[NEWSLETTER] SEMAINES DU 23 DÉCEMBRE AU 11 JANVIER

SORTIES NATIONALES 

Nous parions sur

Mercredi 24 décembre

Whiplash de Damien Chazelle (Drame, 1h47, Etats-Unis): Andrew, 19 ans, rêve de devenir l’un des me
illeurs batteurs de jazz de sa génération. Mais la concurrence est rude au conservatoire de Manhattan où il s’entraîne avec acharnement. Il a pour objectif d’intégrer le fleuron des orchestres dirigé par Terence Fletcher, professeur féroce et intraitable. Lorsque celui-ci le repère enfin, Andrew se lance, sous sa direction, dans la quête de l’excellence…

Mercredi 31 décembre

Cold in July de Jim Mickle (Drame, 1h49, Etats-Unis, France): 1989.
Texas. Par une douce nuit, Richard Dane abat un homme qui vient de pénétrer dans sa maison. Alors qu’il est considéré comme un héros par les habitants de sa petite ville, il est malgré lui entraîné dans un monde de corruption et de violence.

Mercredi 07 janvier

Hard Day de Kim Seong-Hun (Policier, 1h41, Corée du Sud): En route pour assister aux funérailles de sa mère, et tandis qu’il est visé par une enquête pour corruption, le commissaire KO Gun-su renverse accidentellement un homme. Pour se couvrir, il décide de cacher le corps
dans le cercueil de sa mère. Lorsque l’affaire est découverte, on nomme son partenaire pour mener l’enquête. Et quand l’unique témoin de l’accident l’appelle pour le faire chanter,
Gun-su comprend qu’il n’est pas au bout de ses peines…

Le scandale Paradjanov ou La vie tumultueuse d’un artiste soviétique de Serge Avédikian e
t Olena Fetisova (Drame, 1h35, Ukraine, France, Géorgie, Arménie):
Une évocation de la vie mouvementée de Sergei Paradjanov, réalisateur soviétique d’avant garde, à la fois poète, plasticien et touche-à-tout opposé à toute forme d’autorité. Auteur de films cultes, dont Les Chevaux de feu et Sayat Nova, son anticonformisme et son désir d’indépendance, dans un pays qui refuse les artistes déviants, lui valent cinq années d’emprisonnement dans les geôles soviétiques. S’il en ressort meurtri, Paradjanov conserve pour autant son indéfectible sens de l’humour, son excentrisme et surtout sa passion pour l’art et la beauté.

ENCORE EN SALLE

Nous avons aimé

Charlie’s Country de Rolf de Heer (Drame, Biopic, 1h48, Australie): Charlie est un ancien guerrier aborigène. Alors que le gouvernement amplifie son emprise sur le mode de vie traditionnel de sa communauté, Charlie se joue et déjoue des policiers sur son chemin. Perdu entre deux cultures, il décide de retourner vivre dans le bush à la manière des anciens. Mais Charlie prendra un autre chemin, celui de sa propre rédemption.

Rolf de Heer parvient, dans un film finalement relativement consensuel et dont les enjeux anthropologiques sont lissés par la mise en scène, parfois lente, à questionner le processus délicat de l’acculturation. L’œil de la caméra, par le profond respect qu’elle partage envers le personnage-titre, vient appuyer le travail brillant de David Gulpilil, tant dans son travail de co-scénarisation permettant d’éviter un regard trop extérieur que dans l’expression corporelle de son jeu, juste et émouvante.

Timbuktu de Abderrahmane Sissako (Drame, 1h37, France, Mauritanie): Non loin de Tombouctou tombée sous le joug des extrémistes religieux, Kidane  mène une vie simple et paisible dans les dunes, entouré de sa femme Satima, sa fille Toya et de Issan, son petit berger âgé de 12 ans.
En ville, les habitants subissent, impuissants, le régime de terreur des djihadistes qui ont pris en otage leur foi. Fini la musique et les rires, les cigarettes et même le football… Les femmes sont devenues des ombres qui tentent de résister avec dignité. Des tribunaux improvisés rendent chaque jour leurs sentences absurdes et tragiques.
Kidane et les siens semblent un temps épargnés par le chaos de Tombouctou. Mais leur destin bascule le jour où Kidane tue accidentellement Amadou le pêcheur qui s’en est pris à GPS, sa vache préférée. Il doit alors faire face aux nouvelles lois de ces occupants venus d’ailleurs…

Avis partagé entre les membres de Bobinophile:

Timbuktu marque, pour son réalisateur, le mise en images cinématographiques, des bouleversements politiques survenus au Mali en 2012 avec l’arrivée des islamistes souhaitant imposer la charia au nord du pays. Le sujet, absolument nécessaire et profondément personnel, se maintient pourtant sur le papier. Car Timbuktu égraine les (belles) scènes et les (magnifiques) plans dans une discontinuité inexplicable. Sissako privélégie la poésie sur le réel et perd largement en puissance subversive du fait même qu’il manque à cette histoire un liant pour lui donner corps. L’urgence du contexte se fait ainsi attendre, et c’est bien dommage…

Men Women Children de Jason Reitman (Comédie dramatique, 1h59, Etats-Unis): Men, Women & Children brosse le portrait de lycéens leurs rapports, leurs modes de communication, l’image qu’ils ont d’eux-mêmes et leur vie amoureuse. Le film aborde ainsi plusieurs enjeux sociétaux, comme la culture des jeux vidéo, l’anorexie, l’infidélité, la course à la célébrité et la prolifération de contenus illicites sur Internet. Tandis que les personnages s’engagent dans des trajectoires, dont l’issue est parfois heureuse et parfois tragique, il est désormais évident que personne ne peut rester insensible à ce bouleversement culturel qui déferle sur nos téléphones, nos tablettes et nos ordinateurs.

L’ambition de traiter tous les problèmes, en particulier sexuels, liés à la dépendance à internet et aux réseaux sociaux s’accompagne forcément d’un certain nombre de clichés et d’un traitement psychologique des personnages très faible. Malgré aussi quelques longueurs et une esthétique assez conventionnelle, le film reste moins mauvais qu’on aurait pu croire. Les différentes névroses des personnages, bien servis par le casting, reposent tout de même sur des fonds de vérité et sont toujours vues sous l’angle d’une gentille ironie qui limite la prétention du propos. Un film sympathique et divertissant !

White God de Kornel Mundruczo (Drame, 1h59, Hongrie, Allemagne, Suède): Pour favoriser les chiens de race, le gouvernement inflige à la population une lourde taxe sur les bâtards. Leurs propriétaires s’en débarrassent, les refuges sont surpeuplés. Lili, 13 ans, adore son chien Hagen, mais son père l’abandonne dans la rue. Tandis que Lili le cherche dans toute la ville, Hagen, livré à lui-même, découvre la cruauté des hommes. Il rejoint une bande de chiens errants prêts à fomenter une révolte contre les hommes. Leur vengeance sera sans pitié. Lili est la seule à pouvoir arrêter cette guerre.

Dans cette chorégraphie enragée et cathartique, les chiens bousculent le fondement des rapports d’autorité, incarnent autant qu’ils réparent le chaos de nos sociétés modernes. White God, dans la lignée de White Dog de Samuel Fuller davantage que des terrifiants Oiseaux de Alfred Hitchcock, orchestre une montée en puissance saisissante à forte propension parabolique, dans un contexte hongrois marqué par la politique des libéraux-conservateurs et une échelle européenne heurtée par la rigueur et la montée des extrêmes. Mais au-delà de sa portée politique, il anime au niveau intime une belle réflexion sur l’adolescence à travers le personnage de Lili. Le grand prix Un certain regard à Cannes est hautement mérité, autant que la « palme Dog » remise à Body, « acteur » magistral de cette révolution canine.

Critique par un membre de Bobinophile

Critique par un autre membre de Bobinophile

Retour à Ithaque de Laurent Cantet (Comédie dramatique, 1h35, France): Une terrasse qui domine la Havane, le soleil se couche. Cinq amis sont réunis pour fêter le retour d’Amadeo après 16 ans d’exil. Du crépuscule à l’aube, ils évoquent leur jeunesse, la bande qu’ils formaient alors la foi dans l’avenir qui les animait … mais aussi leur désillusion d’aujourd’hui.

A Cuba, de vieux amis se retrouvent le temps d’une soirée sur un toit de la Havane. Entre nostalgie, rancœurs et joie des retrouvailles, ce huis clos en extérieur aux fausses allures de théâtre filmé est avant tout le récit d’une Odyssée de l’absence dans une Cuba détruite par les dérives de la révolution.

The Search de Michel Hazanavicius (Drame, 2h14, France): Le film se passe pendant la seconde guerre de Tchétchénie, en 1999. Il raconte, à échelle humaine, quatre destins que la guerre va amener à se croiser. Après l’assassinat de ses parents dans son village, un petit garçon fuit, rejoignant le flot des réfugiés. Il rencontre Carole, chargée de mission pour l’Union Européenne. Avec elle, il va doucement revenir à la vie. Parallèlement, Raïssa, sa grande sœur, le recherche activement parmi des civils en exode. De son côté, Kolia, jeune Russe de 20 ans, est enrôlé dans l’armée. Il va petit à petit basculer dans le quotidien de la guerre.

The Search, s’il n’est pas dépourvu de longueurs et d’une certaine tendance à vouloir dérouler le contexte géopolitique dans des dialogues/monologues parfois trop didactiques et mal amenés, déploie sa force à travers une mise en scène grandiose dont la puissance est décuplée par l’impact, la précisions et la radicalité de la violence à l’écran. Le plus surprenant est de constater l’audace d’un réalisateur capable de jongler entre les genres avec une aisance certaine et de s’en sortir avec les honneurs. The Search combine ainsi socle conflictuel et approche du mélodrame pour mieux approcher l’humain grâce à la relation qui unit le personnage de Bérénice Béjo à l’enfant, sidérant dans chacune de ses expressions. Non, The Search est bien loin du navet qu’on nous annonçait il y a quelques mois.

Mommy de Xavier Dolan (Drame, 2h18, Canada): Une jeune mère veuve, Diane (Anne Dorval) voit revenir son fils de 16 ans à la maison, Steve (Antoine Olivier Pilon), victime d’un trouble psychologique du déficit de l’attention avec hyperactivité et récemment expulsé du centre de rééducation pour la jeunesse dans lequel il avait été placé.

Pour la première fois, bien plus encore que dans Laurence Anyways, les exubérantes de Xavier Dolan ne sont plus tant des tics visuels qui confinent à l’hystérie mais des outils qui permettent à ce jeune réalisateur, désormais incontournable, d’amplifier son sujet jusque dans les moindres recoins de son cadrage minutieusement pensé et conçu. Car l’important réside dans ce trio de personnages dont l’humanité dépasse le cadre de la fiction pour toucher au cœur du spectateur, bouleversé. L’adéquation du fond et de la forme est enfin atteinte dans une quasi-perfection, sidérante de beauté et de générosité. Les sceptiques seront confondus, définitivement. Critique par un membre de Bobinophile

Gone Girl de David Fincher (Thriller, 2h29, Etats-Unis): Un 5 juillet. Une disparition. Un postulat de départ très simple faisant de Nick (Ben Affleck) le parfait suspect du meurtre de sa femme Amy (Rosamund Pike) le jour de leur cinquième anniversaire de mariage, deux personnages/acteurs admirable de maîtrise de chaque expression de leurs visages.

Ce film marque le retour d’un inlassable – et désormais inégalable – manipulateur du public des salles obscures, David Fincher (Seven, Fight Club, The Social Network…). Ce nouveau thriller psychologique, glacé et ardant traduit le malaise permanent, sinon la perversion irréversible, de l’homme moderne et d’une société tout entière. Critique par un membre de Bobinophile

Ils nous ont divisés

Mr. Turner de Mike Leigh (Biopic, Drame, 2h30, Angleterre): Les dernières années de l’existence du peintre britannique, J.M.W Turner (1775-1851). Artiste reconnu, membre apprécié quoique dissipé de la Royal Academy of Arts, il vit entouré de son père qui est aussi son assistant, et de sa dévouée gouvernante. Il fréquente l’aristocratie, visite les bordels et nourrit son inspiration par ses nombreux voyages. La renommée dont il jouit ne lui épargne pas toutefois les éventuelles railleries du public ou les sarcasmes de l’establishment. A la mort de son père, profondément affecté, Turner s’isole. Sa vie change cependant quand il rencontre Mrs Booth, propriétaire d’une pension de famille en bord de mer.

Mr. Turner, dès les premiers plans et les premières lueurs du jour, s’impose sans mal comme un grand « film-tableau », la mise en scène de Mike Leigh reflétant par l’usage de la lumière la naissance de l’impressionnisme en peinture. Mais d’un endroit majestueux, ce faux-biopic glisse rapidement vers un envers monstrueux, une immonde misanthropie incarnée dans une palette de grognements/grimaces, si présents qu’il devient impossible de briser la carapace du personnage-titre, accablé et humilié par l’aigreur humaine. Le film devient très long, et aussi très douloureux…

Eden de Mia Hansen-Løve (Comédie dramatique, 2h11, France): Au début des années 90, la musique électronique française est en pleine effervescence. Paul, un DJ, fait ses premiers pas dans le milieu de la nuit parisienne et créé avec son meilleur ami le duo «Cheers». Ils trouveront leur public et joueront dans les plus grands clubs de la capitale. C’est le début pour eux d’une ascension euphorique, vertigineuse, dangereuse et éphémère. C’est aussi le parcours sentimental d’un jeune homme qui accumule les histoires d’amour et qui n’arrive pas à construire. Eden tente de faire revivre l’euphorie des années 90 et l’histoire de la French Touch : cette génération d’artistes français qui continue de briller dans le monde entier.

Mia Hansen-Love nous invite, au cœur de la salle de cinéma, aux soirées House les plus électrisantes, pleines de rythme et de couleurs, de variations et de beautés. Mais là où – malgré une élégante mise en scène – la jeune réalisatrice déçoit, c’est qu’elle ne raconte pas tant la trajectoire de personnages que celle de ces vibrations musicales qui ont façonné l’univers nocturne de la House music. Eden se réduit donc malheureusement à sa bande non-originale, laissant en arrière plan la psychologie de ses personnages qui subissent, de plus, la fadeur de jeu des deux acteurs principaux, Felix de Givry et Pauline Etienne. Jamais la réalisatrice ne capte un brin de fougue, de folie, tant tout est amorphe. C’est une catastrophe, longue qui plus est.

 

ÉVÉNEMENTS

– Séance UGC Culte avec la projection du film « Duel« , un des premiers films de Steven Spielberg !

Sur une route californienne, un modeste employé de commerce se voit pris en chasse par un énorme camion. Une course-poursuite effrénée s’engage…

Duel est un film qui ne ressemble à aucun autre et happe le spectateur dans un suspens haletant… Le fait de ne pas connaître le visage du camionneur poursuivant le personnage principal, ni ses motivations, participe à l’ambiance angoissante du film.

Séance: Mardi 23/12 à 15h30

– Le jeudi 25 décembre à 18h au cinéma Comoedia: Avant-première du film « Les nouveaux sauvages« 

L’inégalité, l’injustice et l’exigence auxquelles nous expose le monde où l’on vit provoquent du stress et des dépressions chez beaucoup de gens. Certains craquent. Les Nouveaux sauvages est un film sur eux.

Vulnérables face à une réalité qui soudain change et devient imprévisible, les héros des Nouveaux sauvages franchissent l’étroite frontière qui sépare la civilisation de la barbarie. Une trahison amour, le retour d’un passé refoulé, la violence enfermée dans un détail quotidien, sont autant de prétextes qui les entraînent dans un vertige où ils perdent les pédales et éprouve l’indéniable plaisir du pétage de plombs.

INSTITUT LUMIÈRE
25 rue du Premier-Film
Métro D Monplaisir-Lumière

Nous recommandons

Du 23 au 28 décembre

Chinatown de Roman Polanski , USA , 1974

Los Angeles, 1937. Une femme embauche un détective pour faire suivre son mari. Embrouilles et corruption… L’occasion aussi de poursuivre l’hommage rendu à Faye Dunaway pendant le festival Lumière 2014.

Une plongée vertigineuse dans le Los Angeles des années 30, un film noir incontournable de l’histoire du cinéma et l’un des meilleurs rôles de Jack Nicholson !

Séances : Ve 26/12 à 21h – Di 28/12 à 19h

Taxi Driver de Martin Scorsese , USA , 1976

A son retour du Vietnam, Travis devient taxi de nuit à New York. Insomniaque, dépressif, il poursuit en vain la belle Betsy, et Iris, une prostituée de 14 ans… Chef-d’oeuvre de Scorsese, avec Robert De Niro, génial et terrible. Les photos de Schapiro contribueront à leur manière à l’aura et à la renommée internationale du film.

Le film qui a révélé le duo acteur/réalisateur de génie De Niro/Scorcese, le premier d’une longue série de films mythiques qui ont vu le jour grâce à cette collaboration !

Séance : Sa 27/12 à 21h

Un tramway nommé désir de Elia Kazan , USA , 1951

Blanche s’installe chez sa soeur et son mari Stanley, ouvrier instinctif et rustre. La sensibilité aiguë de la jeune femme se heurte à la sensualité lourde et primitive de Stanley… Une tragédie psychologique d’après la pièce – puis le scénario – de Tennessee Williams avec Vivien Leigh et Marlon Brando, jeune star à l’aura irrésistible.

Une ultime occasion de voir cet immense classique du cinéma américain !

Séance : Di 28/12 à 14h30

Du 29 décembre au 4 janvier

America, America de Elia Kazan , USA , 1963

Fin du XIXe siècle. Le Grec Stavros vit en Anatolie et n’a qu’une idée en tête : émigrer vers l’Amérique. Il entame le long et dangereux périple jusqu’à Constantinople dans l’espoir d’embarquer sur un bateau à destination de New York…Un récit autobiographique poignant où Kazan évoque ses racines et l’exil familial.

Séances: Ve 2/01 à 21h – Di 4/01 à 19h

La Fièvre dans le sang de Elia Kazan , USA , 1961

Au Texas, en 1929, Deanie, fille d’un petit actionnaire, et Bud,  fils d’un puissant capitaliste, sont étudiants et s’aiment. Mais leurs parents refusent leur mariage… Magnifique portrait d’une  jeunesse entravée, passionnée, enragée, et d’un pays en crise,  avec Natalie Wood et un débutant nommé Warren Beatty.

Séances: Di 28/12 à 16h45 – Ma 30/12 à 21h15 – Sa 3/01 à 16h30 – Di 4/01 à 14h30

Sur les quais de Elia Kazan , USA , 1954

Terry Malloy, docker et ancien boxeur, participe malgré lui au meurtre d’un employé, qui a refusé de se soumettre au syndicat mafieux du port de New York. Il se retrouve face à un cas de conscience… Hanté par la culpabilité, un chef-d’oeuvre porté par Marlon Brando, « à l’interprétation parfaite » dira Elia Kazan.

Un des plus grands films d’Elia Kazan qui reçut 8 oscars 1955 dont celui du Meilleur acteur pour l’interprétation de Marlon Brando.

Séance: Ve 2/01 à 19h

Du 05 au 11 janvier

Festival « Cinéma, sport et littérature » avec des projections, colloques et séances de signatures !

Foot et Immigration, 100 ans d’histoire commune, documentaire d’Eric Cantona (2014, 1h27)

« À l’origine sur un terrain de football, il fallait dribbler tout le monde pour aller marquer. C’était le football des aristocrates, la passe était déshonorante. Et puis les clubs ouvriers ont commencé à développer un jeu de passes. Et, solidaires et généreux sur le terrain comme à l’usine, en jouant collectivement, ils ont créé leur  ootball. Depuis un siècle, les joueurs français issus de l’immigration qui ont marqué l’histoire ont perpétué cette tradition. » Éric Cantona

Séance en présence d’Eric Cantona le vendredi 9 janvier à 20h

Les chariots de feu de Hugh Hudson

Dans les années vingt, deux athlètes britanniques prédisposés pour la course à pied se servent de leur don, l’un pour combattre les préjugés xénophobes, l’autre pour affirmer sa foi religieuse.

Un grand classique du cinéma à (re)découvrir en copie restaurée et en présence de Hugh Hudson le samedi 10 janvier à 19h30!

DANS LE POSTE

Semaine du 22 au 28 décembre

Lundi : Minuit à Paris de Woody Allen à 23h00 sur France 2 : Un film secondaire dans la filmographie de Woody Allen de ces dernières années, mais un conte de fées des temps modernes fantastique et surréaliste. A regarder pour se mettre dans l’ambiance de la magie de Noël.

Mardi : Ben-Hur de William Wyler à 20h50 sur Arte : Un monument du péplum aux scènes grandioses entrées dans la légende.

Mercredi : Peau d’âne de Jacques Demy à 20h50 sur Arte : Armé de sa baguette magique et des mélodies enchanteresses de Michel Legrand, Jacques Demy revisite le conte de Charles Perrault pour nous offrir un moment enchanté. Trouvailles ingénieuses de mise en scène, inoubliables refrains (« Amour amour »), beauté des costumes, Catherine Deneuve, Jean Marais, Delphine Seyrig… Bref, LE grand classique de Noël.

Jeudi : Soupe au canard de Leo McCarey avec les Marx Brothers à 23h30 sur Arte : Tourné en 1933, au moment de l’arrivée d’Hitler au pouvoir Soupe au canard est une satire délirante et un sommet du burlesque marxien.

Dimanche : [le choix de la rédaction] Mulholland Drive de David Lynch à 20h45 sur Numéro 23: le grand chef d’œuvre de David Lynch qui prend place dans un Los Angeles onirique et sombre. Un film inoubliable difficile à résumer de par son mystère et sa beauté hypnotique.
// Les temps modernes de Charles Chaplin à 20h30 sur La chaîne parlementaire
// 8 femmes de François Ozon à 20h50 sur HD1 : Une intrigue de Cluedo trouvée dans une vieille pièce de boulevard, un effet karaoké piqué à Resnais, du Technicolor kitsch, une petit dose de perversité et surtout de grandes actrices: voilà les ingrédients qui rendent ce film d’Ozon plutôt jubilatoire.

Semaine du 29 décembre au 4 janvier

Lundi : Les yeux de sa mère de Thierry Klifa à 23h40 sur France 2 : Un film de fan où la référence à Tout sur ma mère est assez explicite. Thierry Klifa n’égale bien sûr pas le maître Almodovar mais signe un drame tendu avec une maîtrise certaine du suspens et de la surprise.

Mardi : [le choix de la rédaction] Lawrence d’Arabie de David Lean à 20h50 sur Arte : Durant la Première Guerre mondiale, l’officier britannique Lawrence conseille aux Arabes du prince Fayçal de se révolter contre les Turcs de l’Empire ottoman et de fonder une nation arabe indépendante moderne… Ce chef-d’œuvre dresse le portrait d’un personnage ambigu, loin des héros de films d’aventures classiques.

Jeudi : L’illusionniste de Sylvain Chomet à 22h50 sur France 3 : Après Les Triplettes de Belleville, Sylvain Chomet rend un bel hommage à Tati en restituant ce mélange de burlesque, de poésie et de mélancolie qui était propre à son monde.

Toute l’équipe de Bobinophile vous souhaite de belles semaines de cinéma !

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