[Bobines d’or 2014] Le verdict des membres de Bobinophile

A quelques jours seulement des grandes cérémonies annuelles du cinéma – Les César et Oscar se dérouleront respectivement les soirs du 20 et du 22 février -, l’association Bobinophile revient, comme cela avait été le cas en 2013, sur l’année cinéphile 2014. D’aucuns ont parlé d’année en demi-teinte, de cru mineur, en comparaison à l’année précédente. Il est vrai que les grands chefs-d’œuvre qui frappent par leur évidence et font l’unanimité du public et de la critique – comme cela avait été le cas de Gravity d’Alfonso Cuaron et La Vie d’Adèle de Abdellatif Kéchiche, que nous nommions meilleur film de 2013 (voir nos Bobines de l’an dernier) – se sont fait attendre cette année. Hormis quelques exceptions, il fallait dériver vers un cinéma plus rare, plus méconnu pour trouver les plus belles ambitions de cinéma, les plus vibrantes fulgurances, les projets les plus aboutis. Notre verdict, en attendant les grandes promesses de 2015.

Meilleur scénario de l’année

  1. Gone Girl, de David Fincher, d’après Les Apparences de Gillian Flynn.
  2. Her, de Spike Jonze.
  3. Maps to the Stars, de David Cronenberg.

GG 17Meilleure mise en scène de l’année

  1. Winter Sleep, de Nuri Bilge Ceylan (Turquie)
  2. Gone Girl, de David Fincher (Etats-Unis)
  3. Under the Skin, de Jonathan Glazer (Grande Bretagne)

Ceylan 4Meilleure actrice de l’année

  1. Anne Dorval, dans Mommy de Xavier Dolan (Canada).
  2. Marion Cotillard, dans Deux jours, Une nuit de Jean-Pierre et Luc Dardenne (Belgique).
  3. Julianne Moore, dans Maps to the Stars de David Cronenberg (Etats-Unis).

MOMMY11Meilleur acteur de l’année

  1. Joaquin Phoenix, dans Her de Spike Jonze (Etats-Unis).
  2. Antoine-Olivier Pilon, dans Mommy de Xavier Dolan (Canada).
  3. Miles Teller, dans Whiplash de Damian Chazelle (Etats-Unis).

065919Meilleur premier film de l’année

  1. Les Combattants, de Thomas Cailley (France).
  2. States of Grace, de Destin Cretton (Etats-Unis).
  3. Party Girl, de Marie Amachoukeli, Lalla Ward et Samuel Theis (France).

26Révélation de l’année

  1. Antoine-Olivier Pilon, dans Mommy de Xavier Dolan (Canada).
  2. Karidja Touré, dans Bande de Filles de Céline Sciamma (France).
  3. Kevin Azaïs, dans Les Combattants de Thomas Cailley (France).

mommy10Meilleure musique de film de l’année

  1. Mommy, de Xavier Dolan (Canada) – Artistes multiples. [ > ]
  2. Her, de Spike Jonze (Etats-Unis) – Arcade Fire. [ > ]
  3. 20 000 jours sur terre, de Iain Forsyth et Jane Pollard (Grande Bretagne) – Nick Cave and the Bad Seeds. [ > ]

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Meilleur documentaire de l’année

  1. Le sel de la Terre, de Wim Wenders et Juliano Ribeiro Salgado (Brésil, France).
  2. Eau Argentée, de Ossama Mohammed et Wiam Bedirxan (Syrie).
  3. Tout est Permis, de Coline Serreau (France) – Lire notre interview de la réalisatrice.

473568Classement des 5 meilleurs films français de l’année 2014

5

Saint Laurent, de Bertrand Bonello

On ne peut que saluer le courage d’un cinéaste qui a su oser le biopic d’un personnage aussi complexe sans subir les pressions auxquelles avait cédé Jalil Lespert en janvier 2014, en offrant quant à lui davantage un biopic sur Pierre Berger que sur Saint-Laurent lui-même. La densité d’une décennie tourmentée est le socle d’un perfectionnement classieux de la mise en scène, à tel point que l’on ne voit plus que Bertrand Bonello affûter son montage pour densifier son récit et laisser ensuite émerger la noirceur et le tumulte du personnage-titre. L’enrobage sublime de l’objet filmique est à l’image des apparences qui façonnent la vie de l’homme. Une vaine beauté de surface couvrant une vie instantanément fanée. Quelques scènes marquantes, esthétiquement irréprochables, parviennent ainsi à partager par intermittence la dose d’hypnose tant attendue, et une dernière heure densifiée par l’éclatement narratif pour mieux embrasser la complexité de Saint-Laurent dans une imagerie de la mode prise en étau entre grandeurs et décadences. Mais Bonello touche-t-il au coeur du personnage ? Nous sommes divisés sur ce point. – Sorti le 24 septembre 2014.

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Une Nouvelle Amie, de François Ozon

La toute dernière image de Une nouvelle amie et l’intention de transformer le dénouement par rapport à la nouvelle dont il est librement inspiré posent sans ambiguïté l’ambition du cinéaste de « normaliser » le rapport au(x) genre(s). C’est aussi dans cette initiative qu’il déroule au fil de son intrigue certains poncifs autour de l’image transgenre pour mieux nous amener à considérer ces beaux personnages, dans les moindres recoins de leur intimité, comme des êtres humains qui doivent affronter l’épreuve de la mort et s’affirmer dans le deuil. La démarche de Ozon, nécessairement politique dans le contexte actuel, quand bien même elle peut être maladroite – le réalisateur accorde parfois trop d’importance à la couture minutieuse de ses péripéties et rebondissement qu’à l’analyse en profondeur des états d’âme de ses personnages – est d’autant plus louable qu’elle défend cette volonté de représenter ces personnages décriés avec une grande empathie. Un film à défendre dans cette intention là, plus que dans le déroulement de son action. – Sorti le 5 novembre 2014.

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Les Combattants, de Thomas Cailley

Thomas Cailley, pour un premier film, fait preuve d’une admirable maîtrise de son scénario qui lui permet de jongler avec les genres cinématographiques avec une habilité déconcertante. En construisant son film sur l’antagonisme de ses deux personnages principaux, il établit un glissement savoureux de la comédie décapante à la simulation d’un film catastrophe. Et de cette jeunesse qu’il enregistre dans un cadre dont les couleurs évolue au film de l’histoire, passant d’un bleu métallique à la chaleurs des tons orangers, on parvient à un degré consensuel qui chasse l’urgence du présent pour laisser place à un bel espoir pour l’avenir. – Sorti le 20 août 2014.

> Lire la critique complète d’un membre de Bobinophile.

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P’tit Quinquin, de Bruno Dumont

« C’est quoi c’bordel », questionne constamment le commandant de gendarmerie Roger Van der Weyden. Très bonne question, car P’tit Quinquin détourne à ce point les codes habituels qu’il nous emmène, au fil des étendues vertes du nord de la France, vers un détraquement outrancier à tout point de vue : autant dans la gestuelle de ses anti-héros que dans les rebondissements de l’intrigue policière, complètement farfelus. Pourtant, de cet amas d’incongruité saisissant, la série se fraye progressivement un chemin vers la gravité pour retrouver, non pas une forme de normalité, mais ce que l’on connaissait davantage de Dumont en terme de réflexion sur l’humanité. Présentée à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes en 2014, cette série diffusée sur Arte a été projetée de façon très localisée et exceptionnelle en salle, n’ayant pas eu de date de sortie. Pourtant, tout relève du cinéma dans cet univers audacieux et déjanté, ce subtil bordel autour de personnages aussi hallucinés qu’absents dont il serait dommage de se priver. – Diffusé sur Arte en septembre 2014.

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Bande de filles, de Céline Sciamma

Les plus beaux personnages sont ceux qui naissent sous la plume des réalisateurs qui croient profondément en eux. Céline Sciamma façonne une jeunesse à l’image du réel, et lui permet de s’échapper dans des parenthèses fulgurantes d’un esthétique toujours plus maîtrisé. Affirmation d’une héroïne dans la fleur de l’âge, Bande de filles est une histoire d’émancipation d’un cadre rigidifié par l’organisation communautaire de la cité, dans laquelle l’identité questionnée s’affirme dans un élan d’audace face à la cellule familiale, face au sexe opposé, face au collectif fragilisé. Une nouvelle fois, Sciamma trouve en sa jeune actrice débutante, la très belle Karidja Touré, une figure d’espoir, de force et de détermination. Et l’on tient avec elle l’une des jeunes réalisatrices les plus prometteuses de son temps. Le film français indispensable de 2014. – Sorti le 22 octobre 2014.

> Lire la critique complète d’un membre de Bobinophile sur Courte-Focale.

zum Download bitte auf das Bild klicken !Classement général des 10 meilleurs films de l’année 2014

10

Leviathan, de Andreï Zviaghintsev (Russie)

Dans ce quatrième long-métrage de Andrei Zviaghintsev, la Russie réside dans ces restes d’épaves désolées qui animent le paysage de leur funeste beauté. Leviathan, dès les premières secondes, impose sa puissance thématique et libère ses effluves tragiques dans la violence des vagues qui se brisent sur les rochers saillants et dont le retentissement se noie dans l’écho immersif de la bande originale. L’ensemble du film est empli d’une gravité étouffante, celle d’un Etat qui s’impose à l’intime dans chaque parcelle de vie pour en retirer l’humanité. Il ne reste plus que la vodka pour espérer échapper à cette réalité sordide. Un prix du scénario amplement mérité à Cannes qui, succédant à A Touch of Sin de Jia Zhang-Ke, revient une nouvelle fois à un film éminemment politique, engagé, radical et, de fait, impressionnant. – Sorti le 24 septembre 2014.

> Lire la critique complète d’un membre de Bobinophile sur Courte-Focale.

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12 years a Slave, de Steve McQueen (Etats-Unis)

Après le radical Hunger en 2008 et le surprenant Shame en 2011, le réalisateur raconte l’histoire de Salomon Northup, homme libre, père de famille et violoniste dans l’État de New York, enlevé en 1841 à l’âge de 33 ans et vendu comme esclave en Louisiane. Une nouvelle fois, McQueen échappe au simple récit doloriste pour hisser ses beaux personnages vers la lumière et l’espoir, par la grâce de sa mise en scène. Douze ans de calvaire filmés sans concession, à travers lesquels Steve McQueen confirme ses talents de formaliste, dans des plans d’une grande beauté mettant en contradiction les lumières illusoires environnantes à la souffrance physique et psychologique, à la solitude du personnage principal, le calme et la sérénité avec laquelle il accorde ses plans et la violence symbolique qu’ils signifient. La position de faiblesse des personnages du coté desquels il se place n’en montre pas moins leur force et leur grandeur. – Sorti le 22 janvier 2014.

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Deux jours, Une nuit, de Jean-Pierre et Luc Dardenne (Belgique)

A chaque nouveau film des frères Dardenne, un nouveau sommet. C’est à se demander jusqu’où ils pourront nous amener tant ce dernier bijou est à un niveau où les autres films en compétition à Cannes auront eu du mal à l’atteindre. Toujours très attachés aux petites gens, ils tirent de grands enjeux du quotidien, le subliment en éveillant l’éventail des possibles. L’humanité et la solidarité qui s’échappent de Deux jours, Une nuit prend à revers la douleur au quotidien dans un réalisme toujours sidérant, qui invite à bras ouvert la lumière là où l’ombre crépusculaire des personnages dominait dans leurs précédentes réalisations. Tout est lumineux à tel point que l’espoir renaît de cette lutte pour la dignité des hommes. Marion Cotillard brille une nouvelle fois, dans cette interprétation solide de la fragilité humaine. Un film d’une simplicité honorable et sublime. – Sorti le 21 mai 2014.

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Bande de filles, de Céline Sciamma (France)

Dans ces plans-portraits portant le film du réel à l’onirisme, la rage, la solitude et les rêves d’une jeunesse oubliée. Notre film français de l’année (voir plus haut). – Sorti le 22 octobre 2014.

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Her, de Spike Jonze (Etats-Unis)

Plongée dans un futur proche qui nous étreint dans la douceur, Her nous suggère une réalité qui contredit une vie en rose – comme le suggère le filtre de l’image et la chaleur des tons – pour mettre en avant le poids de la solitude et la déliquescence des rapports humains. Ce film visionnaire fait culminer jusqu’au dernier instant l’abandon d’un homme à son amour pour une voix, une intelligence artificielle qui se révélerait plus compétente à capter les tenants et les aboutissants de l’humanité que l’homme lui-même. C’est un monde où l’amour existe encore, mais il existe plus de façon platonique que de manière physique, il réside plus dans la trouvaille de l’âme sœur mais ne parvient jamais à accompagner la recherche du corps qui l’habite. L’amour est cette forme de « démence acceptée par la société » comme le souligne le personnage d’Amy Adams dans le film, une folie parmi les autres parce qu’elle comporte tous les dommages collatéraux de celui qui s’y aventure. Mais cela, c’est une piste de lecture. Une piste parmi mille tant ce quatrième long-métrage du réalisateur s’ouvre à d’autres sujets de société, en particulier l’évolution technologique et la façon dont cet univers qui nous dépasse est amené à prendre le pas sur la commande de nos propres vies. En cela, Her est aussi beau qu’il peut être pessimiste. – Sorti le 19 mars 2014.

> Lire la critique complète d’un membre de Bobinophile.

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Under the Skin, de Jonathan Glazer (Grande Bretagne)

Interroger la situation – une Scarlett Johansson à contre-emploi rôde en Ecosse pour ferrer une proie, un homme qu’elle va attirer dans un univers épuré de ses repères spatio-temporels. Interroger les images – des faisceaux lumineux sous une bande-son métallique alternant silence et stridence, des images brutes qui nous ramènent au cœur d’un terrain social à sonder. Interroger notre rapport à l’autre. Si l’intrigue a su pleinement conserver son mystère – plus encore dans sa première partie redoutable –, la mise en scène est quant à elle d’une cohérence et d’une limpidité exemplaire, jamais outrancière et soucieuse de retranscrire les désirs et les pulsions de malveillance par d’étranges faisceaux lumineux à la beauté singulière, par les nuances d’un noir enivrant, par la froideur d’images brutes. Jonathan Glazer façonne une œuvre éperdument sensorielle et tisse une toile de science fiction raffinée qui s’émancipe des poncifs du genre en privilégiant une image épurée qui saisit dans l’uniformité des cadres la découverte et la perdition du vivant. Under the Skin est un film hybride aussi insondable et fascinant que le Mal, qui interroge notre rapport à la matière des choses. Le noir n’aura jamais été aussi éclatant. – Sorti le 25 juin 2014.

> Lire la critique complète d’un membre de Bobinophile.

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Winter Sleep, de Nuri Bilge Ceylan (Turquie)

De grandeurs en décadences impétueuses, Nuri Bilge Ceylan organise dans un cocon troglodytique, la fin d’un règne. Dans cette unité d’espace et de temps, la déconstruction inspirée d’une nouvelle d’Anton Tchekov de l’édifice des acquis auto-proclamés remet tout en cause. Le couple, la famille, la société, la vie, l’ensemble des piliers s’effondrant sous le contrôle magistral de Nuri Bilge Ceylan, maître prodigieux des paysages mentaux, pour ramener ses personnages non seulement vers la solitude mais aussi, et surtout, au défi de leurs propre humanité. On retrouve dans ces 3h16 pleines à craquer la plume acide de radicale du réalisateur suédois Ingmar Bergman et la profondeur psychologique de Andreï Tarkovski, deux sources d’inspiration chères au réalisateur turc, à juste titre couronné de la Palme d’Or à Cannes en 2014 pour cette fresque des sentiments, impressionnante de justesse, de beauté et de volupté, mais incontestablement exigeante. – Sorti le 6 août 2014.

> Lire la critique complète d’un membre de Bobinophile.

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Gone Girl, de David Fincher (Etats-Unis)

Gone Girl dévoile sous ses visages glacés une obsession existentialiste cathartique. On pourrait croire à une certaine lisseur telle qu’elle existe aujourd’hui chez Cronenberg avec une mise en scène sirupeuse et lénifiante que l’on retrouve ici, mais Fincher parvient d’autant à ancrer la satire sociale dans un tourbillon machiavélique profondément dérangeant. Inspiré des Apparences de Gillian Flynn, Gone Girl incarne la maestria diabolique du réalisateur américain qui sait plus que quiconque nous transporter dans la malveillance avec un sentiment de jouissance absolue. Amazing Fincher, maître virtuose de la manipulation. – Sorti le 8 octobre 2014.

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Le Conte de la Princesse Kaguya, de Isao Takahata (Japon)

Les simples cheveux de la princesse suffisent – tantôt précis quand la sérénité imprime l’image, tantôt fuyant qui dans la course en avant, Takahata saisit avec une proximité troublante une image mentale – pour ébahir le spectateur par la beauté et la précision du dessin. Génie du trait, le maître de l’animation japonaise signe un Conte ample qui lutte jusqu’à la fin pour souffler de toutes ses formes l’humanisme et la vitalité de son héroïne. Il s’en dégage une bonté et une sagesse que seule l’expérience peuvent permettre, plus de 14 ans après Mes voisins les Yamada. Takahata trace le plus beau des sourires à l’écran, et le voir s’effacer par le générique final provoque le déchirement d’un adieu à la plus belle des créations de l’année. Un torrent d’émotions que nous n’avions pas vus depuis… Le tombeau des lucioles en 1988 ? – Sorti le 25 juin 2014.

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Mommy, de Xavier Dolan (Canada)

Pour la première fois, bien plus encore que dans Laurence Anyways, les exubérantes de Xavier Dolan ne sont plus tant des tics visuels qui confinent à l’hystérie que des outils qui permettent à ce jeune réalisateur, désormais incontournable, d’amplifier son sujet jusque dans les moindres recoins de son cadrage minutieusement pensé et conçu. Car l’important réside dans ce trio de personnages dont l’humanité dépasse le cadre de la fiction pour toucher au cœur du spectateur, bouleversé. L’adéquation du fond et de la forme est enfin atteinte dans une quasi-perfection, sidérante d’une beauté et d’une générosité couronnée du prix du jury cannois, amplement mérité. « Les sceptiques seront confondus », définitivement. – Sorti le 8 octobre 2014.

> Lire la critique complète d’un membre de Bobinophile.

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