[NEWSLETTER] SEMAINE DU 16 AU 22 MARS

 SORTIES NATIONALES 

(mercredi 18 mars)

Nous avons vu

Tu dors Nicole de Stéphane Lafleur (Drame, 1h33, Canada): Profitant de la maison familiale en l’absence de ses parents, Nicole passe paisiblement l’été de ses 22 ans en compagnie de sa meilleure amie Véronique. Alors que leurs vacances s’annoncent sans surprise, le frère aîné de Nicole débarque avec son groupe de musique pour enregistrer un album. Leur présence envahissante vient rapidement ébranler la relation entre les deux amies. L’été prend alors une autre tournure, marqué par la canicule, l’insomnie grandissante de Nicole. Tu dors Nicole observe avec humour le début de l’âge adulte et son lot de possibles.

Un film québécois à la fois drôle, touchant et grandement mélancolique qui traite de manière juste et parfois burlesque cette période de la vie si particulière entre l’adolescence et l’âge adulte. Le noir et blanc fait vivre à l’écran la moiteur des chaudes nuits d’été… Mention spéciale pour Julianne Côté qui incarne le personnage de Nicole.

503878_jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxGente de bien de Franco Lolli (II) (Drame, 1h27, Colombie): Eric, 10 ans, se retrouve à vivre du jour au lendemain avec Gabriel, son père qu’il connaît à peine. Voyant que l’homme a du mal à construire une relation avec son fils et à subvenir à leurs besoins, Maria Isabel, la femme pour laquelle Gabriel travaille comme menuisier, décide de prendre l’enfant sous son aile.

En cherchant à transmettre, à travers le regard d’un jeune garçon, la sensation d’une impossible communion entre les personnages du fait de leurs origines sociales respectives, Gente de Bien se rapproche du conte moral tout en maintenant, par une mise en scène sobre et quasi documentaire, le sentiment de vérité qui s’en échappe. Franco Lolli, dans la continuité de ses courts métrages, choisit de raconter un trait global qui ronge la société colombienne par une approche très intimiste. Pour autant que ce choix soit pertinent, il le maintient à la surface des thématiques et le vertige des inégalités sociales ne se ressent que par intermittence, dans les scènes les plus touchantes du film. S’il y a assurément l’étincelle du cinéma social dans ce premier film, celui-ci manque d’audace et de force pour permettre au récit de s’enflammer.

Nous parions sur

476873_jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxBig Eyes de Tim Burton (Drame, 1h47, Etats-Unis, Canada): BIG EYES raconte la scandaleuse histoire vraie de l’une des plus grandes impostures de l’histoire de l’art. À la fin des années 50 et au début des années 60, le peintre Walter Keane a connu un succès phénoménal et révolutionné le commerce de l’art grâce à ses énigmatiques tableaux représentant des enfants malheureux aux yeux immenses. La surprenante et choquante vérité a cependant fini par éclater : ces toiles n’avaient pas été peintes par Walter mais par sa femme, Margaret. L’extraordinaire mensonge des Keane a réussi à duper le monde entier. Le film se concentre sur l’éveil artistique de Margaret, le succès phénoménal de ses tableaux et sa relation tumultueuse avec son mari, qui a connu la gloire en s’attribuant tout le mérite de son travail.

243500_jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxStill Alice de Richard Glatzer et Wash Westmoreland (Drame, 1h39, Etats-Unis, France): Mariée, heureuse et mère de trois grands enfants, Alice Howland est un professeur de linguistique renommé. Mais lorsqu’elle commence à oublier ses mots et qu’on lui diagnostique les premiers signes de la maladie d’Alzheimer, les liens entre Alice et sa famille sont mis à rude épreuve. Effrayant, bouleversant, son combat pour rester elle-même est une magnifique source d’inspiration.

ENCORE EN SALLE

Nous avons aimé

A la folie de Wang Bing (Documentaire, 3h47, Hong-Kong, France, Japon): Un hôpital psychiatrique du sud-ouest de la Chine. Une cinquantaine d’hommes vivent enfermés traînant leur mal-être du balcon circulaire grillagé à leur chambre collective. Ces malades, déviants ou opposants, éprouvent au quotidien leur résistance physique et mentale à la violence d’une liberté restreinte. Wang Bing nous plonge dans la « folie » de la Chine contemporaine.

Un film très exigeant et très long (3h47), mais c’est aussi très surprenant, très fort et très touchant… Après ces 4h au coeur d’un asile psychiatrique, il est dur de sentir libre en sortant de la salle. Un documentaire à voir.

288912_jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxLe dernier coup de marteau de Alix Delaporte (Drame, 1h23, France): Quand Victor, 13 ans, pousse la porte de l’opéra de Montpellier, il ne connaît rien à la musique. Il ne connaît pas non plus son père venu diriger la 6ème symphonie de Mahler. Il l’observe de loin, découvre l’univers des répétitions… Le jour où Nadia, sa mère, lui annonce qu’ils doivent quitter leur maison sur la plage, Victor s’inquiète. Pour sa mère, dont il sent qu’elle lui cache quelque chose, mais aussi pour sa relation naissante avec Luna, la voisine espagnole. Victor décide alors de se montrer pour la première fois à son père…

Tout invite à contempler l’éveil instantané de Victor (la jolie révélation masculine Romain Paul, récompensé à la Mostra de Venise) pour illuminer, par les regards plus que par les mots, le désir d’exister au présent. La grande pudeur du traitement, tout comme dans Angèle et Tony, est ce qui rend ce récit évasif touchant et lumineux.

Citizenfour de Laura Poitras (Documentaire, 1h54, Etats-Unis, Allemagne): En 2013, Edward Snowden déclenche l’un des plus grands séismes politiques aux Etats-Unis en révélant des documents secret-défense de la NSA. Sous le nom le code « CITIZENFOUR », il contacte la documentariste américaine Laura Poitras. Elle part le rejoindre à Hong Kong et réalise en temps réel CITIZENFOUR, un document historique unique et un portrait intime d’Edward Snowden.

089621_jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxLa fascination naît de cette capacité à faire de la caméra un témoin de l’événement avant qu’il ne se produise – un regard insolite et unique faisant toute la singularité de ce documentaire – et de l’écran un reflet du monde contemporain où surveillance pour la sécurité et contrôle des libertés individuelles se confondent jusqu’au moment fatidique où il faut les dénoncer. Edward Snowden, cet homme surpuissant érigé en véritable personnage de cinéma, à la fois machine de l’esprit moderne et homme sensible – humain ! –, marque sa trace autant quand il suffoque entre les murs de sa chambre d’hôtel que lorsqu’il évolue derrière le noir opaque et angoissant de la technologie moderne. Il fallait un sacré cran pour réaliser Citizenfour, et ce documentaire unique d’une belle puissance constitue une pierre majeur du cinéma post 9/11, nous mettant tous en perspective.

Red Army de Gabe Polsky (Documentaire, 1h25, Etats-Unis, Russie): Porté par Werner Herzog et le producteur Jerry Weintraub primé aux Emmy Awards, le documentaire RED ARMY retrace le destin croisé de l’Union Soviétique et de l’équipe de hockey sur glace surnommée « l’Armée Rouge » : une dynastie unique dans l’histoire du sport. L’ancien capitaine de l’équipe Slava Fetisov revient sur son parcours hors du commun : d’abord adulé en héros national, il sera bientôt condamné comme ennemi politique. La « Red Army » est au coeur de l’histoire sociale, culturelle et politique de son pays : comme l’URSS, elle connaît la grandeur puis la décadence, avant d’être secouée par les bouleversements de la Russie contemporaine. Red Army raconte l’histoire extraordinaire de la Guerre Froide menée sur la glace, et la vie d’un homme qui a tenu tête au système soviétique.

Red Army est fait de glissements progressifs étonnants et édifiants, du hockey à la géopolitique, du collectif à l’individu, d’hier à aujourd’hui permettant de dépasser le traitement documentaire classique pour en faire une œuvre essentielle de l’Histoire géopolitique contemporaine, pleine de douceur et d’ironie, de douleur et d’humanité.

Spartacus et Cassandra de Ioanis Nuguet (Documentaire, 1h20, France): Spartacus, jeune Rom de 13 ans et sa soeur Cassandra, 10 ans sont recueillis dans le chapiteau-squat de Camille, une drôle de fée trapéziste qui prend soin d’eux, leur offre un toit et leur montre le chemin de l’école. Mais le cœur des enfants est déchiré entre l’avenir qui s’offre à eux… Et leurs parents qui vivent encore dans la rue.

Dans un geste de cinéma très beau et très touchant, Spartacus et Cassandra prend à revers ce que l’on comprend d’un chemin initiatique dans la mesure où il offre à ses jeunes héros combatifs l’opportunité de « redevenir enfant » en s’émancipant de la cage familiale (il est impressionnant de constater à quel point les rôle familiaux sont inversés et de voir les enfants endosser les responsabilité de parents pour redresser les leurs…). La grâce aérienne de la mise en scène, dans des mouvements ascendant et erratiques qui ne sont pas sans rappeler voire citer expressément The Tree of Life de Terrence Malick, est le plus beau regard que l’on peut porter sur l’enfance, cet âge vibrant, incertain et évanescent où tout espoir en soi reste possible. Aussi ce « conte documentaire » quitte le terrain du réalisme social pour glisser vers une poésie à fleur de peau qui guide ces deux enfants vers la lumière qu’ils n’ont jusqu’alors que trop peu approchée.

123225.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxLe prix à payer de Harold Crooks (Documentaire, 1h33, Canada): L’évasion fiscale à grande échelle, telle que les géants de la nouvelle économie la pratiquent, creuse l’écart des revenus entre les privilégiés et le reste du monde, appauvrit les classes moyennes, et affaiblit les fondations de nos sociétés. Et si le prix à payer était la mort des démocraties ?

Un documentaire solide dans la lignée d’Inside Job de Charles Ferguson. Les méthodes des grandes entreprises en matière d’évasion fiscale sont très bien décortiquées et les intervenants nous livrent énormément d’informations intéressantes. Seul défaut: comme l’a soulevé Yves Crozet lors de l’avant première, le documentaire n’a pas écarté certaines déclarations erronées.

Timbuktu de Abderrahmane Sissako (Drame, 1h37, France, Mauritanie): Non loin de Tombouctou tombée sous le joug des extrémistes religieux, Kidane  mène une vie simple et paisible dans les dunes, entouré de sa femme Satima, sa fille Toya et de Issan, son petit berger âgé de 12 ans.
En ville, les habitants subissent, impuissants, le régime de terreur des djihadistes qui ont pris en otage leur foi. Fini la musique et les rires, les cigarettes et même le football… Les femmes sont devenues des ombres qui tentent de résister avec dignité. Des tribunaux improvisés rendent chaque jour leurs sentences absurdes et tragiques.Kidane et les siens semblent un temps épargnés par le chaos de Tombouctou. Mais leur destin bascule le jour où Kidane tue accidentellement Amadou le pêcheur qui s’en est pris à GPS, sa vache préférée. Il doit alors faire face aux nouvelles lois de ces occupants venus d’ailleurs…

video-timbuktu-us-videoSixteenByNine540Avis partagé entre les membres de Bobinophile:

Timbuktu marque, pour son réalisateur, le mise en images cinématographiques, des bouleversements politiques survenus au Mali en 2012 avec l’arrivée des islamistes souhaitant imposer la charia au nord du pays. Le sujet, absolument nécessaire et profondément personnel, se maintient pourtant sur le papier. Car Timbuktu égraine les (belles) scènes et les (magnifiques) plans dans une discontinuité inexplicable. Sissako privélégie la poésie sur le réel et perd largement en puissance subversive du fait même qu’il manque à cette histoire un liant pour lui donner corps. L’urgence du contexte se fait ainsi attendre, et c’est bien dommage…

Ils nous ont divisés

The Voices de Marjane Satrapi (Comédie, Thriller, 1h49, Etats-Unis, Allemagne): Jerry vit à Milton, petite ville américaine bien tranquille où il travaille dans une usine de baignoires. Célibataire, il n’est pas solitaire pour autant dans la mesure où il s’entend très bien avec son chat, M. Moustache, et son chien, Bosco. Jerry voit régulièrement sa psy, aussi charmante que compréhensive, à qui il révèle un jour qu’il apprécie de plus en plus Fiona – la délicieuse Anglaise qui travaille à la comptabilité de l’usine. Bref, tout se passe bien dans sa vie plutôt ordinaire – du moins tant qu’il n’oublie pas de prendre ses médicaments…

Avis partagé entre les membres de Bobinophile

Sanglant et déjanté, le dernier film de Marjane Satrapi est à la croisée entre la comédie et le film d’horreur. La réalisatrice nous entraine dans un univers graphique très coloré, à la rencontre d’un gentil garçon un peu particulier qui, sur les conseils de son chat, se retrouve serial killer. Après deux films assez mal accueillis (Poulet aux prunes et La bande des Jotas), Satrapi signe avec The Voices une oeuvre qui tient ses promesses, à la fois très dérangeante et très drôle.
On adorerait adorer The Voices, malheureusement on ne retient que l’interprétation de Ryan Reynolds, surprenant et juste dans ce rôle qu’il joue avec une palette de nuances qu’il a su bien mieux saisir que la réalisatrice elle-même.

Selma de Ana DuVernay (Drame, Historique, 2h08, Grande Bretagne, Etats-Unis): Selma retrace la lutte historique du Dr Martin Luther King pour garantir le droit de vote à tous les citoyens. Une dangereuse et terrifiante campagne qui s’est achevée par une longue marche, depuis la ville de Selma jusqu’à celle de Montgomery, en Alabama, et qui a conduit le président Jonhson à signer la loi sur le droit de vote en 1965.

L’interprétation parfaite de Luther King ne sauve pas le film de l’académisme ronflant et de la violence tire-larmes.

Inherent Vice de Paul Thomas Anderson (Comédie, Policier, 2h29, Etats-Unis): L’ex-petite amie du détective privé Doc Sportello surgit un beau jour, en lui racontant qu’elle est tombée amoureuse d’un promoteur immobilier milliardaire : elle craint que l’épouse de ce dernier et son amant ne conspirent tous les deux pour faire interner le milliardaire… Mais ce n’est pas si simple… C’est la toute fin des psychédéliques années 60, et la paranoïa règne en maître. Doc sait bien que, tout comme « trip » ou « démentiel », « amour » est l’un de ces mots galvaudés à force d’être utilisés – sauf que celui-là n’attire que les ennuis.

120119_jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxOn pourrait presque croire que Paul Thomas Anderson a sniffé autant de cocaïne que ses personnages multiples. Inherent Vice est un projet qui ne recule une nouvelle fois devant aucune ambition, assurément fou, mais toutes les démarches entreprises par le réalisateur alourdissent à ce point le film qu’elles se retournent contre lui : on peine en effet à suivre le déroulement de l’enquête extrêmement complexe superposée au « trip psychédélique » qui l’est toujours plus dans le fond que dans la forme. Difficile, de fait, de se raccrocher à ce rythme effréné des scènes et des échanges, au foisonnement de personnages dont on peine parfois à comprendre la pertinence. Restent quelques scènes marquantes par leur humour décapant et décalé, et bien évidemment, un Joaquin Phoenix toujours parfait.

BirdmanBirdman de Alejandro González Iñárritu (Comédie, 1h59, Etats-Unis): À l’époque où il incarnait un célèbre super-héros, Riggan Thomson était mondialement connu. Mais de cette célébrité il ne reste plus grand-chose, et il tente aujourd’hui de monter une pièce de théâtre à Broadway dans l’espoir de renouer avec sa gloire perdue. Durant les quelques jours qui précèdent la première, il va devoir tout affronter : sa famille et ses proches, son passé, ses rêves et son ego…S’il s’en sort, le rideau a une chance de s’ouvrir…

Inarritu retrouve avec Birdman la forme de récit polyphonique dans laquelle il s’épanouissait à travers ses trois premiers longs métrages, pour à nouveau rechercher l’originalité dans les spécificités de l’espace-temps qu’il met en scène. L’unité de lieu est sans cesse démentie par la circulation de la caméra entre les divers personnages en ébullition, recréant au cœur d’un théâtre l’aspect choral que l’on trouvait déjà dans 21 Grammes et Babel. Constamment incarné dans le mouvement pour mieux embrasser la frénésie de son univers, Birdman représente un exercice de style qui au final devient la limite même de son cinéma, à tel point que ce dernier film ne représente qu’un simulacre de renouvellement du réalisateur. Fier de ses idées, il laisse à penser qu’il ne faudrait voir qu’elles, et lui à travers elles, le formaliste au premier plan du film. A finalement trop se concentrer sur ce dispositif, certes audacieux, de l’unique plan séquence, Inarritu passerait presque à côté de son sujet puisqu’il ne parvient que très rarement à créer le trouble entre le théâtre et le cinéma, entre le cinéma et le réel, entre le vrai et le faux.

Birdman n’est jamais vraiment à la hauteur des ambitions du son réalisateur, nous laissant voir les coutures de son film, les raccords qui masquent les plans de coupe, la voix-off plus ridicule qu’autre chose, surjouant la confusion mentale du personnage principal. Reste un divertissement plaisant malgré tout, un travail considérable sur les décors, et une tête d’affiche qui s’en sort avec les honneurs, à commencer à Michael Keaton, impérial et souvent drôle, assurément parfait pour ce rôle qui le ramène au devant de la scène.

ÉVÉNEMENTS

Lundi 16 mars à 20h au cinéma Comoedia: Avant-première du film Selma de Ava Duvernay en présence d’un professeur spécialisé en civilisation américaine

SELMA retrace la lutte historique de Martin Luther King pour garantir le droit de vote à tous les citoyens. Une dangereuse et terrifiante campagne qui s’est achevée par une longue marche, depuis la ville de Selma jusqu’à celle de Montgomery, en Alabama, et qui a conduit le président Johnson à signer la loi sur le droit de vote en 1965.

Et aussi à 20h au cinéma UGC Confluence: Avant-première de Big Eyes de Tim Burton

BIG EYES raconte la scandaleuse histoire vraie de l’une des plus grandes impostures de l’histoire de l’art. À la fin des années 50 et au début des années 60, le peintre Walter Keane a connu un succès phénoménal et révolutionné le commerce de l’art grâce à ses énigmatiques tableaux représentant des enfants malheureux aux yeux immenses. La surprenante et choquante vérité a cependant fini par éclater : ces toiles n’avaient pas été peintes par Walter mais par sa femme, Margaret. L’extraordinaire mensonge des Keane a réussi à duper le monde entier. Le film se concentre sur l’éveil artistique de Margaret, le succès phénoménal de ses tableaux et sa relation tumultueuse avec son mari, qui a connu la gloire en s’attribuant tout le mérite de son travail. 

INSTITUT LUMIÈRE

Nous vous recommandons:

La strada (F. Fellini, 1h55)

La jeune Gelsomina est employée par Zampano, athlète qui gagne sa vie de place en place en exhibant sa force. En quête d’affection, elle se heurte à une brute qui la bat et boit… Elle décide de quitter Zampano, qui ne l’entend pas de cette oreille…

Di 22/03 à 14h30

Le Cheik blanc (F. Fellini, 1h26)

Deux jeunes mariés passent leur lune de miel à Rome où ils rêvent d’être reçus par le pape. Ivan est un petit bourgeois provincial tandis que Wanda fantasme sur son héros secret : le personnage principal du roman-photo Le Cheikh blanc dont elle est une lectrice assidue…

Me 18/03 à 19h – Ve 20/03 à 17h – Sa 21/03 à 18h45

Zorba le Grec (M. Cacoyannis, 2h22)

Un timide écrivain britannique, Basil, se rend en Crète où il a hérité d’une mine. Il rencontre Zorba, un sexagénaire débordant d’enthousiasme, qui lui propose ses services. Malgré leurs profondes différences, les deux hommes de lient d’amitié, s’associent pour exploiter la mine, et partagent – même dans l’adversité – leur joie de vivre…

Me 18/03 à 21h – Ve 20/03 à 21h – Sa 21/03 à 20h30 – Di 22/03 à 19h15

DANS LE POSTE CETTE SEMAINE

Lundi : Quai des Orfèvres de Henri-Georges Clouzot à 20h50 sur Arte // Tootsie de Sydney Pollack à 22h30 sur Chérie 25

Mardi : Les liaisons dangereuses de Stephen Frears à 20h50 sur Chérie 25

Jeudi : [Le choix de la rédaction] Shutter Island de Martin Scorsese à 20h50 sur France 3

Toute l’équipe de Bobinophile vous souhaite une belle semaine de cinéma !

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