NEWSLETTER] SEMAINE DU 11 AU 17 MAI

SORTIES NATIONALES

Nous parions sur

Mercredi 13 mai

147166_jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxUne femme iranienne de Negar Azarbayjani (Drame, 1h42, Iran, Allemagne): Bien que Rana soit une femme traditionnelle, elle est forcée de conduire un taxi à l’insu de sa famille pour rembourser la dette qui empêche son mari de sortir de prison. Par chance, elle rencontre la riche et rebelle Adineh, désespérément en attente d’un passeport pour quitter le pays et ainsi échapper à un mariage forcé. Les deux femmes vont s’aider mutuellement, mais Rana ignore qu’Adineh cache un lourd secret…

190979_jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxLa tête haute de Emanuelle Bercot (Drame, 2h00, France): Le film est présenté en ouverture du Festival de Cannes 2015, hors compétition. Le parcours éducatif de Malony, de six à dix-huit ans, qu’une juge des enfants et un éducateur tentent inlassablement de sauver.

Jeudi 14 mai

195883_jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxMad Max: Fury Road de George Miller (Action, 2h00, Australie, Etats-Unis): Hanté par un lourd passé, Mad Max estime que le meilleur moyen de survivre est de rester seul. Cependant, il se retrouve embarqué par une bande qui parcourt la Désolation à bord d’un véhicule militaire piloté par l’Imperator Furiosa. Ils fuient la Citadelle où sévit le terrible Immortan Joe qui s’est fait voler un objet irremplaçable. Enragé, ce Seigneur de guerre envoie ses hommes pour traquer les rebelles impitoyablement…

ENCORE EN SALLE

Nous avons aimé

Taxi Téhéran de Jafar Panahi (Comédie dramatique, 1h22, Iran): Installé au volant de son taxi, Jafar Panahi sillonne les rues animées de Téhéran. Au gré des passagers qui se succèdent et se confient à lui, le réalisateur dresse le portrait de la société iranienne entre rires et émotion…
Critique sur le site du Mauvais Coton

Journal d’une Femme de Chambre de Benoît Jacquot (Drame, 1h35, France) : Début du XXème siècle, en province. Très courtisée pour sa beauté, Célestine est une jeune femme de chambre nouvellement arrivée de Paris au service de la famille Lanlaire. Repoussant les avances de Monsieur, Célestine doit également faire face à la très stricte Madame Lanlaire qui régit la maison d’une main de fer. Elle y fait la rencontre de Joseph, l’énigmatique jardinier de la propriété, pour lequel elle éprouve une véritable fascination.

Cynique et pessimiste, Benoît Jacquot n’est jamais si juste que lorsqu’il emploie le passé pour parler du contemporain, pour les mélanger tous deux afin d’aboutir à une hybridation des époques, tout comme il le faisait dans Les adieux à la reine, d’une écriture qui lui sied et lui permet de revenir à ce qu’il sait faire de mieux. Mais surtout, Jacquot jouit d’un casting grandiose, en particulier Léa Seydoux, rayonnante insoumise.

A trois on y va de Jérôme Bonnell (Comédie, 1h26, France): Charlotte et Micha sont jeunes et amoureux. Ils viennent de s’acheter une maison près de Lille pour y filer le parfait amour. Mais depuis quelques mois, Charlotte trompe Micha avec Mélodie… Sans rien soupçonner, se sentant toutefois un peu délaissé, Micha trompe Charlotte à son tour… mais avec Mélodie aussi ! Pour Mélodie, c’est le vertige. Complice du secret de chacun. Amoureuse des deux en même temps…Critique par un membre de Bobinophile

Le dernier coup de marteau de Alix Delaporte (Drame, 1h23, France): Quand Victor, 13 ans, pousse la porte de l’opéra de Montpellier, il ne connaît rien à la musique. Il ne connaît pas non plus son père venu diriger la 6ème symphonie de Mahler. Il l’observe de loin, découvre l’univers des répétitions… Le jour où Nadia, sa mère, lui annonce qu’ils doivent quitter leur maison sur la plage, Victor s’inquiète. Pour sa mère, dont il sent qu’elle lui cache quelque chose, mais aussi pour sa relation naissante avec Luna, la voisine espagnole. Victor décide alors de se montrer pour la première fois à son père…

Tout invite à contempler l’éveil instantané de Victor (la jolie révélation masculine Romain Paul, récompensé à la Mostra de Venise) pour illuminer, par les regards plus que par les mots, le désir d’exister au présent. La grande pudeur du traitement, tout comme dans Angèle et Tony, est ce qui rend ce récit évasif touchant et lumineux.

Hacker de Michael Mann (Thriller, 2h13, Etats-Unis): À Hong Kong, la centrale nucléaire de Chai Wan a été hackée. Un logiciel malveillant, sous la forme d’un outil d’administration à distance ou RAT (Remote Access Tool), a ouvert la porte à un autre malware plus puissant qui a détruit le système de refroidissement de la centrale, provoquant la fissure d’un caisson de confinement et la fusion de son coeur. Aucune tentative d’extorsion de fonds ou de revendication politique n’a été faite. Ce qui a motivé cet acte criminel reste un mystère. Un groupe de hauts gradés de l’APL (Armée populaire de libération chinoise) charge le capitaine Dawai Chen, spécialiste de la défense contre les cyberattaques, de retrouver et de neutraliser l’auteur de ce crime.
À Chicago, le Mercantile Trade Exchange (CME) est hacké, provoquant l’inflation soudaine des prix du soja. Carol Barrett, une agente chevronnée du FBI, encourage ses supérieurs à associer leurs efforts à ceux de la Chine. Mais le capitaine Chen est loin de l’idée qu’elle s’en était faite. Formé au MIT, avec une parfaite maîtrise de l’anglais, l’officier chinois insiste pour que ses homologues américains libèrent sur le champ un célèbre hacker détenu en prison : Nicholas Hathaway

 

Ils nous ont divisés

Gente de bien de Franco Lolli (II) (Drame, 1h27, Colombie): Eric, 10 ans, se retrouve à vivre du jour au lendemain avec Gabriel, son père qu’il connaît à peine. Voyant que l’homme a du mal à construire une relation avec son fils et à subvenir à leurs besoins, Maria Isabel, la femme pour laquelle Gabriel travaille comme menuisier, décide de prendre l’enfant sous son aile.

En cherchant à transmettre, à travers le regard d’un jeune garçon, la sensation d’une impossible communion entre les personnages du fait de leurs origines sociales respectives, Gente de Bien se rapproche du conte moral tout en maintenant, par une mise en scène sobre et quasi documentaire, le sentiment de vérité qui s’en échappe. Franco Lolli, dans la continuité de ses courts métrages, choisit de raconter un trait global qui ronge la société colombienne par une approche très intimiste. Pour autant que ce choix soit pertinent, il le maintient à la surface des thématiques et le vertige des inégalités sociales ne se ressent que par intermittence, dans les scènes les plus touchantes du film. S’il y a assurément l’étincelle du cinéma social dans ce premier film, celui-ci manque d’audace et de force pour permettre au récit de s’enflammer.

The Voices de Marjane Satrapi (Comédie, Thriller, 1h49, Etats-Unis, Allemagne): Jerry vit à Milton, petite ville américaine bien tranquille où il travaille dans une usine de baignoires. Célibataire, il n’est pas solitaire pour autant dans la mesure où il s’entend très bien avec son chat, M. Moustache, et son chien, Bosco. Jerry voit régulièrement sa psy, aussi charmante que compréhensive, à qui il révèle un jour qu’il apprécie de plus en plus Fiona – la délicieuse Anglaise qui travaille à la comptabilité de l’usine. Bref, tout se passe bien dans sa vie plutôt ordinaire – du moins tant qu’il n’oublie pas de prendre ses médicaments…

Avis partagé entre les membres de Bobinophile

Sanglant et déjanté, le dernier film de Marjane Satrapi est à la croisée entre la comédie et le film d’horreur. La réalisatrice nous entraine dans un univers graphique très coloré, à la rencontre d’un gentil garçon un peu particulier qui, sur les conseils de son chat, se retrouve serial killer. Après deux films assez mal accueillis (Poulet aux prunes et La bande des Jotas), Satrapi signe avec The Voices une oeuvre qui tient ses promesses, à la fois très dérangeante et très drôle.

On adorerait adorer The Voices, malheureusement on ne retient que l’interprétation de Ryan Reynolds, surprenant et juste dans ce rôle qu’il joue avec une palette de nuances qu’il a su bien mieux saisir que la réalisatrice elle-même.

 

ÉVÉNEMENTS

Jeudi 14 mai à 20 au cinéma UGC Confluence : Séance Culte avec la projection du film 12 hommes en colères de Sidney Lumet

Un jeune homme d’origine modeste est accusé du meurtre de son père et risque la peine de mort. Le jury composé de douze hommes se retire pour délibérer et procède immédiatement à un vote : onze votent coupable, or la décision doit être prise à l’unanimité. Le juré qui a voté non-coupable, sommé de se justifier, explique qu’il a un doute et que la vie d’un homme mérite quelques heures de discussion. Il s’emploie alors à les convaincre un par un.

INSTITUT LUMIÈRE

Nous vous recommandons:

Eve (J. Mankiewicz, 2h17)

Eve Harrington reçoit, des mains d’un vieil acteur, le Prix Sarah Siddons. L’entourage de celle-ci se souvient de son ascension.

Je 14/05 à 16h30 – Ve 15/05 à 18h30, présenté par Alban Liebl – Sa 16/05 à 18h15

Jour de fête (J. Tati, 1h26)

Des forains s’installent dans un calme village. Parmi les attractions se trouve un cinéma ambulant où le facteur découvre un film documentaire sur ses collègues américains. Il décide alors de se lancer dans une tournée à « l’américaine ».

Me 13/05 à 16h30 – Ve 15/05 à 14h30 – Ma 19/05 à 14h30

The Big Lebowski (J. et E. Coen, 1h57)

Jeff Lebowski, prénommé le Duc, est un paresseux qui passe son temps à boire des coups avec son copain Walter et à jouer au bowling, jeu dont il est fanatique. Un jour deux malfrats le passent à tabac. Il semblerait qu’un certain Jackie Treehorn veuille récupérer une somme d’argent que lui doit la femme de Jeff. Seulement Lebowski n’est pas marié. C’est une méprise, le Lebowski recherché est un millionnaire de Pasadena. Le Duc part alors en quête d’un dédommagement auprès de son richissime homonyme…

Je 14/05 à 16h30 – Ve 15/05 à 18h30, présenté par Alban Liebl – Sa 16/05 à 18h15

DANS LE POSTE CETTE SEMAINE

Lundi :[Le choix de la rédaction] La soif du mal (version longue) de Orson Welles à 20h45 sur Arte: Un grand classique du film noir américain avec Charlton Hestion et Janet Leigh. Un film virtuose qui nous offre une des plus belles scènes d’ouverture de l’histoire du cinéma…

Mardi: L.A Confidential de Curtis Hanson à 20h50 sur HD1

Mercredi : Lawrence Anyways de Xavier Dolan à 20h50 sur Arte

Jeudi : True Grit de Joel et Ethan Cohen à 20h50 sur France2

 

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