[NEWSLETTER] SEMAINE DU 28 SEPTEMBRE AU 4 OCTOBRE

SORTIES NATIONALES

Mercredi 30 septembre

Nous parions sur:

beirut intersectionsBeirut Intersections de Lara Saba (Drame, 1h32, Liban):

Le film relate l’histoire de trois protagonistes qui vivent dans une même ville, à savoir Beyrouth, et qui appartiennent à des milieux sociaux différents. Bien que les trois protagonistes ne se rencontrent jamais, leurs sorts et leurs destins s’entrelacent, car un seul évènement mène à un changement radical dans la vie de chacun d’entre eux. Nour, le premier protagoniste, perd ses parents dans un accident de la route et sa vie s’en retrouve changée de fond en comble. Le deuxième protagoniste, India, possède tout ce dont une femme peut rêver, hormis un enfant. Le troisième est Marwan, un enfant de 12 ans qui vit auprès d’une mère alcoolique et de mauvaise réputation. Il fuit alors sa maison pour mettre fin aux mauvais traitements émotionnels et physiques auxquels il est soumis. Le film nous introduit dans l’univers de ces personnages dont la vie s’effondre suite à une série de réactions, de contreréactions et d’une chaîne d’évènements, de décisions et des conséquences qui en découlent.

ni le ciel ni la terreNi le ciel ni la terre de Clément Cogitore (Guerre, Drame, 1h40, France, Belgique):

Afghanistan 2014. A l’approche du retrait des troupes, le capitaine Antarès Bonassieu et sa section sont affectés à une mission de contrôle et de surveillance dans une vallée reculée du Wakhan, frontalière du Pakistan.Malgré la détermination d’Antarès et de ses hommes, le contrôle de ce secteur supposé calme va progressivement leur échapper. Une nuit, des soldats se mettent à disparaître mystérieusement dans la vallée.

Nous avons aimé :

Youth de Paolo Sorrentino (Comédie Dramatique, 1h58, France, Italie)

Fred et Mick, deux vieux amis approchant les 80 ans, profitent de leurs vacances dans un bel hôtel au pied des Alpes. Fred, compositeur et chef d’orchestre désormais à la retraite, n’a aucune intention de revenir à la carrière musicale qu’il a abandonnée depuis longtemps, tandis que Mick, réalisateur, travaille toujours, s’empressant de terminer le scénario de son dernier film. Les deux amis savent que le temps leur est compté et décident de faire face à leur avenir ensemble.
Il devient presque inutile de dire d’un film de Sorrentino qu’il est beau et magistralement mis en scène, toutefois ceux qui le connaissent pour son dernier film La Grande Belleza ne pourront qu’être un peu déçu devant cette dernière réalisation. Une photographie et des acteurs sublimes mas quelques longueurs et une certaine inégalité du scénario nous gâchent un peu notre plaisir.

La Isla Minima de Alberto Rodrigues (Drame, 1h45, Espagne)

Deux flics que tout oppose, dans l’Espagne post-franquiste des années 1980, sont envoyés dans une petite ville d’Andalousie pour enquêter sur l’assassinat sauvage de deux adolescentes pendant les fêtes locales. Au coeur des marécages de cette région encore ancrée dans le passé, parfois jusqu’à l’absurde, et où règne la loi du silence, ils vont devoir surmonter leurs différences pour démasquer le tueur.
Un polar implacable et brillant esthétiquement qui nous montre une Espagne torturée entre deux régimes et qui peine à s’accommoder de la démocratie. L’intrigue certes manque un peu d’originalité mais le véritable intérêt réside dans les personnages et dans le contexte historique et social qu’elle nous permet d’appréhender.

Much Loved de Nabil Ayouch (Drame, 1h48, France, Maroc)

Marrakech aujourd’hui. Noha, Randa, Soukaina, Hlima et les autres vivent d’amours tarifés. Ce sont des putes, des objets de désir. Les chairs se montrent, les corps s’exhibent et s’excitent, l’argent circule aux rythmes des plaisirs et des humiliations subies. Mais joyeuses et complices, dignes et émancipées dans leur royaume de femmes, elles surmontent la violence d’une société marocaine qui les utilise tout en les condamnant.

Un très beau film : dur, juste et humain. Nabil Ayouch dans un style simple et efficace nous livre le portrait de la condition désastreuses des prostituées au Maroc et de tous les paradoxes de la société sur son rapport à la sexualité sans jamais tomber dans le misérabilisme.

Ils nous ont divisés :

Dhepaan de Jacques Audiard (Drame, 1h55, France)

Fuyant la guerre civile au Sri Lanka, un ancien soldat, une jeune femme et une petite fille se font passer pour une famille. Réfugiés en France dans une cité sensible, se connaissant à peine, ils tentent de se construire un foyer.
Un film très curieux. Pendant 1h40 on a une chronique subtile et nuancée de la vie de cette famille improvisée et de son intégration progressive. La vision des banlieues est, certes sombre, mais n’est pas pour autant montrée sous l’angle de la satire et vient le dernier quart d’heure… On passe à une caricature de film d’actions : incompréhensible et inapproprié, à croire que Michael Bay a piqué la caméra d’Audiard pendant une pause café. Une réalisation qui aurait pu être assez belle sans cette fin catastrophique…

Life de Anton Corbijn (Drame, 1h51, Grande-Bretagne)

Un jeune photographe qui cherche à se faire un nom croise un acteur débutant et décide de lui consacrer un reportage. Cette série de photos iconiques rendit célèbre le photographe Dennis Stock et immortalisa celui qui allait devenir une star : James Dean.
Un biopic qui s’il est loin d’être inintéressant n’en est pas moins long et  plat. Il nous est livré un portrait fade et apathique de James Dean à l’opposé des figures révoltées qu’il avait pu incarner dans A L’Est d’Eden et La Fureur de Vivre. Cette partie de sa vie méritait-elle vraiment un film ?

EVENEMENTS

  • Avant-première de PHANTOM BOY
    En présence des réalisateurs Alain Gagnol et Jean-Loup Felicioli

Mercredi 30 septembre à 14h00 au Comoedia

Phantom Boy de Alain Gagnol et Jean-Loup Felicioli (Animation, France 1h24)

New York, un mystérieux homme défiguré blesse Alex, un inspecteur de police lancé à ses trousses. Immobilisé à l’hôpital, Alex fait la rencontre de Léo, un garçon de onze ans qui possède la faculté de sortir de son corps. Comme un fantôme, invisible de tous, il s’envole et passe à travers les murs. Le gangster défiguré menace la ville avec un virus informatique. Grâce aux pouvoirs extraordinaires de l’enfant, Alex reprend son enquête.

  • Festival :     Reprise de l’ACID 2015 : Du 2 au 4 octobre 2015 au Comoedia

Programme sur http://www.lacid.org/

 
INSTITUT LUMIÈRE

Nous vous recommandons:

Eden à l’Ouest de Costa-Gavras

L’odyssée d’Elias, émigré clandestin en Méditerranée en route pour la France. Un voyage jonché d’obstacles, de déceptions et de trahisons, où il se heurte à la peur de l’étranger et aux préjugés…

Immigration, déracinement, espoirs, rejets : l’exil des migrants conté par Costa-Gavras dans cette fable humaniste autour du périple initiatique d’Elias.

(Fr/Grèce/It, 2008, 1h50, coul, avec Riccardo Scamarcio, Juliane Koehler, Eric Caravaca, Ulrich Tukur, Anny Duperey)

Ma 29/09 à 19h

Les infiltrés de Martin Scorsese

Le combat de la police contre la pègre irlandaise, où chaque camp a son infiltré… Leonardo DiCaprio, Matt Damon et Jack Nicholson dans un thriller vertigineux !

Danièle Heymann (Marianne, décembre 2006) : « Difficile d’imaginer que Les Infiltrés est le remake d’un très bon et récent thriller de Hongkong, Infernal Affairs (2002), tant ce Mean Streets à la bostonienne, ces Affranchis à l’irlandaise sont brillamment, totalement scorsesiens. […] À un moment de l’histoire, qui ne perd cependant rien en tension, le film est comme cannibalisé par le jeu exceptionnel de ses acteurs, tous ses acteurs, Jack Nicholson en tête, déchaîné, ricanant, diabolique, et à la fin, pathétique. »

(The Departed, USA/HK, 2006, 2h31, coul, avec Leonardo DiCaprio, Matt Damon, Jack Nicholson)

Ve 2/10 à 21h

DANS LE POSTE CETTE SEMAINE

Lundi: – Le Troisième Homme (Arte, 20h55)

Mardi: – Magic in the Moonlight (Canal+, 20h55)

Jeudi: – Bel Ami (Chérie 25, 20h50)

Bobinophile vous souhaite une belle semaine de cinéma !

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