[NEWSLETTER] SEMAINE DU 4 AU 10 MAI

SORTIES NATIONALES

(mercredi 6 mai )

Nous parions sur

360717_jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxHyena de Gerard Johnson (Policier, Drame, 1h52, Grande Bretagne): Michael Logan est un mélange complexe d’alcoolique occasionnel et d’officier de police corrompu. Mais l’univers sinistre dans lequel il évolue est en pleine mutation. L’arrivée en masse de gangsters sans pitié venus d’Albanie menace de bouleverser le paysage criminel londonien. Jusqu’ici son instinct lui avait toujours donné une longueur d’avance, mais son comportement de plus en plus autodestructeur et la brutalité des nouveaux chefs de gangs vont le plonger dans une spirale de peurs et de doutes.

169655_jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxPartisan de Ariel Kleiman (Drame, Thriller, 1h38, Australie): Grégori est à la tête d’une communauté protégée du monde qui abrite des femmes et leurs enfants. Parmi eux, Alexandre, 11 ans, a grandi en voyant le monde à travers les yeux de Grégori. Mais des événements inattendus vont l’amener à penser par lui-même.

ENCORE EN SALLE

Nous avons aimé

Taxi Téhéran de Jafar Panahi (Comédie dramatique, 1h22, Iran): Installé au volant de son taxi, Jafar Panahi sillonne les rues animées de Téhéran. Au gré des passagers qui se succèdent et se confient à lui, le réalisateur dresse le portrait de la société iranienne entre rires et émotion…
Critique sur le site du Mauvais Coton

Journal d’une Femme de Chambre de Benoît Jacquot (Drame, 1h35, France) : Début du XXème siècle, en province. Très courtisée pour sa beauté, Célestine est une jeune femme de chambre nouvellement arrivée de Paris au service de la famille Lanlaire. Repoussant les avances de Monsieur, Célestine doit également faire face à la très stricte Madame Lanlaire qui régit la maison d’une main de fer. Elle y fait la rencontre de Joseph, l’énigmatique jardinier de la propriété, pour lequel elle éprouve une véritable fascination.

Cynique et pessimiste, Benoît Jacquot n’est jamais si juste que lorsqu’il emploie le passé pour parler du contemporain, pour les mélanger tous deux afin d’aboutir à une hybridation des époques, tout comme il le faisait dans Les adieux à la reine, d’une écriture qui lui sied et lui permet de revenir à ce qu’il sait faire de mieux. Mais surtout, Jacquot jouit d’un casting grandiose, en particulier Léa Seydoux, rayonnante insoumise.

A trois on y va de Jérôme Bonnell (Comédie, 1h26, France): Charlotte et Micha sont jeunes et amoureux. Ils viennent de s’acheter une maison près de Lille pour y filer le parfait amour. Mais depuis quelques mois, Charlotte trompe Micha avec Mélodie… Sans rien soupçonner, se sentant toutefois un peu délaissé, Micha trompe Charlotte à son tour… mais avec Mélodie aussi ! Pour Mélodie, c’est le vertige. Complice du secret de chacun. Amoureuse des deux en même temps…Critique par un membre de Bobinophile

Tu dors Nicole de Stéphane Lafleur (Drame, 1h33, Canada): Profitant de la maison familiale en l’absence de ses parents, Nicole passe paisiblement l’été de ses 22 ans en compagnie de sa meilleure amie Véronique. Alors que leurs vacances s’annoncent sans surprise, le frère aîné de Nicole débarque avec son groupe de musique pour enregistrer un album. Leur présence envahissante vient rapidement ébranler la relation entre les deux amies. L’été prend alors une autre tournure, marqué par la canicule, l’insomnie grandissante de Nicole. Tu dors Nicole observe avec humour le début de l’âge adulte et son lot de possibles.

Un film québécois à la fois drôle, touchant et grandement mélancolique qui traite de manière juste et parfois burlesque cette période de la vie si particulière entre l’adolescence et l’âge adulte. Le noir et blanc fait vivre à l’écran la moiteur des chaudes nuits d’été… Mention spéciale pour Julianne Côté qui incarne le personnage de Nicole.

Le dernier coup de marteau de Alix Delaporte (Drame, 1h23, France): Quand Victor, 13 ans, pousse la porte de l’opéra de Montpellier, il ne connaît rien à la musique. Il ne connaît pas non plus son père venu diriger la 6ème symphonie de Mahler. Il l’observe de loin, découvre l’univers des répétitions… Le jour où Nadia, sa mère, lui annonce qu’ils doivent quitter leur maison sur la plage, Victor s’inquiète. Pour sa mère, dont il sent qu’elle lui cache quelque chose, mais aussi pour sa relation naissante avec Luna, la voisine espagnole. Victor décide alors de se montrer pour la première fois à son père…

Tout invite à contempler l’éveil instantané de Victor (la jolie révélation masculine Romain Paul, récompensé à la Mostra de Venise) pour illuminer, par les regards plus que par les mots, le désir d’exister au présent. La grande pudeur du traitement, tout comme dans Angèle et Tony, est ce qui rend ce récit évasif touchant et lumineux.

Citizenfour de Laura Poitras (Documentaire, 1h54, Etats-Unis, Allemagne): En 2013, Edward Snowden déclenche l’un des plus grands séismes politiques aux Etats-Unis en révélant des documents secret-défense de la NSA. Sous le nom le code « CITIZENFOUR », il contacte la documentariste américaine Laura Poitras. Elle part le rejoindre à Hong Kong et réalise en temps réel CITIZENFOUR, un document historique unique et un portrait intime d’Edward Snowden.

La fascination naît de cette capacité à faire de la caméra un témoin de l’événement avant qu’il ne se produise – un regard insolite et unique faisant toute la singularité de ce documentaire – et de l’écran un reflet du monde contemporain où surveillance pour la sécurité et contrôle des libertés individuelles se confondent jusqu’au moment fatidique où il faut les dénoncer. Edward Snowden, cet homme surpuissant érigé en véritable personnage de cinéma, à la fois machine de l’esprit moderne et homme sensible – humain ! –, marque sa trace autant quand il suffoque entre les murs de sa chambre d’hôtel que lorsqu’il évolue derrière le noir opaque et angoissant de la technologie moderne. Il fallait un sacré cran pour réaliser Citizenfour, et ce documentaire unique d’une belle puissance constitue une pierre majeur du cinéma post 9/11, nous mettant tous en perspective.

Ils nous ont divisés

Gente de bien de Franco Lolli (II) (Drame, 1h27, Colombie): Eric, 10 ans, se retrouve à vivre du jour au lendemain avec Gabriel, son père qu’il connaît à peine. Voyant que l’homme a du mal à construire une relation avec son fils et à subvenir à leurs besoins, Maria Isabel, la femme pour laquelle Gabriel travaille comme menuisier, décide de prendre l’enfant sous son aile.

En cherchant à transmettre, à travers le regard d’un jeune garçon, la sensation d’une impossible communion entre les personnages du fait de leurs origines sociales respectives, Gente de Bien se rapproche du conte moral tout en maintenant, par une mise en scène sobre et quasi documentaire, le sentiment de vérité qui s’en échappe. Franco Lolli, dans la continuité de ses courts métrages, choisit de raconter un trait global qui ronge la société colombienne par une approche très intimiste. Pour autant que ce choix soit pertinent, il le maintient à la surface des thématiques et le vertige des inégalités sociales ne se ressent que par intermittence, dans les scènes les plus touchantes du film. S’il y a assurément l’étincelle du cinéma social dans ce premier film, celui-ci manque d’audace et de force pour permettre au récit de s’enflammer.

The Voices de Marjane Satrapi (Comédie, Thriller, 1h49, Etats-Unis, Allemagne): Jerry vit à Milton, petite ville américaine bien tranquille où il travaille dans une usine de baignoires. Célibataire, il n’est pas solitaire pour autant dans la mesure où il s’entend très bien avec son chat, M. Moustache, et son chien, Bosco. Jerry voit régulièrement sa psy, aussi charmante que compréhensive, à qui il révèle un jour qu’il apprécie de plus en plus Fiona – la délicieuse Anglaise qui travaille à la comptabilité de l’usine. Bref, tout se passe bien dans sa vie plutôt ordinaire – du moins tant qu’il n’oublie pas de prendre ses médicaments…

Avis partagé entre les membres de Bobinophile

Sanglant et déjanté, le dernier film de Marjane Satrapi est à la croisée entre la comédie et le film d’horreur. La réalisatrice nous entraine dans un univers graphique très coloré, à la rencontre d’un gentil garçon un peu particulier qui, sur les conseils de son chat, se retrouve serial killer. Après deux films assez mal accueillis (Poulet aux prunes et La bande des Jotas), Satrapi signe avec The Voices une oeuvre qui tient ses promesses, à la fois très dérangeante et très drôle.

On adorerait adorer The Voices, malheureusement on ne retient que l’interprétation de Ryan Reynolds, surprenant et juste dans ce rôle qu’il joue avec une palette de nuances qu’il a su bien mieux saisir que la réalisatrice elle-même.

Birdman de Alejandro González Iñárritu (Comédie, 1h59, Etats-Unis): À l’époque où il incarnait un célèbre super-héros, Riggan Thomson était mondialement connu. Mais de cette célébrité il ne reste plus grand-chose, et il tente aujourd’hui de monter une pièce de théâtre à Broadway dans l’espoir de renouer avec sa gloire perdue. Durant les quelques jours qui précèdent la première, il va devoir tout affronter : sa famille et ses proches, son passé, ses rêves et son ego…S’il s’en sort, le rideau a une chance de s’ouvrir…

Inarritu retrouve avec Birdman la forme de récit polyphonique dans laquelle il s’épanouissait à travers ses trois premiers longs métrages, pour à nouveau rechercher l’originalité dans les spécificités de l’espace-temps qu’il met en scène. L’unité de lieu est sans cesse démentie par la circulation de la caméra entre les divers personnages en ébullition, recréant au cœur d’un théâtre l’aspect choral que l’on trouvait déjà dans 21 Grammes et Babel. Constamment incarné dans le mouvement pour mieux embrasser la frénésie de son univers, Birdman représente un exercice de style qui au final devient la limite même de son cinéma, à tel point que ce dernier film ne représente qu’un simulacre de renouvellement du réalisateur. Fier de ses idées, il laisse à penser qu’il ne faudrait voir qu’elles, et lui à travers elles, le formaliste au premier plan du film. A finalement trop se concentrer sur ce dispositif, certes audacieux, de l’unique plan séquence, Inarritu passerait presque à côté de son sujet puisqu’il ne parvient que très rarement à créer le trouble entre le théâtre et le cinéma, entre le cinéma et le réel, entre le vrai et le faux.

Birdman n’est jamais vraiment à la hauteur des ambitions du son réalisateur, nous laissant voir les coutures de son film, les raccords qui masquent les plans de coupe, la voix-off plus ridicule qu’autre chose, surjouant la confusion mentale du personnage principal. Reste un divertissement plaisant malgré tout, un travail considérable sur les décors, et une tête d’affiche qui s’en sort avec les honneurs, à commencer à Michael Keaton, impérial et souvent drôle, assurément parfait pour ce rôle qui le ramène au devant de la scène.

ÉVÉNEMENTS

Mercredi 6 mai au cinéma Comoedia: Projection du film L’armée des ombres de Jean Pierre Melville en copie neuve restaurée

France, 1942. Gerbier, ingénieur des Ponts et Chaussées, est également l’un des chefs de la Résistance. Dénoncé et capturé, il est incarcéré dans un camp de prisonniers. Alors qu’il prépare son évasion, il est récupéré pas la Gestapo.

Un des films les plus passionnants à propos de la Résistance française, qui témoigne des rapports complexes entre résistants sous la période de l’Occupation.

Vendredi 8 mai et dimanche 10 à 10h45 au cinéma Comoedia: Projections du film Il était une fois en Amérique de Sergio Leone

New York à la fin de la Prohibition. Recherché par le FBI à la suite d’une combine qui a mal tourné, David « Noodles » Aaronson doit quitter la ville en catastrophe. Il n’y reviendra que trois décennies plus tard, en 1968, alors qu’une mystérieuse note le presse de se rendre sur la tombe de ses anciens amis. De retour dans le quartier juif de Brooklyn, Noodles rappelle à lui les souvenirs de sa jeunesse…

Un classique du cinéma américain, dernier film de Sergio Leone et troisième et dernier volet de sa grande saga traitant de périodes clefs de l’histoire des Etats-Unis. Découvrir ce film fleuve sur grand écran est sans aucun doute une belle opportunité !

Dimanche 10 mai à 18h au cinéma Comoedia: Projection du film Paris, Texas de Wim Wenders

Après quatre ans d’absence, un homme réapparaît un beau jour dans la petite localité de Paris, au Texas. Celui qu’on croyait mort tente de recoller les morceaux de sa vie et de retrouver sa femme, partie travailler dans un peep-show de Houston en abandonnant leur fils de huit ans, élevé par son oncle.

Le chef d’oeuvre de Wim Wenders…

INSTITUT LUMIÈRE

Nous vous recommandons:

L’Homme au complet blanc de Alexander Mackendrick , GB , 1951

Sidney Stratton, ingénieur chimiste, découvre un tissu insalissable et inusable, source de profits mais également source d’ennuis quand industriels et ouvriers se liguent contre lui. Sidney ne se décourage pas…

Classique de l’humour anglais, cette comédie fantastique d’Alexander Mackendrick est une véritable fable moderne. Une critique pleine d’humour du progrès à tout crin et de la société de consommation (et déjà de l’ »obsolescence programmée » !), qui exprime le décalage inévitable entre les avancées de la science et le bonheur de l’humanité.

Me 6/05 à 21h15 – Je 7/05 à 14h30 – Ve 8/05 à 14h30

De l’or en barres de Charles Crichton , GB , 1951

Un sujet de sa Majesté, vivant heureux dans une ville du Brésil, raconte comment il fit fortune : modeste employé de banque, convoyeur de lingots, il rencontre un jour Pendlebury qui approvisionne la France en petites Tour Eiffel. Une idée lumineuse jaillit du cerveau des deux compères…

Robert Chazal, journaliste et critique de cinéma, à la sortie du film : « Ce film vaut de l’Or… Tout est contraste entre l’apparente respectabilité du héros et la minutieuse préparation de son forfait, entre la simplicité de l’escroquerie et le coup du destin. Contraste encore entre la tranquillité du héros qui commande tout le film et une fin inattendue.»
Le film reçut le Prix du Meilleur Scénario au Festival de Venise 1951 et l’Oscar du Meilleur Scénario en 1953.

Je 7/05 à 17h – Ve 8/05 à 21h – Di 10/05 à 14h30

Passeport pour Pimlico de Henry Cornelius , GB , 1949

A Pimlico, un quartier de Londres, l’explosion d’une bombe, dernier vestige de la guerre, met à jour un trésor du XVe siècle ainsi qu’un édit royal certifiant que Pimlico est la propriété des ducs de Bourgogne. Aucun décret n’ayant annulé depuis cet héritage, les habitants décident de proclamer leur indépendance à l’égard du Royaume-Uni…

Gérard Lefort (Libération) : « Loufoque est un mot minable pour qualifier cette inqualifiable rigolade qui, par exemple pendant son générique, instille l’hypothèse d’une fantaisie tropicale façon Crazy Acapulco, alors que l’action, certes caniculaire, se situera à l’été 1947 dans un quartier ruiné par les raids nazis. C’est d’ailleurs l’explosion impromptue d’une vieille bombe qui va faire sauter l’intrigue. Au fond du trou, un trésor médiéval et surtout un parchemin certifiant que Pimlico n’a rien à voir avec la couronne anglaise et tout à faire avec le duché de Burgundy. »

Je 7/05 à 21h – Sa 9/05 à 18h30 – Di 10/05 à 18h30

DANS LE POSTE CETTE SEMAINE

Lundi : Kirikou et la sorcière de Michel Ocelot à 20h45 sur Gulli

Mercredi : Le tombeau des lucioles d’Isao Takahata à 20h50 sur Arte // Le secret de Brokeback Mountain d’Ang Lee à 20h50 sur France 4 // Winter’s Bone de Debra Granik avec Jennifer Lawrence à 23h00 sur France 4

Jeudi : Là-haut de Pete Docter, Bob Peterson à 20h50 sur M6

Dimanche : [Le choix de la rédaction] La dame de Shanghai d’Orson Welles à 20h45 sur Arte // Pulp Fiction de Quentin Tarantino à 20h51 sur France 4

 

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