[NEWSLETTER] SEMAINE DU 02 AU 08 MARS

SORTIES NATIONALES 

(mercredi 04 mars)

Nous parions sur 

331285_jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxL’ennemi de la classe de Rok Bicek (Drame, 1h52, Slovénie): À l’arrivée de leur professeur principal remplaçant, une classe de sympathiques lycéens se trouve confrontée à une discipline accrue et à un enseignement plus austère. Ce professeur d’allemand concentre vite toutes les critiques. Les élèves mènent ouvertement la fronde. La tension monte, et quand une jeune fille de la classe se suicide, la responsabilité du professeur parait indiscutable aux yeux de ses camarades. L’escalade des provocations ne fait alors que commencer, laissant les autres enseignants dépassés par les événements et les élèves face à toutes leurs violentes contradictions.

Nous avons vu

Citizenfour de Laura Poitras (Documentaire, 1h54, Etats-Unis, Allemagne): En 2013, Edward Snowden déclenche l’un des plus grands séismes politiques aux Etats-Unis en révélant des documents secret-défense de la NSA. Sous le nom le code « CITIZENFOUR », il contacte la documentariste américaine Laura Poitras. Elle part le rejoindre à Hong Kong et réalise en temps réel CITIZENFOUR, un document historique unique et un portrait intime d’Edward Snowden.

089621_jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxLa fascination naît de cette capacité à faire de la caméra un témoin de l’événement avant qu’il ne se produise – un regard insolite et unique faisant toute la singularité de ce documentaire – et de l’écran un reflet du monde contemporain où surveillance pour la sécurité et contrôle des libertés individuelles se confondent jusqu’au moment fatidique où il faut les dénoncer. Edward Snowden, cet homme surpuissant érigé en véritable personnage de cinéma, à la fois machine de l’esprit moderne et homme sensible – humain ! –, marque sa trace autant quand il suffoque entre les murs de sa chambre d’hôtel que lorsqu’il évolue derrière le noir opaque et angoissant de la technologie moderne. Il fallait un sacré cran pour réaliser Citizenfour, et ce documentaire unique d’une belle puissance constitue une pierre majeur du cinéma post 9/11, nous mettant tous en perspective.

Inherent Vice de Paul Thomas Anderson (Comédie, Policier, 2h29, Etats-Unis): L’ex-petite amie du détective privé Doc Sportello surgit un beau jour, en lui racontant qu’elle est tombée amoureuse d’un promoteur immobilier milliardaire : elle craint que l’épouse de ce dernier et son amant ne conspirent tous les deux pour faire interner le milliardaire… Mais ce n’est pas si simple… C’est la toute fin des psychédéliques années 60, et la paranoïa règne en maître. Doc sait bien que, tout comme « trip » ou « démentiel », « amour » est l’un de ces mots galvaudés à force d’être utilisés – sauf que celui-là n’attire que les ennuis.

On pourrait presque croire que Paul Thomas Anderson a sniffé autant de cocaïne que ses personnages multiples. Inherent Vice est un projet qui ne recule une nouvelle fois devant aucune ambition, assurément fou, mais toutes les démarches entreprises par le réalisateur alourdissent à ce point le film qu’elles se retournent contre lui : on peine en effet à suivre le déroulement de l’enquête extrêmement complexe superposée au « trip psychédélique » qui l’est toujours plus dans le fond que dans la forme. Difficile, de fait, de se raccrocher à ce rythme effréné des scènes et des échanges, au foisonnement de personnages dont on peine parfois à comprendre la pertinence. Restent quelques scènes marquantes par leur humour décapant et décalé, et bien évidemment, un Joaquin Phoenix toujours parfait.

ENCORE EN SALLE

Nous avons aimé

Red Army de Gabe Polsky (Documentaire, 1h25, Etats-Unis, Russie): Porté par Werner Herzog et le producteur Jerry Weintraub primé aux Emmy Awards, le documentaire RED ARMY retrace le destin croisé de l’Union Soviétique et de l’équipe de hockey sur glace surnommée « l’Armée Rouge » : une dynastie unique dans l’histoire du sport. L’ancien capitaine de l’équipe Slava Fetisov revient sur son parcours hors du commun : d’abord adulé en héros national, il sera bientôt condamné comme ennemi politique. La « Red Army » est au coeur de l’histoire sociale, culturelle et politique de son pays : comme l’URSS, elle connaît la grandeur puis la décadence, avant d’être secouée par les bouleversements de la Russie contemporaine. Red Army raconte l’histoire extraordinaire de la Guerre Froide menée sur la glace, et la vie d’un homme qui a tenu tête au système soviétique.

049324_jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxRed Army est fait de glissements progressifs étonnants et édifiants, du hockey à la géopolitique, du collectif à l’individu, d’hier à aujourd’hui permettant de dépasser le traitement documentaire classique pour en faire une œuvre essentielle de l’Histoire géopolitique contemporaine, pleine de douceur et d’ironie, de douleur et d’humanité.

Spartacus et Cassandra de Ioanis Nuguet (Documentaire, 1h20, France): Spartacus, jeune Rom de 13 ans et sa soeur Cassandra, 10 ans sont recueillis dans le chapiteau-squat de Camille, une drôle de fée trapéziste qui prend soin d’eux, leur offre un toit et leur montre le chemin de l’école. Mais le cœur des enfants est déchiré entre l’avenir qui s’offre à eux… Et leurs parents qui vivent encore dans la rue.

Dans un geste de cinéma très beau et très touchant, Spartacus et Cassandra prend à revers ce que l’on comprend d’un chemin initiatique dans la mesure où il offre à ses jeunes héros combatifs l’opportunité de « redevenir enfant » en s’émancipant de la cage familiale (il est impressionnant de constater à quel point les rôle familiaux sont inversés et de voir les enfants endosser les responsabilité de parents pour redresser les leurs…). La grâce aérienne de la mise en scène, dans des mouvements ascendant et erratiques qui ne sont pas sans rappeler voire citer expressément The Tree of Life de Terrence Malick, est le plus beau regard que l’on peut porter sur l’enfance, cet âge vibrant, incertain et évanescent où tout espoir en soi reste possible. Aussi ce « conte documentaire » quitte le terrain du réalisme social pour glisser vers une poésie à fleur de peau qui guide ces deux enfants vers la lumière qu’ils n’ont jusqu’alors que trop peu approchée.

Hope de Boris Lojkine (Drame, 1h31, France): En route vers l’Europe, Hope rencontre Léonard. Elle a besoin d’un protecteur, il n’a pas le coeur de l’abandonner. Dans un monde hostile où chacun doit rester avec les siens, ils vont tenter d’avancer ensemble, et de s’aimer.

On se réjouit toujours, autant que l’on peut le craindre, de voir un cinéaste s’approprier un sujet aussi audacieux que l’immigration africaine en Europe, car ce sujet mérite d’être éclairé par le cinéma, en dépit de son exigence impliquant les risques d’une lecture orientaliste. A cet égard, Hope fait la démonstration d’un travail en amont extrêmement documenté du réalisateur français Boris Lojkine, réalisant son premier long-métrage de fiction après deux documentaires au Vietnam. Aussi Hope, aventure individuelle à travers les ténèbres de deux migrants épris l’un de l’autre, Hope et Leonard, dépasse son intrigue romantique pour dresser le paysage des ghettos dans lesquels ils font escale, et décrire leur organisation hiérarchique impliquant conflits d’intérêts et violences tant physiques que symboliques. La force de Hope tient à ce substrat documentaire dont la crédibilité sidérante revient aux acteurs non-professionnels. L’émotion, elle, revient à ces deux compagnons que l’on suit au fil du chemin, vers la lumière, animés par l’espoir, ces migrants qui tentent d’avancer, de survivre, de s’aimer en dépit de la dimension très individuelle du périple.

Interview du réalisateur par un membre de Bobinophile

Snow Therapy de Ruben Östlund (Drame, 1h58, Suède, Danemark, France, Norvège): Une famille suédoise passe ensemble quelques précieux jours de vacances dans une station de sports d’hiver des Alpes françaises. Le soleil brille et les pistes sont magnifiques mais lors d’un déjeuner dans un restaurant de montagne, une avalanche vient tout bouleverser. Les clients du restaurant sont pris de panique, Ebba, la mère, appelle son mari Tomas à l’aide tout en essayant de protéger leurs enfants, alors que Tomas, lui, a pris la fuite ne pensant qu’à sauver sa peau… Mais le désastre annoncé ne se produit pas, l’avalanche s’est arrêtée juste avant le restaurant, et la réalité reprend son cours au milieu des rires nerveux. Il n’y a aucun dommage visible, et pourtant, l’univers familial est ébranlé. La réaction inattendue de Tomas va les amener à réévaluer leurs rôles et leurs certitudes, un point d’interrogation planant au dessus du père en particulier. Alors que la fin des vacances approche, le mariage de Tomas et d’Ebba est pendu à un fil, et Tomas tente désespérément de reprendre sa place de patriarche de la famille. Snow Therapy est une comédie grinçante sur le rôle de l’homme au sein de la famille moderne.

Snow-Therapy-critique4Un film à l’humour pince-sans-rire, portant une réflexion incisive sur la famille et les rôles sociaux liés à cette dernière. Un film dérangeant et troublant à bien des égards, le spectateur étant lui-même plongé dans le doute face à certaines scènes, hésitant entre rire ou gêne.

Critique par un membre de Bobinophile

Foxcatcher de Bennett Miller (Drame, 2h14, Etats-Unis): Inspiré d’une histoire vraie, Foxcatcher raconte l’histoire tragique et fascinante de la relation improbable entre un milliardaire excentrique et deux champions de lutte.

Lorsque le médaillé d’or olympique Mark Schultz est invité par le riche héritier John du Pont à emménager dans sa magnifique propriété familiale pour aider à mettre en place un camp d’entraînement haut de gamme, dans l’optique des JO de Séoul de 1988, Schultz saute sur l’occasion : il espère pouvoir concentrer toute son attention sur son entraînement et ne plus souffrir d’être constamment éclipsé par son frère, Dave. Obnubilé par d’obscurs besoins, du Pont entend bien profiter de son soutien à Schultz et de son opportunité de « coacher » des lutteurs de réputation mondiale pour obtenir – enfin – le respect de ses pairs et, surtout, de sa mère qui le juge très durement.
128987_jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxFlatté d’être l’objet de tant d’attentions de la part de du Pont, et ébloui par l’opulence de son monde, Mark voit chez son bienfaiteur un père de substitution, dont il recherche constamment l’approbation. S’il se montre d’abord encourageant, du Pont, profondément cyclothymique, change d’attitude et pousse Mark à adopter des habitudes malsaines qui risquent de nuire à son entraînement. Le comportement excentrique du milliardaire et son goût pour la manipulation ne tardent pas à entamer la confiance en soi du sportif, déjà fragile. Entretemps, du Pont s’intéresse de plus en plus à Dave, qui dégage une assurance dont manquent lui et Mark, et il est bien conscient qu’il s’agit d’une qualité que même sa fortune ne saurait acheter.
Entre la paranoïa croissante de du Pont et son éloignement des deux frères, les trois hommes semblent se précipiter vers une fin tragique que personne n’aurait pu prévoir…

L’apparent naturalisme de la mise en scène suggère toujours plus de noirceur dans les rapports humains, qui auraient pu toutefois gagner en profondeur si Miller n’avait pas vainement cherché à rattacher ce parcours intime à l’histoire de l’Amérique. Mais cette noirceur, le réalisateur la doit aussi beaucoup au jeu convaincant de ses acteurs – Channing Tatum et Mark Ruffalo en tête, plus que Steve Carrell qui, d’impressionnant, révèle les limites de son personnage par l’accumulation des mimiques. Malgré les défauts qui éparpillent l’histoire, Miller s’impose comme un réalisateur à suivre, et à cet égard, il n’a pas démérité son prix cannois.

Critique par un membre de Bobinophile

whiplash-critique-image-6Whiplash de Damien Chazelle (Drame, 1h47, Etats-Unis): Andrew, 19 ans, rêve de devenir l’un des meilleurs batteurs de jazz de sa génération. Mais la concurrence est rude au conservatoire de Manhattan où il s’entraîne avec acharnement. Il a pour objectif d’intégrer le fleuron des orchestres dirigé par Terence Fletcher, professeur féroce et intraitable. Lorsque celui-ci le repère enfin, Andrew se lance, sous sa direction, dans la quête de l’excellence…

Whiplash est un drame dynamique qui se construit autour des rythmes jazz et les obstacles qu’Andrew rencontre dans sa quête de l’excellence. La musique est mise à l’honneur dans ce film qui présente une bande originale jazzy et entrainante. Un film saisissant et pertinent sur le dépassement de soi.

Timbuktu de Abderrahmane Sissako (Drame, 1h37, France, Mauritanie): Non loin de Tombouctou tombée sous le joug des extrémistes religieux, Kidane  mène une vie simple et paisible dans les dunes, entouré de sa femme Satima, sa fille Toya et de Issan, son petit berger âgé de 12 ans. En ville, les habitants subissent, impuissants, le régime de terreur des djihadistes qui ont pris en otage leur foi. Fini la musique et les rires, les cigarettes et même le football… Les femmes sont devenues des ombres qui tentent de résister avec dignité. Des tribunaux improvisés rendent chaque jour leurs sentences absurdes et tragiques.
Kidane et les siens semblent un temps épargnés par le chaos de Tombouctou. Mais leur destin bascule le jour où Kidane tue accidentellement Amadou le pêcheur qui s’en est pris à GPS, sa vache préférée. Il doit alors faire face aux nouvelles lois de ces occupants venus d’ailleurs…

Avis partagé entre les membres de Bobinophile:

video-timbuktu-us-videoSixteenByNine540Timbuktu marque, pour son réalisateur, le mise en images cinématographiques, des bouleversements politiques survenus au Mali en 2012 avec l’arrivée des islamistes souhaitant imposer la charia au nord du pays. Le sujet, absolument nécessaire et profondément personnel, se maintient pourtant sur le papier. Car Timbuktu égraine les (belles) scènes et les (magnifiques) plans dans une discontinuité inexplicable. Sissako privilégie la poésie sur le réel et perd largement en puissance subversive du fait même qu’il manque à cette histoire un liant pour lui donner corps. L’urgence du contexte se fait ainsi attendre, et c’est bien dommage…

Ils nous ont divisés

Birdman de Alejandro González Iñárritu (Comédie, 1h59, Etats-Unis): À l’époque où il incarnait un célèbre super-héros, Riggan Thomson était mondialement connu. Mais de cette célébrité il ne reste plus grand-chose, et il tente aujourd’hui de monter une pièce de théâtre à Broadway dans l’espoir de renouer avec sa gloire perdue. Durant les quelques jours qui précèdent la première, il va devoir tout affronter : sa famille et ses proches, son passé, ses rêves et son ego…S’il s’en sort, le rideau a une chance de s’ouvrir…

110997_jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxInarritu retrouve avec Birdman la forme de récit polyphonique dans laquelle il s’épanouissait à travers ses trois premiers longs métrages, pour à nouveau rechercher l’originalité dans les spécificités de l’espace-temps qu’il met en scène. L’unité de lieu est sans cesse démentie par la circulation de la caméra entre les divers personnages en ébullition, recréant au cœur d’un théâtre l’aspect choral que l’on trouvait déjà dans 21 Grammes et Babel. Constamment incarné dans le mouvement pour mieux embrasser la frénésie de son univers, Birdman représente un exercice de style qui au final devient la limite même de son cinéma, à tel point que ce dernier film ne représente qu’un simulacre de renouvellement du réalisateur. Fier de ses idées, il laisse à penser qu’il ne faudrait voir qu’elles, et lui à travers elles, le formaliste au premier plan du film. A finalement trop se concentrer sur ce dispositif, certes audacieux, de l’unique plan séquence, Inarritu passerait presque à côté de son sujet puisqu’il ne parvient que très rarement à créer le trouble entre le théâtre et le cinéma, entre le cinéma et le réel, entre le vrai et le faux.

Birdman n’est jamais vraiment à la hauteur des ambitions de son réalisateur, nous laissant voir les coutures de son film, les raccords qui masquent les plans de coupe, la voix-off plus ridicule qu’autre chose, surjouant la confusion mentale du personnage principal. Reste un divertissement plaisant malgré tout, un travail considérable sur les décors, et une tête d’affiche qui s’en sort avec les honneurs, à commencer à Michael Keaton, impérial et souvent drôle, assurément parfait pour ce rôle qui le ramène au devant de la scène.

Frank de Lenny Abrahamson (Comédie, 1h35, Grande Bretagne, Irlande): Jeune musicien rêvant d’être une rock star, Jon croise le chemin d’un groupe de pop avant-gardiste à la recherche d’un nouveau clavier. Il devient vite le protégé de Frank, leur leader, aussi fascinant que mystérieux : ce génie musical vit dissimulé en permanence sous une grande tête en papier mâché. Entre phases de doute et éclats de créativité, rapports fusionnels et crises de confiance, l’enregistrement du premier album du groupe et les concerts les conduiront dans une véritable aventure humaine de l’Irlande jusqu’au Texas !

Une grosse tête en cache-misère… L’ensemble des gadgets datés et ridicules sont autant de respirateurs artificiels à un récit inepte et à des personnages mornes. Lenny Abrahamson prétend nous parler de création artistique alors qu’il n’est jamais capable d’éveiller son terrain de jeu, le laisse pétrir dans la pénombre d’une photographie d’une laideur que l’on ne pensait plus possible. Il aimerait aborder les troubles sentimentaux de ses personnages mais ne s’extrait jamais de son paysage complètement terne et dépassionné.

ÉVÉNEMENTS

Mardi 3 mars à 16h05 au cinéma UGC Confluence: Séance culte avec la projection du film Les désaxés (The Misfits) de John Huston

A Reno, Roslyn s’apprête à divorcer. Fasciné par la beauté de la jeune femme, un cow-boy entre deux âges lui demande de partager son existence. Elle se lie également d’amitié avec un riche éleveur et un garagiste veuf. Ils paraissent comblés mais subissent en fait une misère affective et intellectuelle.

Le dernier film de Marilyn Monroe, le dernier film des Clark Gable… Les désaxés a eu peu de succès à sa sortie mais s’impose désormais comme un classique. Monroe y joue un rôle plus grave et sombre qu’à l’accoutumée. Les décors naturels, notamment la blancheur du désert du Nevada, appuient la tension dramatique du film.

Dimanche 8 mars à 18h au cinéma Comoedia: Projection du film Le bourreau de Luis Garcia Belanga

En échange d’un bel appartement, un employé des pompes funèbres accepte l’emploi de bourreau en se jurant de ne jamais exécuter une sentence de mort en démissionnant sur le champ. Or, un jour, une condamnation arrive et Jose Luis s’acquitte de sa tâche…

INSTITUT LUMIÈRE

Nous vous recommandons:

Gilda (Charles Vidor, 1h40)

Ballin Mundson, directeur d’un casino, prend sous sa protection un jeune Américain, Johnny Farrell, après l’avoir sauvé d’une mort certaine. Ballin, devant s’absenter, confie la direction de son établissement à Johnny. Il revient quelque temps plus tard marié à Gilda, l’ancienne maîtresse de Johnny.

Un classique du film noir hollywoodien. Rita Hayworth y est magnifique: elle et ses longs gants noirs font depuis longtemps partie de la mythologie de l’âge d’or hollywoodien.

 Je 5/03 à 14h30 – Ve 6/03à 21h – Sa 7/03 à 21h – Di 8/03 à 16h45

Rétrospective Federico Fellini avec la projection de:

Les Feux du music-hall (F. Fellini, A. Lattuada, 1h37)

Une jeune beauté vient troubler les affaires d’argent et de coeur d’une troupe de music-hall

Me 4/03 à 17h – Je 5/03 à 16h45 – Ve 6/03 à 19h – Sa 7/03 à 16h30

Ginger et Fred (F. Fellini, 2h08)

C’est l’histoire nostalgique, et parfois pathétique, de deux vieux danseurs mondains, un peu fripés, aux prises avec un monde hostile, où tout est dominé par la télévision et qui sont tous les deux convoqués pour exécuter trente ans plus tard un numéro de claquettes dans une gigantesque émission en direct.

Ma 3/03 à 21h – Ve 6/03 à 14h30 – Sa 7/03 à 18h30 – Di 8/03 à 18h45

DANS LE POSTE CETTE SEMAINE

Lundi: La bête humaine de Jean Renoir à 20h50 sur Arte // Full Metal Jacket de Stanley Kubrick à 22h50 sur D8

Mardi : Le maître du jeu de Gary Fleder à 22h55 sur NRJ12

Mercredi : [le choix de la rédaction] Tomboy de Céline Sciamma à 22h35 sur France 4 : Dans notre bilan de l’année 2014, nous faisions de Bande de filles notre film français préféré, bonne raison pour se replonger dans le deuxième film plein de grâce et d’intelligence de la talentueuse Céline Sciamma. Tomboy impressionne par l’écart entre, d’une part, la simplicité de l’histoire et un traitement plastique épuré et, d’autre part, la complexité des questions soulevées. Le film développe une réflexion discrète sur l’identité, le regard des autres, sans jamais être dans la dramatisation excessive, sans jamais juger ou chercher à expliquer. Bref, on est bien loin d’un film propagandiste sur la théorie du genre comme certains pourraient chercher à nous le faire croire…

Dimanche : Potiche de François Ozon à 20h50 sur France 2 // Looking for Eric de Ken Loach à 23h40 sur HD1

Toute l’équipe de Bobinophile vous souhaite une belle semaine de cinéma.

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s