. Il doit alors faire face aux nouvelles lois de ces occupants venus d’ailleurs…

Avis partagé entre les membres de Bobinophile:

Timbuktu marque, pour son réalisateur, le mise en images cinématographiques, des bouleversements politiques survenus au Mali en 2012 avec l’arrivée des islamistes souhaitant imposer la charia au nord du pays. Le sujet, absolument nécessaire et profondément personnel, se maintient pourtant sur le papier. Car Timbuktu égraine les (belles) scènes et les (magnifiques) plans dans une discontinuité inexplicable. Sissako privilégie la poésie sur le réel et perd largement en puissance subversive du fait même qu’il manque à cette histoire un liant pour lui donner corps. L’urgence du contexte se fait ainsi attendre, et c’est bien dommage…

Men Women Children de Jason Reitman (Comédie dramatique, 1h59, Etats-Unis): Men, Women & Children brosse le portrait de lycéens leurs rapports, leurs modes de communication, l’image qu’ils ont d’eux-mêmes et leur vie amoureuse. Le film aborde ainsi plusieurs enjeux sociétaux, comme la culture des jeux vidéo, l’anorexie, l’infidélité, la course à la célébrité et la prolifération de contenus illicites sur Internet. Tandis que les personnages s’engagent dans des trajectoires, dont l’issue est parfois heureuse et parfois tragique, il est désormais évident que personne ne peut rester insensible à ce bouleversement culturel qui déferle sur nos téléphones, nos tablettes et nos ordinateurs.

L’ambition de traiter tous les problèmes, en particulier sexuels, liés à la dépendance à internet et aux réseaux sociaux s’accompagne forcément d’un certain nombre de clichés et d’un traitement psychologique des personnages très faible. Malgré aussi quelques longueurs et une esthétique assez conventionnelle, le film reste moins mauvais qu’on aurait pu croire. Les différentes névroses des personnages, bien servis par le casting, reposent tout de même sur des fonds de vérité et sont toujours vues sous l’angle d’une gentille ironie qui limite la prétention du propos. Un film sympathique et divertissant !

White God de Kornel Mundruczo (Drame, 1h59, Hongrie, Allemagne, Suède): Pour favoriser les chiens de race, le gouvernement inflige à la population une lourde taxe sur les bâtards. Leurs propriétaires s’en débarrassent, les refuges sont surpeuplés. Lili, 13 ans, adore son chien Hagen, mais son père l’abandonne dans la rue. Tandis que Lili le cherche dans toute la ville, Hagen, livré à lui-même, découvre la cruauté des hommes. Il rejoint une bande de chiens errants prêts à fomenter une révolte contre les hommes. Leur vengeance sera sans pitié. Lili est la seule à pouvoir arrêter cette guerre.

Dans cette chorégraphie enragée et cathartique, les chiens bousculent le fondement des rapports d’autorité, incarnent autant qu’ils réparent le chaos de nos sociétés modernes. White God, dans la lignée de White Dog de Samuel Fuller davantage que des terrifiants Oiseaux de Alfred Hitchcock, orchestre une montée en puissance saisissante à forte propension parabolique, dans un contexte hongrois marqué par la politique des libéraux-conservateurs et une échelle européenne heurtée par la rigueur et la montée des extrêmes. Mais au-delà de sa portée politique, il anime au niveau intime une belle réflexion sur l’adolescence à travers le personnage de Lili. Le grand prix Un certain regard à Cannes est hautement mérité, autant que la « palme Dog » remise à Body, « acteur » magistral de cette révolution canine.

Critique par un membre de Bobinophile
Critique par un autre membre de Bobinophile

Retour à Ithaque de Laurent Cantet (Comédie dramatique, 1h35, France): Une terrasse qui domine la Havane, le soleil se couche. Cinq amis sont réunis pour fêter le retour d’Amadeo après 16 ans d’exil. Du crépuscule à l’aube, ils évoquent leur jeunesse, la bande qu’ils formaient alors la foi dans l’avenir qui les animait … mais aussi leur désillusion d’aujourd’hui.
A Cuba, de vieux amis se retrouvent le temps d’une soirée sur un toit de la Havane. Entre nostalgie, rancœurs et joie des retrouvailles, ce huis clos en extérieur aux fausses allures de théâtre filmé est avant tout le récit d’une Odyssée de l’absence dans une Cuba détruite par les dérives de la révolution.

The Search de Michel Hazanavicius (Drame, 2h14, France): Le film se passe pendant la seconde guerre de Tchétchénie, en 1999. Il raconte, à échelle humaine, quatre destins que la guerre va amener à se croiser. Après l’assassinat de ses parents dans son village, un petit garçon fuit, rejoignant le flot des réfugiés. Il rencontre Carole, chargée de mission pour l’Union Européenne. Avec elle, il va doucement revenir à la vie. Parallèlement, Raïssa, sa grande sœur, le recherche activement parmi des civils en exode. De son côté, Kolia, jeune Russe de 20 ans, est enrôlé dans l’armée. Il va petit à petit basculer dans le quotidien de la guerre.
The Search, s’il n’est pas dépourvu de longueurs et d’une certaine tendance à vouloir dérouler le contexte géopolitique dans des dialogues/monologues parfois trop didactiques et mal amenés, déploie sa force à travers une mise en scène grandiose dont la puissance est décuplée par l’impact, la précisions et la radicalité de la violence à l’écran. Le plus surprenant est de constater l’audace d’un réalisateur capable de jongler entre les genres avec une aisance certaine et de s’en sortir avec les honneurs. The Search combine ainsi socle conflictuel et approche du mélodrame pour mieux approcher l’humain grâce à la relation qui unit le personnage de Bérénice Béjo à l’enfant, sidérant dans chacune de ses expressions. Non, The Search est bien loin du navet qu’on nous annonçait il y a quelques mois.

Une nouvelle amie de François Ozon (Drame, France, 1h47): À la suite du décès de sa meilleure amie, Claire fait une profonde dépression, mais une découverte surprenante au sujet du mari de son amie va lui redonner goût à la vie.
Dans son dernier film, Ozon brode autour de l’image transgenre pour mieux nous amener à considérer ces beaux personnages, dans les moindres recoins de leur intimité, comme des êtres humains qui doivent affronter l’épreuve de la mort et s’affirmer dans le deuil. La démarche de Ozon est nécessairement politique dans le contexte actuel, quand bien même elle peut être maladroite . En effet, le réalisateur accorde parfois trop d’importance à la couture minutieuse de ses péripéties alors même que l’analyse des personnages mérite d’être creusé.

Bande de filles de Céline Sciamma (Drame, 1h52, France): Marieme vit ses 16 ans comme une succession d’interdits. La censure du quartier, la loi des garçons, l’impasse de l’école. Sa rencontre avec trois filles affranchies change tout. Elles dansent, elles se battent, elles parlent fort, elles rient de tout. Marieme devient Vic et entre dans la bande, pour vivre sa jeunesse.
Les plus beaux personnages sont ceux qui naissent sous la plume des réalisateurs qui croient profondément en eux. Céline Sciamma façonne une jeunesse à l’image du réel, et lui permet de s’échapper dans des parenthèses fulgurantes d’un esthétique toujours plus maîtrisé. Affirmation d’une héroïne dans la fleur de l’âge, Bande de fille est une histoire d’émancipation face à la cellule familiale, face au sexe opposé, face au collectif fragilisé… Une nouvelle fois, Sciamma trouve en sa jeune actrice débutante, la très belle Karidja Touré, une figure d’espoir, de force et de détermination. Et l’on tient avec elle l’une des jeunes réalisatrices les plus prometteuses de son temps. Critique par un membre de Bobinophile

Gone Girl de David Fincher (Thriller, 2h29, Etats-Unis): Un 5 juillet. Une disparition. Un postulat de départ très simple faisant de Nick (Ben Affleck) le parfait suspect du meurtre de sa femme Amy (Rosamund Pike) le jour de leur cinquième anniversaire de mariage, deux personnages/acteurs admirable de maîtrise de chaque expression de leurs visages.
Ce film marque le retour d’un inlassable – et désormais inégalable – manipulateur du public des salles obscures, David Fincher (Seven, Fight Club, The Social Network…). Ce nouveau thriller psychologique, glacé et ardant traduit le malaise permanent, sinon la perversion irréversible, de l’homme moderne et d’une société tout entière. Critique par un membre de Bobinophile

Mommy de Xavier Dolan (Drame, 2h18, Canada) : Une jeune mère veuve, Diane (Anne Dorval) voit revenir son fils de 16 ans à la maison, Steve (Antoine Olivier Pilon), victime d’un trouble psychologique du déficit de l’attention avec hyperactivité et récemment expulsé du centre de rééducation pour la jeunesse dans lequel il avait été placé.
Pour la première fois, bien plus encore que dans Laurence Anyways, les exubérantes de Xavier Dolan ne sont plus tant des tics visuels qui confinent à l’hystérie mais des outils qui permettent à ce jeune réalisateur, désormais incontournable, d’amplifier son sujet jusque dans les moindres recoins de son cadrage minutieusement pensé et conçu. Car l’important réside dans ce trio de personnages dont l’humanité dépasse le cadre de la fiction pour toucher au cœur du spectateur, bouleversé. L’adéquation du fond et de la forme est enfin atteinte dans une quasi-perfection, sidérante de beauté et de générosité. Les sceptiques seront confondus, définitivement. Critique par un membre de Bobinophile

Ils nous ont divisés

Mr. Turner de Mike Leigh (Biopic, Drame, 2h30, Angleterre): Les dernières années de l’existence du peintre britannique, J.M.W Turner (1775-1851). Artiste reconnu, membre apprécié quoique dissipé de la Royal Academy of Arts, il vit entouré de son père qui est aussi son assistant, et de sa dévouée gouvernante. Il fréquente l’aristocratie, visite les bordels et nourrit son inspiration par ses nombreux voyages. La renommée dont il jouit ne lui épargne pas toutefois les éventuelles railleries du public ou les sarcasmes de l’establishment. A la mort de son père, profondément affecté, Turner s’isole. Sa vie change cependant quand il rencontre Mrs Booth, propriétaire d’une pension de famille en bord de mer.
Mr. Turner, dès les premiers plans et les premières lueurs du jour, s’impose sans mal comme un grand « film-tableau », la mise en scène de Mike Leigh reflétant par l’usage de la lumière la naissance de l’impressionnisme en peinture. Mais d’un endroit majestueux, ce faux-biopic glisse rapidement vers un envers monstrueux, une immonde misanthropie incarnée dans une palette de grognements/grimaces, si présents qu’il devient impossible de briser la carapace du personnage-titre, accablé et humilié par l’aigreur humaine. Le film devient très long, et aussi très douloureux…

Eden de Mia Hansen-Løve (Comédie dramatique, 2h11, France): Au début des années 90, la musique électronique française est en pleine effervescence. Paul, un DJ, fait ses premiers pas dans le milieu de la nuit parisienne et créé avec son meilleur ami le duo «Cheers». Ils trouveront leur public et joueront dans les plus grands clubs de la capitale. C’est le début pour eux d’une ascension euphorique, vertigineuse, dangereuse et éphémère. C’est aussi le parcours sentimental d’un jeune homme qui accumule les histoires d’amour et qui n’arrive pas à construire. Eden tente de faire revivre l’euphorie des années 90 et l’histoire de la French Touch : cette génération d’artistes français qui continue de briller dans le monde entier.
Mia Hansen-Love nous invite, au cœur de la salle de cinéma, aux soirées House les plus électrisantes, pleines de rythme et de couleurs, de variations et de beautés. Mais là où – malgré une élégante mise en scène – la jeune réalisatrice déçoit, c’est qu’elle ne raconte pas tant la trajectoire de personnages que celle de ces vibrations musicales qui ont façonné l’univers nocturne de la House music. Eden se réduit donc malheureusement à sa bande non-originale, laissant en arrière plan la psychologie de ses personnages qui subissent, de plus, la fadeur de jeu des deux acteurs principaux, Felix de Givry et Pauline Etienne. Jamais la réalisatrice ne capte un brin de fougue, de folie, tant tout est amorphe. C’est une catastrophe, longue qui plus est.

La prochaine fois je viserai le cœur de Céric Anger (Policier, 1h51, France): Pendant plusieurs mois, entre 1978 et 1979, les habitants de l’Oise se retrouvent plongés dans l’angoisse et la terreur : un maniaque sévit prenant pour cibles des jeunes femmes. Après avoir tenté d’en renverser plusieurs au volant de sa voiture, il finit par blesser et tuer des auto-stoppeuses choisies au hasard. L’homme est partout et nulle part, échappant aux pièges des enquêteurs et aux barrages. Il en réchappe d’autant plus facilement qu’il est en réalité un jeune et timide gendarme qui mène une vie banale et sans histoires au sein de sa brigade. Gendarme modèle, il est chargé d’enquêter sur ses propres crimes jusqu’à ce que les cartes de son périple meurtrier lui échappent.
Dans La prochaine fois je viserai le cœur, Cédric Angier donne l’impression qu’il n’assume jamais complètement le potentiel fictionnel que pourrait avoir ce fait divers tiré de faits réel. Il y reste accroché de très près , jusqu’à reprendre de façon mécanique des dialogues sans questionner leur pertinence et leur justesse. Le fait divers devient un boulet d’écriture extrêmement lourd et plombant pour cette oeuvre de cinéma.

Interstellar de Christopher Nolan (Science-Fiction, 2h49, Etats-Unis): Le film raconte les aventures d’un groupe d’explorateurs  qui utilisent une faille récemment découverte dans l’espace-temps afin de repousser les limites humaines  et partir à la conquête des distances astronomiques dans un voyage interstellaire.
L’une des grosses attentes de cette fin d’année offre un beau spectacle, impressionnant de par sa structure et son ambition. Christopher Nolan a beau être l’architecte d’un édifice visuel monumental, Interstellar entre dans les clous d’une recette qu’il répète depuis Memento. Si cette fois-ci, le spectacle ne prend pas, c’est parce qu’il sacrifie le pur divertissement à la leçon théorique philosophico-scientifique indigeste qui perd le spectateur en route.
On ne peut que le comparer à ce qui a déjà été fait (2001, Inception, Gravity) tant le film manque clairement d’une identité propre, à la limite du plagiat. L’espace, pour Nolan, se conquiert avec de gros sabots qui cherchent tant bien que mal à se détacher des grands classiques du genre sans y arriver complètement. La plus grosse frustration de l’année.

Samba d’Olivier Nakache et Eric Toledano (Comédie dramatique, 1h54, France): Samba, sénégalais en France depuis 10 ans, collectionne les petits boulots ; Alice est une cadre supérieure épuisée par un burn out. Lui essaye par tous les moyens d’obtenir ses papiers, alors qu’elle tente de se reconstruire par le bénévolat dans une association. Chacun cherche à sortir de son impasse jusqu’au jour où leurs destins se croisent… Entre humour et émotion, leur histoire se fraye un autre chemin vers le bonheur. Et si la vie avait plus d’imagination qu’eux ?
Olivier Nakache et Eric Toledano se sont reposés sur leurs lauriers après Intouchables et n’offrent avec Samba qu’une pâle copie de ce qu’ils avaient réussi en 2011. On retrouve un mélange de comédie et de drame social qui reste pertinent, agréable et très bien porté par Omar Sy et Tahar Rahim. Cependant, l’ajout d’une romance semble incohérent et surfait. Charlotte Gainsbourg déçoit dans son incapacité à faire progresser son personnage et son registre de jeu.

ÉVÉNEMENTS

Lundi 15 décembre au Comoedia à 20h: Avant-première du film « 2000 jours sur Terre » en présence d’Alban Jamin, enseignant en cinéma et ancien rédacteur du magazine musical Eldorado. En partenariat avec le Transbordeur et les Inrockuptibles.

Mardi 16 décembre au Comoedia au 20h: Projection du film « On a grévé » suivie d’un débat.

Elles s’appellent Oulimata, Mariam, Géraldine, Fatoumata… elles sont une quinzaine de femmes de chambres et pendant un mois elles vont affronter le deuxième groupe hôtelier d’Europe. Elles n’acceptent plus le salaire à la chambre, les heures données au patron, le mal de dos qui les casse et le mépris dans lequel elles sont tenues. « On a grèvé », c’est la rencontre entre leur force et une stratégie syndicale pertinente

Séances UGC Culte avec la projection « Psychose » d’Alfred Hitchcock: Jeudi 11/12 à 19h45, Dimanche 14/12 à 17h20 et Mardi 16/12 à 16h25

Phoenix, Arizona. Marion Crane, une employée modèle, vole 40 000 dollars à son patron, George Lowery, pour permettre à son amant, Sam Loomis, d’éponger ses dettes. Elle s’enfuit en voiture dans l’intention de rejoindre Sam chez lui, à Fairdale. Sur le chemin, une forte pluie l ‘oblige à s’arrêter. Elle descend dans un motel isolé, où l’accueille le jeune et timide patron, Norman Bates.

INSTITUT LUMIERE

INSTITUT LUMIÈRE
25 rue du Premier-Film
Métro D Monplaisir-Lumière
Tél. 04 78 78 18 95
http://www.institut-lumiere.org
http://www.institut-lumiere.org/cinema/programme-calendrier.html

SOIRÉES SPÉCIALES

– Mardi 16 décembre à 19h30

Soirée Cinéma de montagne – Catherine Destivelle

L’alpiniste Catherine Destivelle rue du Premier-Film ! A l’issue de la projection, séance de signature des ouvrages qu’elle publie en tant qu’éditrice avec sa maison les Editions du Mont-Blanc.

Au-delà des cimes de Rémy Tezier (2008, 1h20)

Au-delà des cimes raconte la passion de la montagne, dont Catherine Destivelle  est l’une des grandes ambassadrices. Le dispositif de réalisation est simple : Catherine emmène quelques uns de ses proches à la conquête de sommets mythiques du massif du Mont Blanc.

– Jeudi 18 décembre à 20h30

Soirée Antoine de Saint-Exupéry

Hommage à l’écrivain, journaliste, pilote et soldat épris de liberté, en écho à l’exposition «1939-1944 : Antoine de Saint-Exupéry combattant – Un engagement singulier pour la liberté» à l’Université Jean Moulin Lyon 3.

En présence de Jean-Christophe Piffaut, commissaire de l’exposition

Courrier sud de Pierre Billon

Jacques, pilote de l’aéropostale, rend visite à une amie d’enfance. Celle-ci, mariée à un homme autoritaire, accepte de fuir avec Jacques…

Vendredi 19 décembre à 21h

Le Jour le plus court : Carte blanche au Festival du Film Court de Villeurbanne

Durée du programme : 1h32
Le Chant du styrène d’Alain Resnais (Fr., 1958, 19min, essai documentaire)
Foutaises de Jean-Pierre Jeunet (Fr., 1990, 7min, fiction)
Mort à Vignole d’Olivier Smolders (Belgique, 1998, 25min, documentaire)
La Révolution des crabes d’Arthur de Pins (Fr., 2004, 5min, animation)
L’Usine s’engage de Jacques Mitsch (Fr., 2002, 4min, essai documentaire)
Flesh d’Edouard Salier (Fr., 2005, 10min, animation)
Kwiz de Renaud Callebaud (Belgique, 2006, 5min, fiction)
The Mass of Men de Gabriel Gauchet (Fr./GB, 2013, 17min, fiction)

ELIA KAZAN

La Fièvre dans le sang de Elia Kazan , USA , 1961

Au Texas, en 1929, Deanie, fille d’un petit actionnaire, et Bud,  fils d’un puissant capitaliste, sont étudiants et s’aiment. Mais leurs parents refusent leur mariage… Magnifique portrait d’une  jeunesse entravée, passionnée, enragée, et d’un pays en crise,  avec Natalie Wood et un débutant nommé Warren Beatty.

Séances : Ma 16/12 à 14h30

Panique dans la rue de Elia Kazan , USA , 1950

Le cadavre d’un inconnu tué par balle est retrouvé dans le port de la Nouvelle-Orléans. Le mort avait la peste, la ville risque la contamination… Avec ce film, Kazan « trouve sa voie » : il tourne « en décors naturels, avec seulement des élément réels. Et sans vedettes d’Hollywood. » (Une odyssée américaine par Elia Kazan, M. Ciment)

Séances : Me 17/12 à 19h – Di 21/12 à 14h30

CENTENAIRE DE LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE

A l’Ouest rien de nouveau de Lewis Milestone , USA , 1930

De jeunes soldats allemands plongés dans l’horreur de la Première Guerre mondiale… Une adaptation du célèbre roman de Erich Maria Remarque, Oscars du meilleur film et du meilleur réalisateur. Copie restaurée ressortie par Swashbuckler.

Séances : Me 17/12 à 21h – Di 21/12 à 19h

Capitaine Conan de Bertrand Tavernier , France , 1996

1918, au moment où les troupes françaises s’enlisent dans les Balkans, les hommes du Capitaine Conan sont accusés de pillages…

Séances :Me 17/12 à 16h30

La Grande illusion de Jean Renoir , France , 1937

En 1914, un camp de prisonniers français : certains décident de tenter leur chance et de s’évader… Copie restaurée par StudioCanal.

Séances : Ve 19/12 à 16h45 – Sa 20/12 à 18h15

SATYAJIT RAY

Le Saint de Satyajit Ray , Inde , 1965

Un faux saint abuse de la crédulité d’un père et de sa fille, Buchki. Satya, fiancé de Buchki, va tout faire pour récupérer sa bien-aimée et confondre l’imposteur… A travers une comédie racontant les efforts surhumains d’un charlatan pour trouver de nouvelles supercheries, Satyajit Ray se moque ici des croyances populaires indiennes.

Séances :Je 18/12 à 19h – Ve 19/12 à 19h – Sa 20/12 à 16h30

Le Héros de Satyajit Ray , Inde , 1966

Une star de cinéma voyage jusqu’à Dehli pour recevoir un prix couronnant sa carrière. En prise à des angoisses existentielles, il rencontre une jeune journaliste, qui ne partage pas l’enthousiasme de l’opinion publique sur son travail… Portrait d’une célébrité dont le succès lui est monté à la tête. Le film, qui réunit deux grandes vedettes, fut récompensé en Inde et à Berlin.

Séances : Ma 16/12 à 16h45

ET AUSSI

Wanda de Barbara Loden , USA , 1970

La dérive de Wanda qui, après avoir quitté mari et enfants, rencontre M. Dennis, voleur de bas étage. Elle le suit sur les routes… OEuvre de Barbara Loden, femme d’Elia Kazan, un film féministe et novateur, admiré par Marguerite Duras ou Isabelle Huppert. L’occasion de revenir sur cette actrice, réalisatrice d’un film unique, et figure décisive dans l’ombre d’Elia Kazan.

Séances : Je 18/12 à 14h30 – Sa 20/12 à 20h30

Chinatown de Roman Polanski , USA , 1974

Los Angeles, 1937. Une femme embauche un détective pour faire suivre son mari. Embrouilles et corruption… L’occasion aussi de poursuivre l’hommage rendu à Faye Dunaway pendant le festival Lumière 2014.

Séances : Di 21/12 à 16h30

DANS LE POSTE CETTE SEMAINE

Lundi : Hommage Marlon Brando : Un tramway nommé Désir d’Elia Kazan à 20h50 sur Arte // Bullhead de Michaël R Roskam à 22h55 sur Arte

Mercredi : Les enfants loups, Ame et Yuki de Mamoru Hosoda à 20h50 sur Arte

Toute l’équipe de Bobinophile vous souhaite une belle semaine de cinéma !

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