[NEWSLETTER] SEMAINE DU 26 JANVIER AU 01 FÉVRIER

Suite et fin du cycle D.E. organisé par Bobinophile du 19 au 28 janvier ! 

SORTIES NATIONALES 

(Mercredi 28 janvier)

Nous parions sur

502309.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxImitation Game de Morten Tyldum (Drame-Biopic, 1h54, Etats-Unis): 1940 : Alan Turing, mathématicien, cryptologue, est chargé par le gouvernement Britannique de percer le secret de la célèbre machine de cryptage allemande Enigma, réputée inviolable.

phoenixPhoenix de Christian Petzold (Drame, 1h38, Allemagne): Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Nelly, une survivante de l’Holocauste revient chez elle sous une nouvelle identité. Elle découvre que son mari l’a trahie…

ENCORE EN SALLE

Nous avons aimé

Foxcatcher de Bennett Miller (Drame, 2h14, Etats-Unis): Inspiré d’une histoire vraie, Foxcatcher raconte l’histoire tragique et fascinante de la relation improbable entre un milliardaire excentrique et deux champions de lutte.

Lorsque le médaillé d’or olympique Mark Schultz est invité par le riche héritier John du Pont à emménager dans sa magnifique propriété familiale pour aider à mettre en place un camp d’entraînement haut de gamme, dans l’optique des JO de Séoul de 1988, Schultz saute sur l’occasion : il espère pouvoir concentrer toute son attention sur son entraînement et ne plus souffrir d’être constamment éclipsé par son frère, Dave. Obnubilé par d’obscurs besoins, du Pont entend bien profiter de son soutien à Schultz et de son opportunité de « coacher » des lutteurs de réputation mondiale pour obtenir – enfin – le respect de ses pairs et, surtout, de sa mère qui le juge très durement.

569206.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxFlatté d’être l’objet de tant d’attentions de la part de du Pont, et ébloui par l’opulence de son monde, Mark voit chez son bienfaiteur un père de substitution, dont il recherche constamment l’approbation. S’il se montre d’abord encourageant, du Pont, profondément cyclothymique, change d’attitude et pousse Mark à adopter des habitudes malsaines qui risquent de nuire à son entraînement. Le comportement excentrique du milliardaire et son goût pour la manipulation ne tardent pas à entamer la confiance en soi du sportif, déjà fragile. Entretemps, du Pont s’intéresse de plus en plus à Dave, qui dégage une assurance dont manquent lui et Mark, et il est bien conscient qu’il s’agit d’une qualité que même sa fortune ne saurait acheter. Entre la paranoïa croissante de du Pont et son éloignement des deux frères, les trois hommes semblent se précipiter vers une fin tragique que personne n’aurait pu prévoir…

L’apparent naturalisme de la mise en scène suggère toujours plus de noirceur dans les rapports humains, qui auraient pu toutefois gagner en profondeur si Miller n’avait pas vainement cherché à rattacher ce parcours intime à l’histoire de l’Amérique. Mais cette noirceur, le réalisateur la doit aussi beaucoup au jeu convaincant de ses acteurs – Channing Tatum et Mark Ruffalo en tête, plus que Steve Carrell qui, d’impressionnant, révèle les limites de son personnage par l’accumulation des mimiques. Malgré les défauts qui éparpillent l’histoire, Miller s’impose comme un réalisateur à suivre, et à cet égard, il n’a pas démérité son prix cannois.

Loin des hommes de David Oelhoffen (Drame, 1h41, France): 1954. Alors que la rébellion gronde dans la vallée, deux hommes, que tout oppose, sont contraints de fuir à travers les crêtes de l’Atlas algérien. Au coeur d’un hiver glacial, Daru, instituteur reclus, doit escorter Mohamed, un paysan accusé du meurtre de son cousin. Poursuivis par des villageois réclamant la loi du sang et par des colons revanchards, les deux hommes se révoltent. Ensemble, ils vont lutter pour retrouver leur liberté.

C’est principalement grâce à ses acteurs, sobres et grandioses, que le film laisse s’échapper d’un mince récit de belles séquences d’émotion. Les échanges de regards suffisent à dire autant que ce qu’auraient pu exprimer des mots, et c’est ainsi à travers cette relation – simple d’apparence mais toujours plus profonde qu’elle le suggère – que Oelhoffen tire la beauté d’un parcours en marge de la grande Histoire de l’Algérie à l’aube de l’indépendance. Reste que la contemplation s’accorde avec parfois trop de longueurs pour maintenir l’attention, malgré les plans soignés du cadre de l’action. Souvenirs de Marnie de Hiromasa Yonebayashi (Drame, 1h43, Japon): Anna, jeune fille solitaire, vit en ville avec ses parents adoptifs. Un été, elle est envoyée dans un petit village au nord d’Hokkaïdo. Dans une vieille demeure inhabitée, au cœur des marais, elle va se lier d’amitié avec l’étrange Marnie… Par un glissement saisissant du réel à l’onirisme, ces Souvenirs parviennent à créer un beau vertige intime, un abandon fantasmagorique. Soufflé par le maître de l’animation japonaise, Hayao Miyazaki, cette histoire maintient l’idée que l’émotion pure reste l’apanage des légendaires studios Ghibli, quand bien même Yonebayashi ne se maintient pas toujours au niveau de ses prédécesseurs.

whisplashWhiplash de Damien Chazelle (Drame, 1h47, Etats-Unis): Andrew, 19 ans, rêve de devenir l’un des meilleurs batteurs de jazz de sa génération. Mais la concurrence est rude au conservatoire de Manhattan où il s’entraîne avec acharnement. Il a pour objectif d’intégrer le fleuron des orchestres dirigé par Terence Fletcher, professeur féroce et intraitable. Lorsque celui-ci le repère enfin, Andrew se lance, sous sa direction, dans la quête de l’excellence…

Whiplash est un drame dynamique qui se construit autour des rythmes jazz et les obstacles qu’Andrew rencontre dans sa quête de l’excellence. La musique est mise à l’honneur dans ce film qui présente une bande originale jazzy et entrainante. Un film saisissant et pertinent sur le dépassement de soi.

Hard-Day-afficheHard Day de Kim Seong-Hun (Policier, 1h41, Corée du Sud): En route pour assister aux funérailles de sa mère, et tandis qu’il est visé par une enquête pour corruption, le commissaire KO Gun-su renverse accidentellement un homme. Pour se couvrir, il décide de cacher le corps dans le cercueil de sa mère. Lorsque l’affaire est découverte, on nomme son partenaire pour mener l’enquête. Et quand l’unique témoin de l’accident l’appelle pour le faire chanter, Gun-su comprend qu’il n’est pas au bout de ses peines…

Hard Day est un thriller très rythmé qui va flirter en permanence avec la parodie. Suspens haletant et humour noir saisissant vous tiennent en haleine tout au long du film, à la fois angoissant, déjanté et drôle.

a most violent year 2A Most Violent Year de J. C. Chandor (Drame, 2h05, Etats-Unis): New York – 1981. L’année la plus violente qu’ait connu la ville. Le destin d’un immigré qui tente de se faire une place dans le business du pétrole. Son ambition se heurte à la corruption, la violence galopante et à la dépravation de l’époque qui menacent de détruire tout ce que lui et sa famille ont construit.

Personne ne sort sans égratignures de ce drame à la fois subtil et magnifiquement élaboré. Même pas le spectateur. A Most Violent Year ne se limite pas à analyser la violence, il met en exergue ses répercussions. Le très charismatique Oscar Isaac est une victime parfaite pour cet engrenage qui ne comprend aucun échappatoire.

Ils nous ont divisés

L’affaire SK1 de Frédéric Tellier (Drame, 2h00, France): Paris, 1991. Franck Magne, un jeune inspecteur fait ses premiers pas à la Police Judiciaire, 36 quai des Orfèvres, Brigade Criminelle. Sa première enquête porte sur l’assassinat d’une jeune fille. Son travail l’amène à étudier des dossiers similaires qu’il est le seul à connecter ensemble. Il est vite confronté à la réalité du travail d’enquêteur : le manque de moyens, les longs horaires, la bureaucratie… Pendant 8 ans, obsédé par cette enquête, il traquera ce tueur en série auquel personne ne croit. Au fil d’une décennie, les victimes se multiplient. Les pistes se brouillent. Les meurtres sauvages se rapprochent. Franck Magne traque le monstre qui se dessine pour le stopper. Le policier de la Brigade Criminelle devient l’architecte de l’enquête la plus complexe et la plus vaste qu’ait jamais connu la police judiciaire française. Il va croiser la route de Frédérique Pons, une avocate passionnée, décidée à comprendre le destin de l’homme qui se cache derrière cet assassin sans pitié. Une plongée au cœur de 10 ans d’enquête, au milieu de policiers opiniâtres, de juges déterminés, de policiers scientifiques consciencieux, d’avocats ardents qui, tous, resteront marqués par cette affaire devenue retentissante : « l’affaire Guy Georges, le tueur de l’est parisien ».

L’affaire SK1 se heurte à ce que l’ensemble des faits divers retranscrits au cinéma importent en terme de difficultés quasi incontournables : un naturalisme plombant qui maintient au plus bas niveau la réalisation, bloquée entre le documentaire poisseux et le téléfilm amélioré, comme si le cinéma français de genre n’arrivait pas à s’accommoder d’effets réels de cinéma sans perdre la réalité d’une affaire. Aussi, on peut avoir le sentiment que cette inévitable tendance est impulsée par un rapport déontologique du réalisateur à l’affaire SK1, se refusant – et on peut le comprendre – à une prise de liberté dans le propos. Il n’en demeure pas moins que ce film parvient à conserver un rythme haletant et offre de beaux moments de tension jusqu’à un dénouement qui sauve rigoureusement la mise : Frédéric Tellier est parvenu tant bien que mal à atteindre son but, traquer le monstre, mais également l’humain qui se cache derrière lui.

imagesThe Cut de Fatih Akin (Drame, 2h18, Allemagne, France): Anatolie, 1915. Dans le tumulte de la Première Guerre mondiale, alors que l’armée turque s’attaque aux Arméniens, le jeune forgeron Nazaret Manoogian est séparé de sa femme et ses deux filles. Des années plus tard, rescapé du génocide, Nazaret apprend que ses filles sont toujours en vie. Porté par l’espoir de les retrouver, il se lance dans une quête éperdue, ponctuée de rencontres avec des anges et des démons, du désert de la Mésopotamie aux prairies sauvages du Dakota…

Monument d’académisme creux, sans souffle ni passion, The Cut fait s’évaporer dans le désert la singularité du cinéma de Akin. Tout ce qui faisait la force des deux premiers opus d’une trilogie sur la migration, l’amour et la mort – Head on et De l’autre côté – ne se retrouve jamais dans cette regrettable épopée qui présente tellement de pistes ambitieuse qu’elle n’en traite finalement aucune. En conséquence, on regarde le temps passer…

ÉVÉNEMENTS

Mardi 27 janvier à 20h10 au cinéma UGC Confluence: Avant-première du film Phoenix de Christian Petzold.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Nelly, une survivante de l’Holocauste revient chez elle sous une nouvelle identité. Elle découvre que son mari l’a trahie…

Le nouveau film du réalisateur du très réussi « Barbara » !

Vendredi 30 janvier à 20h au cinéma Comoedia: Avant-première du film Réalité de Quentin Dupieux.

Jason, un cameraman placide, rêve de réaliser son premier film d’horreur. Bob Marshal, un riche producteur, accepte de financer son film à une seule condition : Jason a 48h pour trouver le meilleur gémissement de l’histoire du cinéma…

Une bonne occasion de découvrir le nouveau film du réalisateur de « Rubber » ou encore de « Wrong »: un univers absurde, surréaliste plus ou moins réussi à aborder avec une pincée de second degré.

Dimanche 1er février à 11h15 au cinéma Comoedia: Projection du film Adieu Berthe de Bruno Podalydès en présence de l’acteur Denis Podalydès.

Mémé is dead. Berthe n’est plus. Armand avait « un peu » oublié sa grand-mère… Pharmacien, il travaille avec sa femme Hélène à Chatou. Dans un tiroir de médicaments, Armand cache ses accessoires de magie car il prépare en secret un tour pour l’anniversaire de la fille… de son amante Alix. Et mémé dans tout ça? On l’enterre ou on l’incinère ? Qui était Berthe ?

Une comédie sortie en 2012 plutôt réussie et très jubilatoire par moments qu’il peut être plaisant de (re)découvrir en présence de Denis Podalydès, un des acteurs principaux !

INSTITUT LUMIÈRE

Nous recommandons :

Le Festin de Babette de Gabriel Axel, Danemark, 1987

Projection du film le 27 janvier à 19h dans le cadre d’une soirée spéciale « Cinéma et gastronomie »

Pour échapper à la sordide répression de la Commune en 1871, Babette débarque un soir d’orage sur la côte sauvage du Jutland au Danemark. Elle devient la domestique des deux très puritaines filles du pasteur et s’intègre facilement dans l’austère petite communauté. Mais après quatorze années d’exil, elle reçoit des fonds inespérés qui vont lui permettre de rentrer dans sa patrie. Elle propose avant son départ de préparer avec cet argent un diner français pour fêter dignement le centième anniversaire de la naissance du défunt pasteur…

Un film étonnant, original, porté par le jeu remarquable de Stéphane Audran ! Une ode au plaisir gustatif marquée par une ambiance lente et silencieuse …

Les Enfants du paradis de Marcel Carné , France , 1945

Sous Louis-Philippe, Garance, jeune femme libérée et belle, se promène sur le boulevard du Crime à Paris, haut lieu du théâtre populaire. Les hommes sont fous d’elle, et quatre d’entre eux lui font la cour : Frédérik Lemaître, comédien cynique, Pierre-François Lacenaire, dandy assassin, le comte de Mornay, aristocrate que rien n’arrête, et Baptiste Deburau, célèbre pantomime, amoureux sincère et transi…
(Fr, 1945, 3h10, N&B, avec Arletty, Pierre Brasseur, Pierre Renoir, Jean-Louis Barrault)

L’un des plus grands chefs-d’œuvre du cinéma, Les Enfants du Paradis reste un monument de notre patrimoine, un hymne au peuple et à la culture de France, et une incroyable leçon de cinéma. Avec Marcel Carné à la réalisation, Jacques Prévert aux dialogues, et Arletty, Jean-Louis Barrault, Pierre Brasseur et Pierre Renoir en vedettes, ce sont les plus grands noms du cinéma de l’époque qui sont à l’œuvre dans ce film magique !

Me 28/01 à 20h15 – Di 1er/02 à 16h45

Harry Potter à l’école des sorciers de Chris Columbus (USA, 2001, 2h30, couleur, VF)

Le jour de ses 11 ans, Harry reçoit la visite inattendue d’un homme gigantesque : Rubeus Hagrid. Celui-ci lui révèle qu’il est en fait le fils de deux puissants magiciens et qu’il possède lui aussi d’extraordinaires pouvoirs… Un film fantastique conduit par Chris Colombus, le papa de la duologie « Maman, J’ai Raté l’Avion » ou encore de « Madame Doubtfire », qui représente ici la première adaptation de la série de romans de J. K. Rowling.

Une plongée dans l’univers de notre enfance !

Me 28/01 à 14h30

Un Américain à Paris de Vincente Minnelli , USA , 1951

La guerre finie, Jerry, un ancien GI, a décidé de rester à Paris et de poursuivre sa carrière de peintre. Il se lie d’amitié avec Henri Baurel, un célèbre chanteur français qui a l’intention d’épouser Lise, une jeune orpheline. Mais Jerry, un soir, a le coup de foudre.

Un classique du cinéma américain avec Gene Kelly !

Je 29/01 à 17h – Ve 30/01 à 14h30 – Sa 31/01 à 18h30 – Di 1er/02 à 14h30

DANS LE POSTE 

Lundi : Le Doulos de Jean-Pierre Melville à 20h50 sur Arte // Boudu sauvé des eaux de Jean Renoir à 23h05 sur Gulli

Mercredi : [le choix de la rédaction] Le voyage de Chihiro d’Hayao Miyazaki à 20h50 sur France 4 : Pour faire simple : l’un des plus beaux films d’animation jamais réalisés. Le voyage de Chihiro, complexe et fascinant, est un poème en prose, un conte onirique et mélancolique. On y retrouve pas seulement son âme d’enfant mais bien l’enfance elle-même, ses émerveillements, ses angoisses. Hayao Miyazaki a annoncé que Le Vent se lève, sorti l’année dernière, était son dernier long-métrage animé : raison de plus pour se plonger encore et toujours dans son œuvre sublime. // Le château ambulant d’Hayao Miyazaki à 22h50 sur France 4

Dimanche : L’étrange histoire de Benjamin Button de David Fincher à 20h50 sur France 2 // Quai des brumes de Marcel Carné à 20h45 sur Arte

Toute l’équipe de Bobinophile vous souhaite une belle semaine de cinéma !

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