[NEWSLETTER] SEMAINE DU 19 AU 25 JANVIER

Cycle D.E. organisé par Bobinophile du 19 au 28 janvier !

SORTIES NATIONALES 

(Mercredi 21 janvier)

ENCORE EN SALLE

Nous avons aimé

594635.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxLoin des hommes de David Oelhoffen (Drame, 1h41, France): 1954. Alors que la rébellion gronde dans la vallée, deux hommes, que tout oppose, sont contraints de fuir à travers les crêtes de l’Atlas algérien. Au coeur d’un hiver glacial, Daru, instituteur reclus, doit escorter Mohamed, un paysan accusé du meurtre de son cousin. Poursuivis par des villageois réclamant la loi du sang et par des colons revanchards, les deux hommes se révoltent. Ensemble, ils vont lutter pour retrouver leur liberté.

C’est principalement grâce à ses acteurs, sobres et grandioses, que le film laisse s’échapper d’un mince récit de belles séquences d’émotion. Les échanges de regards suffisent à dire autant que ce qu’auraient pu exprimer des mots, et c’est ainsi à travers cette relation – simple d’apparence mais toujours plus profonde qu’elle le suggère – que Oelhoffen tire la beauté d’un parcours en marge de la grande Histoire de l’Algérie à l’aube de l’indépendance. Reste que la contemplation s’accorde avec parfois trop de longueurs pour maintenir l’attention, malgré les plans soignés du cadre de l’action.

So132203.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxuvenirs de Marnie de Hiromasa Yonebayashi (Drame, 1h43, Japon): Anna, jeune fille solitaire, vit en ville avec ses parents adoptifs. Un été, elle est envoyée dans un petit village au nord d’Hokkaïdo. Dans une vieille demeure inhabitée, au cœur des marais, elle va se lier d’amitié avec l’étrange Marnie…

Par un glissement saisissant du réel à l’onirisme, ces Souvenirs parviennent à créer un beau vertige intime, un abandon fantasmagorique. Soufflé par le maître de l’animation japonaise, Hayao Miyazaki, cette histoire maintient l’idée que l’émotion pure reste l’apanage des légendaires studios Ghibli, quand bien même Yonebayashi ne se maintient pas toujours au niveau de ses prédécesseurs.

whisplashWhiplash de Damien Chazelle (Drame, 1h47, Etats-Unis): Andrew, 19 ans, rêve de devenir l’un des meilleurs batteurs de jazz de sa génération. Mais la concurrence est rude au conservatoire de Manhattan où il s’entraîne avec acharnement. Il a pour objectif d’intégrer le fleuron des orchestres dirigé par Terence Fletcher, professeur féroce et intraitable. Lorsque celui-ci le repère enfin, Andrew se lance, sous sa direction, dans la quête de l’excellence…

Whiplash est un drame dynamique qui se construit autour des rythmes jazz et les obstacles qu’Andrew rencontre dans sa quête de l’excellence. La musique est mise à l’honneur dans ce film qui présente une bande originale jazzy et entrainante. Un film saisissant et pertinent sur le dépassement de soi.

Hard-Day-afficheHard Day de Kim Seong-Hun (Policier, 1h41, Corée du Sud): En route pour assister aux funérailles de sa mère, et tandis qu’il est visé par une enquête pour corruption, le commissaire KO Gun-su renverse accidentellement un homme. Pour se couvrir, il décide de cacher le corps dans le cercueil de sa mère. Lorsque l’affaire est découverte, on nomme son partenaire pour mener l’enquête. Et quand l’unique témoin de l’accident l’appelle pour le faire chanter, Gun-su comprend qu’il n’est pas au bout de ses peines…

Hard day est un thriller très rythmé qui va flirter en permanence avec la parodie. Suspens haletant et humour noir saisissant vous tiennent en haleine tout au long du film, à la fois angoissant, déjanté et drôle.

a most violent year 1A Most Violent Year de J. C. Chandor (Drame, 2h05, Etats-Unis): New York – 1981. L’année la plus violente qu’ait connu la ville. Le destin d’un immigré qui tente de se faire une place dans le business du pétrole. Son ambition se heurte à la corruption, la violence galopante et à la dépravation de l’époque qui menacent de détruire tout ce que lui et sa famille ont construit.

Personne ne sort sans égratignures de ce drame à la fois subtil et magnifiquement élaboré. Même pas le spectateur. A Most Violent Year ne se limite pas à analyser la violence, il met en exergue ses répercussions. Le très charismatique Oscar Isaac est une victime parfaite pour cet engrenage qui ne comprend aucun échappatoire.

Timbuktu de Abderrahmane Sissako (Drame, 1h37, France, Mauritanie): Non loin de Tombouctou tombée sous le joug des extrémistes religieux, Kidane  mène une vie simple et paisible dans les dunes, entouré de sa femme Satima, sa fille Toya et de Issan, son petit berger âgé de 12 ans.
En ville, les habitants subissent, impuissants, le régime de terreur des djihadistes qui ont pris en otage leur foi. Fini la musique et les rires, les cigarettes et même le football… Les femmes sont devenues des ombres qui tentent de résister avec dignité. Des tribunaux improvisés rendent chaque jour leurs sentences absurdes et tragiques.
Kidane et les siens semblent un temps épargnés par le chaos de Tombouctou. Mais leur destin bascule le jour où Kidane tue accidentellement Amadou le pêcheur qui s’en est pris à GPS, sa vache préférée. Il doit alors faire face aux nouvelles lois de ces occupants venus d’ailleurs…

téléchargement (3)Avis partagé entre les membres de Bobinophile:

Timbuktu marque, pour son réalisateur, le mise en images cinématographiques, des bouleversements politiques survenus au Mali en 2012 avec l’arrivée des islamistes souhaitant imposer la charia au nord du pays. Le sujet, absolument nécessaire et profondément personnel, se maintient pourtant sur le papier. Car Timbuktu égraine les (belles) scènes et les (magnifiques) plans dans une discontinuité inexplicable. Sissako privélégie la poésie sur le réel et perd largement en puissance subversive du fait même qu’il manque à cette histoire un liant pour lui donner corps. L’urgence du contexte se fait ainsi attendre, et c’est bien dommage…

Ils nous ont divisés

L’affaire SK1 de Frédéric Tellier (Drame, 2h00, France): Paris, 1991. Franck Magne, un jeune inspecteur fait ses premiers pas à la Police Judiciaire, 36 quai des Orfèvres, Brigade Criminelle. Sa première enquête porte sur l’assassinat d’une jeune fille. Son travail l’amène à étudier des dossiers similaires qu’il est le seul à connecter ensemble. Il est vite confronté à la réalité du travail d’enquêteur : le manque de moyens, les longs horaires, la bureaucratie… Pendant 8 ans, obsédé par cette enquête, il traquera ce tueur en série auquel personne ne croit. Au fil d’une décennie, les victimes se multiplient. Les pistes se brouillent. Les meurtres sauvages se rapprochent. Franck Magne traque le monstre qui se dessine pour le stopper. Le policier de la Brigade Criminelle devient l’architecte de l’enquête la plus complexe et la plus vaste qu’ait jamais connu la police judiciaire française. Il va croiser la route de Frédérique Pons, une avocate passionnée, décidée à comprendre le destin de l’homme qui se cache derrière cet assassin sans pitié. Une plongée au cœur de 10 ans d’enquête, au milieu de policiers opiniâtres, de juges déterminés, de policiers scientifiques consciencieux, d’avocats ardents qui, tous, resteront marqués par cette affaire devenue retentissante : « l’affaire Guy Georges, le tueur de l’est parisien ».

L’affaire SK1 se heurte à ce que l’ensemble des faits divers retranscrits au cinéma importent en terme de difficultés quasi incontournables : un naturalisme plombant qui maintient au plus bas niveau la réalisation, bloquée entre le documentaire poisseux et le téléfilm amélioré, comme si le cinéma français de genre n’arrivait pas à s’accommoder d’effets réels de cinéma sans perdre la réalité d’une affaire. Aussi, on peut avoir le sentiment que cette inévitable tendance est impulsée par un rapport déontologique du réalisateur à l’affaire SK1, se refusant – et on peut le comprendre – à une prise de liberté dans le propos. Il n’en demeure pas moins que ce film parvient à conserver un rythme haletant et offre de beaux moments de tension jusqu’à un dénouement qui sauve rigoureusement la mise : Frédéric Tellier est parvenu tant bien que mal à atteindre son but, traquer le monstre, mais également l’humain qui se cache derrière lui.

imagesThe Cut de Fatih Akin (Drame, 2h18, Allemagne, France): Anatolie, 1915. Dans le tumulte de la Première Guerre mondiale, alors que l’armée turque s’attaque aux Arméniens, le jeune forgeron Nazaret Manoogian est séparé de sa femme et ses deux filles. Des années plus tard, rescapé du génocide, Nazaret apprend que ses filles sont toujours en vie. Porté par l’espoir de les retrouver, il se lance dans une quête éperdue, ponctuée de rencontres avec des anges et des démons, du désert de la Mésopotamie aux prairies sauvages du Dakota…

Monument d’académisme creux, sans souffle ni passion, The Cut fait s’évaporer dans le désert la singularité du cinéma de Akin. Tout ce qui faisait la force des deux premiers opus d’une trilogie sur la migration, l’amour et la mort – Head on et De l’autre côté – ne se retrouve jamais dans cette regrettable épopée qui présente tellement de pistes ambitieuse qu’elle n’en traite finalement aucune. En conséquence, on regarde le temps passer.

The Smell of Us de Larry Clark (Drame, 1h28, France): Paris, Le Trocadéro. Math, Marie, Pacman, JP, Guillaume et Toff se retrouvent tous les jours au Dôme, derrière le Palais de Tokyo. C’est là où ils font du skate, s’amusent et se défoncent, à deux pas du monde confiné des arts qu’ils côtoient sans connaître. Certains sont inséparables, liés par des vies de famille compliquées. Ils vivent l’instant, c’est l’attrait de l’argent facile, la drague anonyme sur Internet, les soirées trash « youth, sex, drugs & rock’n’roll ». Toff, filme tout et tout le temps…

ÉVÉNEMENTS

Lundi 19 janvier à 20h au Comoedia:

– Avant-première du film « L’enquête » en présence de Vincent Garenq le réalisateur et de Gilles Lelouche.

2001. Le journaliste Denis Robert met le feu aux poudres dans le monde de la finance en dénonçant le fonctionnement opaque de la société bancaire Clearstream. Sa quête de vérité pour tenter de révéler « l’Affaire des affaires » va rejoindre celle du juge Renaud Van Ruymbeke, très engagé contre la corruption. Leurs chemins vont les conduire au cœur d’une machination politico-financière baptisée « l’affaire Clearstream » qui va secouer la Vème République.

Mardi 20 janvier:

– à 15h50 à UGC Confluence: Séance culte avec la projection de « L’invasion des profanateurs de sépultures » de Don Siegel

Des habitants d’une petite ville des Etats-Unis sont victimes d’une étrange psychose et prétendent que des membres de leur famille ou leurs amis ont été dépossédés de leur identité… Un film sympathique et culte de 1956, entre horreur et science fiction. A regarder avec un peu de second degré pour mieux savourer !

– à 20h au cinéma Comoedia: Avant-première du film « Foxcatcher » de Benett Miller

Inspiré d’une histoire vraie, Foxcatcher raconte l’histoire tragique et fascinante de la relation improbable entre un milliardaire excentrique et deux champions de lutte.

 
 INSTITUT LUMIÈRE

Nous recommandons :

Les Enfants du paradis de Marcel Carné , France , 1945

Sous Louis-Philippe, Garance, jeune femme libérée et belle, se promène sur le boulevard du Crime à Paris, haut lieu du théâtre populaire. Les hommes sont fous d’elle, et quatre d’entre eux lui font la cour : Frédérik Lemaître, comédien cynique, Pierre-François Lacenaire, dandy assassin, le comte de Mornay, aristocrate que rien n’arrête, et Baptiste Deburau, célèbre pantomime, amoureux sincère et transi…
(Fr, 1945, 3h10, N&B, avec Arletty, Pierre Brasseur, Pierre Renoir, Jean-Louis Barrault)

L’un des plus grands chefs-d’œuvre du cinéma, Les Enfants du Paradis reste un monument de notre patrimoine, un hymne au peuple et à la culture de France, et une incroyable leçon de cinéma. Avec Marcel Carné à la réalisation, Jacques Prévert aux dialogues, et Arletty, Jean-Louis Barrault, Pierre Brasseur et Pierre Renoir en vedettes, ce sont les plus grands noms du cinéma de l’époque qui sont à l’œuvre dans ce film magique !

Ve 23/01 à 14h30 En VFSTF – Di 25/01 à 16h30
A noter, vendredi 23 janvier à 14h30, le film sera proposé en version sous-titrée en français pour les spectateurs malentendants.

La Grotte des rêves perdus de Werner Herzog , 2010

Préservée de la lumière durant des siècles, la grotte Chauvet – découverte par hasard en 1994 – abrite des trésors d’art rupestre et notamment des peintures d’animaux (lions, mammouths, bisons) parmi les plus anciennes connues. Alors que la réplique de la grotte Chauvet sera inaugurée en avril prochain, l’occasion de découvrir ce site désormais fermé au public, que Werner Herzog a l’autorisation exceptionnelle de filmer…

Un film exceptionnel à découvrir en famille !

Ma 20/01 à 20h30 – Je 22/01 à 19h – Sa 24/01 à 17h15

Harry Potter à l’école des sorciers de Chris Columbus (USA, 2001, 2h30, couleur, VF)

Le jour de ses 11 ans, Harry reçoit la visite inattendue d’un homme gigantesque : Rubeus Hagrid. Celui-ci lui révèle qu’il est en fait le fils de deux puissants magiciens et qu’il possède lui aussi d’extraordinaires pouvoirs… Un film fantastique conduit par Chris Colombus, le papa de la duologie « Maman, J’ai Raté l’Avion » ou encore de « Madame Doubtfire », qui représente ici la première adaptation de la série de romans de J. K. Rowling.

Une plongée dans l’univers de notre enfance !

Me 21/01 à 14h30 – Sa 24/01 à 14h30 (séance en VOSTF) – Me 28/01 à 14h30

DANS LE POSTE 

Lundi : Le convoi de la peur à 20h50 sur Arte de William Friedkin // Jour de fête de Jacques Tati à 20h50 sur Gulli

Mercredi : Julie en juillet de Fatih Akin à 20h50 sur Arte // Le nom des gens de Michel Leclerc à 20h45 sur France 4

Jeudi : Good Morning England à 00h10 sur France 4 // Pulp Fiction de Quentin Tarantino à 20h50 sur NT1

Dimanche : [Le choix de la rédaction] Match Point de Woody Allen à 20h45 sur Arte: un film à part dans la filmographie de Woody Allen, très hitchcockien sur le plan scénaristique et de la mise en scène.

Toute l’équipe de Bobinophile vous souhaite une belle semaine de cinéma !

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